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    Déménagement de l’Opéra Garnier à Clichy-sous-Bois et Dubaï (Paris International Music Center)

    Lors d'une conférence de presse dans les salons du Palais-Royal avant le prochain transfert des services du Ministère de la Culture et du Conseil d'Etat à Fresnes, la Ministre de la Culture a annoncé qu'elle suivrait intégralement les recommandations de la Commission bipartite pour la promotion de la Musique pour Tous...

  • De l’inadéquation entre ce que l’on voit et ce que l’on entend

    L’art de la mise en scène est un art subtil. Il exige non une idéologie prête à porter qui n’est qu’une facilité pour l’esprit, mais la capacité à mettre en adéquation ce qu’une écoute sincère, authentique, personnelle de l’œuvre fait naître en nous, et ce qu’on en donne à voir sur une scène. Il semble cependant que depuis quelques années, la musique baroque se voit régulièrement affublée d’un visuel en total décalage...

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    2015 : Belle & Baroque

    Il est toujours difficile de se remémorer une année qui passe, car le temps moderne est de celui qui s’efface après que les évènements se sont joués, à la manière d’un inoffensif menuet. Alors que les cancaniers se remémoreront le vaudeville d’un monarque républicain en scooter, les diplomates le retour d’une Guerre de Crimée de laquelle les Européens préfèrent se détourner, les Européistes la résurgence de braises dangereuses...

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    Salle Pleyel : rendez-lui le classique ! (Edito de décembre)

    Avec le lancement en janvier de la Philharmonie, le répertoire classique va déserter Pleyel. Pour éviter une concurrence redoutable pour l'anti- "vignoble ou boîte à chaussure" qu'est la nouvelle-née, la Cité de la Musique va expressément interdire dans la contrat de concession de Pleyel que la musique classique y trouve sa place. Mais pourquoi tant de haine ?

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    Légendes d’automne (éditorial d’octobre 2014)

    Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été / Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises. L'automne arrive, avec sa parure aquarellée d'une mélancolique beauté. et nous venons de passer le 30 septembre. 30 septembre 1677. Avec Boileau, Racine est nommé historiographe du Roi, ce qui nous vaudra - entre autres - la jolie Idylle sur la Paix mise en musique par Lully (1685). Mais surtout l'automne 1677 est l'année du retrait.

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    La vieillesse est-elle un long naufrage ? (éditorial de septembre 2014)

    le grand Leonhardt nous a quitté, tandis que nous sommes chaque fois ému de voir les difficultés d'Herbert Tachezi à quitter la scène avec les troupes renouvelées du Concentus Musicus Wien. Alors, certes, la Garde des Kuijken, Savall, Christie, Gardiner est toujours là, de même que les Hussards suivants, les Rousset, Minkowski, Biondi, Parrott mais de plus en plus au-delà des chefs, nous avons souvent entendu des commentaires étonnés, captés les sourcils levés, souri de la confusion : est-ce bien le chef ? il est si jeune...

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    Nouvelle Muse (édito de juillet 2014)

    Avouez-le et repentez-vous, fidèles lecteurs suspicieux. Depuis un peu moins de deux ans que Le Grand Dessein a été initié, repoussé, bringuebalé, vous avez été sur le point de n’y plus croire. Les retards sporadiques de publications, loin d’être autant de signes d’une coupable fainéantise auraient du vous persuader de notre surmenage effréné. Et, à la manière d’Ovide (plutôt que de Kafka, espérons-le), voici la Métamorphose de notre vieillissante compagne marbrée, digne fanal du web antique.

  • Passage
    20
    avr
    2014
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    Passage

    En ce dimanche de Pâques, nous saisissons l'occasion de cette fête pour converser un peu avec nos lecteurs, rétablissant la fonction quasi-épistolaire des éditoriaux, dont la nature protéiforme et indéterminée se fait tour à tour article, billet, ou apostrophe. Mais avant de poursuivre, bien que notre Muse soit à l'image de notre République, c'est-à-dire laïque et ne promouvant pas de religion en particulier, force est de reconnaître l'héritage chrétien, qu'il soit dangereusement schismatique du côté des anthems purcelliens...

