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Dernière mise à jour 12 novembre 2011
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Genre : musique ancienne "Ockeghem & Compère…" Musiques au temps d'Anne de France
Johannes OCKEGHEM (1420-1497) S'elle m'amera/Petite camusette Aultre Venus Mort, tu as navré de ton dart/Miserere La despourveue Presque transi Permanent vierge/Pulchra es/Sancta Dei genitris
Loyset COMPÈRE (1445-1518) Vous me faites morir Pensant au Bien/Plaine d'ennuy Anima mea
Alexander AGRICOLA (1445-1506) Belles sur toutes/Tota pulchra es Je n'ay dueul
Johannes GHISELIN-VERBONNET (1491-1507) O florens rosa (instrumental)
La Main Harmonique : Axelle Bernage : soprano, Frédéric Bétous : contre-ténor, Edouard Hazebrouck : ténor, Didier Chevalier : baryton, Marc Busnel : basse Pau Marcos et Evelyne Moser : vièles, Fanette Estrade : flûtes, Diego Salamanca : luth
Direction Frédéric Bétous
64', Ligia, 2010, enr. 2009.
"Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?" – Barbe bleue, Charles Perrault
Cet enregistrement nous permet cependant de suivre les évolutions que connut l'écriture musicale jusqu'au début du XVIème siècle, en présentant des virelais et rondeaux issus du Moyen-âge ainsi que des chansons pluri textuelles, plus tardives. La chanson en rondeau "Belles sur toutes" constitue un bel exemple de cette dernière forme assez complexe : Edouard Hazebrouck et Frédéric Bétous en développent les différentes strophes sur le solide plain-chant "Tota pulchra es" qu'entonne le baryton Didier Chevalier. Une intonation assurée et un timbre chaleureux distinguent celui-ci de ses deux homologues, notamment du ténor dont la voix un peu fébrile manque de stabilité et de tranquillité dans l'exécution des mélismes. Le contre-ténor s'illustre davantage dans le virelai "Presque transi" par une émission égale sur tout son ambitus, avec un certain moelleux et une pureté de son. Les phrasés auraient cependant pu être modelés davantage, par une articulation plus précise, afin que la progression du texte ressortît mieux. Seule voix féminine, Axelle Bernage est certainement la plus attentive à la prosodie et à la construction des phrases. Elle dialogue dans "La despourvue" avec tantôt la flûte tantôt la vièle et exécute les guirlandes de petits ornements avec la même souplesse que les instruments, créant une sorte d'interaction qui fait défaut au reste de l'enregistrement. L'on regrette en revanche qu'un meilleur équilibre des voix n'ait pas été trouvé pour "Plaine d'ennuy", le texte étant rendu inintelligible par la prédominance des instruments.
En somme, la Main Harmonique présente des pièces musicalement intéressantes
mais restitue de manière édulcorée l'atmosphère que l'on imagine être celle
que connut Anne de France.
Technique : prise de son claire mais qui uniformise les dynamismes.
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Affichage recommandé : 1280 x 800 Muse Baroque, le magazine de la musique baroque tous droits réservés, 2003-201 1
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