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Dernière mise à jour 12 novembre 2011
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| Genre : musique religieuse Johann ROSENMÜLLER (1619 – 1684) Beatus Vir? Sonata Decima a 5 Jubilate Deo Misericordias Domini Sonata Settima a 4 Coelestes Spiritus Nisi Dominus Sonata Ottava a 4 Salve mi Jesu
Raquel Andueza – Soprano Wolf Matthias Friedrich – Basse
Gli Incogniti : Alba Roca – violon Marta Paramo, Yoko Kawakubo – alti Baldomero Barciela – viole de gambe Francesco Romano – théorbe Anna Fontana – clavecin et orgue
Direction Amandine Beyer.
66'35, Festival de Sablé / Zig-Zag Territoires / Outhere, 2010.
Ce qui va de l'homme à Dieu “Lève-toi, Oh humaine Nature, Et sèche tes pleurs certaine que Ta prière est exaucée. [...] Comment refuses-tu les larmes, Mortel, si tu les vois triompher Avant la lice? Toi, Mort, suspends l'exécution.”
Pedro Calderón de la Barca, Lo que va del hombre a Dios, 1681.
Longtemps oublié par les aléas de l'histoire, c'est au Festival de Sablé-sur-Sarthe, fort de sa tradition de découverte de talents et de compositeurs, que Johann Rosenmüller se fait réentendre. Si bien nous connaissions déjà sa Weihnachtshistorie de Leipzig enregistré par l'ensemble Cantus Cölln (Harmonia Mundi), nous découvrons au disque grâce à Amandine Beyer, certaines de ses sonates et de ses pièces religieuses du temps ordinaire. Construit comme un véritable “auto sacramental” avec sa puissance dramatique et une cohérence dans l'agencement du programme, ce disque est un questionnement du salut humain face à la foi. La Sonata Decima a 5 nous introduit dans les premiers rayons du soleil, une harmonie entre l'humanité et le divin s'établit dans le Jubilate Deo qui s'élève vers le ciel avec le vocatif d'une prière matinale. Puis vient le doute, le péché, la repentance et la rémission dans le Misericordias Domini, suivi du recueillement de la Sonata Settima a 4. Le Coelestes Spiritus et le Nisi Dominus sont des reflections profondes et émouvantes sur la volonté divine, la sagesse de la foi et la soumission aux desseins de Dieu. La Sonata Ottava a 4 annonce le Jugement Dernier, le pardon et la consécration de la “Vie Éternelle” dans la louange finale du Salve mi Jesu. Avec un réel sens de la nuance, colorant de recueillement, de légèreté et un engagement profond dans la restitution du texte, Raquel Andueza nous ravit avec son soprano protéiforme et doré, notamment par le Nisi Dominus et ses vocalises sublimes dans le Salve mi Jesu. À ses côtés l'interprétation de Wolf Matthias Friedrich tend parfois vers un registre plus profane, au niveau des attaques et du phrasé. Enregistrant pour la première fois des œuvres vocales, Amandine Beyer et ses Incogniti sont extraordinaires dans le soutien des voix et guident les chanteurs avec une quantité notable de couleurs et d'ornementations, qu'ils soient en solistes dans les Sonate ou en pieno dans les œuvres vocales. En définitive, Gli Incogniti et son Quintet de solistes élèvent comme l'hostie ce Beatus Vir? vers la certitude de son éternité et la réussite fulgurante du retour de Rosenmüller dans nos sens et nos pensées.
Technique : parfaitement équilibrée et d’une belle clarté.
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Affichage recommandé : 1280 x 800 Muse Baroque, le magazine de la musique baroque tous droits réservés, 2003-201 1
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