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20 janvier 2014

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Editorial de novembre 2007 - Découvrez aussi la Muse du mois !

Tristes apprêts, pâles flambeaux

 

 

Philippe de Champaigne, Vanité. D.R.
 

Avant d'entrer dans le vif de l'éditorial, toute l'équipe de la Muse Baroque se joint à moi pour adresser nos plus chaleureux remerciements à nos lecteurs, sans cesse plus nombreux. En effet, vous êtes désormais près de 8000 par mois (7835 en octobre contre 5660 en septembre, soit une progression énorme de 27,7 %). Notre revue est ainsi passée en première page du moteur de recherche Google. Merci de votre fidélité et de votre intérêt, et vive la musique baroque !

La Rédaction

Voici novembre, son cortège de froid et de frimas, que précède la Fête des Morts. Et l'on pense d'abord à un grand compositeur, à ses basses obstinées, ground en anglais. Ground, comme le sol qui ensevelit la Reine de Carthage abandonnée à la fin de Didon et Enée, son seul véritable opéra. Dean's Yard. Il a seulement 36 ans. Ou plutôt il les avait. En effet, en ce 21 novembre de l'an 1695, l'organiste de la Chapelle Royale et de l'Abbaye de Westminster s'est éteint de maladie. Il légua tous ces biens à Frances, son épouse, et fut enterré près de l'instrument dont si souvent il avait touché le clavier, à l'Abbaye de Westminster. Sa tombe fut ornée d'une prétentieuse épitaphe dont son génie n'avait nul besoin « Ici repose Henry Purcell Esq., qui a quitté cette vie et est parti pour ce lieu béni qui est le seul où son talent puisse être surpassé ».

A chacun son Purcell. Pour certains, ce sera l'un des derniers compositeurs de consort de violes. Pour d'autres, il sera l'homme de théâtre, celui des masques (semi-opéras) et de Didon et Enée. Pour d'autres encore, le premier à mettre en musique avec un orchestre un Te Deum en langue anglaise. Personnellement, c'est le portraitiste que je préfère, le continuateur de la tradition anglaise des Dowland, Campion et des Blow, l'intimiste dessinateur qui esquisse simplement de son trait d'une confondante justesse une ambiance, un sourire, une larme. Qui n'a jamais entendu la plainte du "O solitude" divinement rendue par Alfred Deller ? La grâce patriotique de "Fairest Isle", la galanterie de "The Sparrow and the gentle dove", la douceur du "Sweeter than Roses", la langueur sombre de "From silent shades"... La liste pourrait être longue, et bien plus indigeste que les mélodies faussement simples qu'elle désigne. En ce mois de novembre, saluons donc la mémoire de l'auteur prolifique des Songs, et l'un des plus grands compositeurs anglais. 

 

                                                                                                                                                             Viet-Linh NGUYEN

 

Maria Ewing - à la technique un peu limitée et avec des envolées dix-neuviémistes - dans le rôle de la Reine de Carthage, belle mise en scène à Hampton Court (dir. Richard Hickox)

"Thy hand, Belinda, darkness shades me,
On thy bosom let me rest,
More I would, but Death invades me;
Death is now a welcome guest.
When I am laid in earth, May my wrongs create
No trouble in thy breast;
Remember me, but ah! forget my fate."

 

 

Découvrez aussi la Muse du mois

Lire aussi les Anciens Editos

 

 

 

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A écouter :

Tous les enregistrements de Purcell par Alfred Deller.

Henry Purcell, Music for a While, Paul Esswood, (Hyperion, enr. 1981)

  Henry Purcell, Songs and Airs, Nancy Argenta, (Virgin, 1994, 1996)           

 

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