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Editorial d'avril 2008 - Découvrez aussi la Muse du mois !

Dov'è Catarina ?

"Arches de pénombre" © Muse Baroque, 2008.  

Dans l'église des Carmes se trouve un mausolée. C'est celui d'une jeune fille. Météore brûlant irradiant un trop bref instant l'orbite musicale de sa course effrénée, la chanteuse s'est consumée. Elle avait à peine 18 ans. Et voici 400 ans presque précisément qu'Ariane a perdu son fil. Certains lecteurs l'auront déjà reconnue. Pour les autres, nous continuons notre hommage sinueux, remuant les brumes italiennes en distillant d'autres indices supplémentaires. Le duc Vincent, 1er du nom la tint toujours en haute estime. Ce fut lui qui la fit venir dans sa ville, en 1603. Lui qui lui bâtit son mausolée après ce 7 mars tragique où la variole emporta la talentueuse Catarina, qu'on surnommait affectueusement La Caterinuccia. 

Voilà, le surnom est dit. Caterina Martinelli fut cette cantatrice prodigieuse, l'adolescente née à Rome en 1590; celle qui partit étudier auprès de Monteverdi, et pour laquelle Marco da Gagliana créa sa Dafne. En juin 1608 est prévu la mariage de François-Gonzague de Mantoue et de Marguerite de Savoie. Monteverdi compose alors son Arianna pour cette fastueuse occasion, et réserve le rôle-titre à sa protégée. Le destin et sa paume gantée d'écarlate en décidèrent autrement : en quelques jours, la jeune chanteuse succomba. En souvenir de son élève, Monteverdi, encore hanté par la perte de sa femme Claudia insèrera les Lagrime d'amante al sepulcro dell'amata dans son 6ème livre de Madrigaux.

Pour rendre hommage à Caterina Martinelli, nous avons dédié une partie de notre sommaire sur le début du XVIIème siècle. Si son nom est désormais relativement tombé dans l'oubli, le Lamento d'Arianna nous rappelle la mémoire d'une jeune chanteuse prometteuse qui aurait pu être une si grande cantatrice...

 

                                                                                                                                                         Viet-Linh NGUYEN

 

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