  • MMXIV
    6
    jan
    2014
    Publié dans : Actualités - Edito
    MMXIV

    Pour discrète qu'elle se soit faite des deux derniers mois, la Muse n'en est pas moins là, et la voici donc qui sort de la paisible retraite de son bosquet pour vous souhaiter à tous mélomanes et baroqueux, fidèles historiques ou nouveaux lecteurs égarés, simples curieux ou musiciens, une année 2014 désespérément et excessivement baroque...

  • Tempus fugit
    20
    avr
    2013
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    Tempus fugit

    Vous vous êtes certainement étonnés, voire inquiétés, fidèles amis, mélomanes, baroqueux et lecteurs (ces quatre catégories se rapportant souvent aux mêmes personnes), du ralentissement du rythme de publication depuis ces deux derniers mois. Nous aurions pu laisser planer le doute, laisser nourrir l'imagination la plus féconde, encourager les plus folles rumeurs.

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    « La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. » Charles Baudelaire

    Elle sera bientôt là. Car même les statues de pierre se débarrassent le moment venu de leurs antiques oripeaux, en dépit des efforts de l'Académie et des gardiens du Temple, ceux-là même qui vénèrent la tradition, abhorrent le changement, questionnent la notion même de progrès.

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    Le disque, cette femme fatale

    Septembre. Opora. Chez les Grecs, il s'agissait de la saison de la maturité des fruits où le soleil après la canicule commençait à décroître, la saison de la fin de l'été. Les pessimistes nous décrivent l'opora du disque, sa longue agonie, la fin d'un âge d'or. Et pourtant, dans notre segment baroque bien particulier, où les risques de téléchargement illégal sont bien réduits, et où le passionné aisé ne rechigne pas à débourser quelques euros pour lire les notes de programme d'un musicologue germanique, le disque, contrairement à une idée reçu, le disque baroque donc se porte plutôt bien. Alors, oui, comme nous le déplorions dans notre spleen baroque de l'été, le secteur est en proie à un phénomène de concentration, derrière l'apparente multitudes de labels souvent regroupés au sein d'une seule entité.

  • Spleen baroque
    5
    juil
    2012
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    Spleen baroque

    A l’orée de l’été, alors que fleurissent les festivals dévolus au seul répertoire baroque, ou acceptant du moins avec grâce sa gracieuse incursion, il nous est venu à l’esprit, un jour de spleen sans doute, de jeter un pavé dé morosité dans la mare d’autosatisfaction générale qui caractérise notre paysage baroque hexagonal voire européen. En effet, ne considère-t-on pas le modèle baroque comme celui, triomphant et flexible, des orchestres classiques de demain ?

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    Le Turlusiphon a t-il existé ?

    Il n'a pas échappé à nos lecteurs que la Scientific Review of Albanian Musicology a publié le mois dernier - dans son numéro-spécial n°321 commémorant le XXe anniversaire des élections de la Kuvendi Popullor de mars 1992 qui ont vu la victoire du Parti démocratique d'Albanie (PDA) - un article controversé démontrant scientifiquement l'existence du turlisiphon du Moyen-Age au XVIIIe siècle dû à la plume rigoureuse du Pr. Adem Zadeja. Il nous a donc paru essentiel d'en résumer la teneur.

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    Au coin d’un virginal

    Alors que le film Bruegel, le Moulin et la Croix nous transporte sur le chemin du Calvaire, imaginons-nous un instant, en ce début d'année, au coin d'un virginal. L'expression est incorrecte, et l'on ne peut se lover contre l'instrument comme près d'une cheminée ou d'un poêle. Mais elle transmet ce sentiment de chaleureuse intimité, de relâchement serein, d'abandon heureux que nous vous souhaitons pour cette année bissextile, la 2765ème du calendrier julien...

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    Le chant de la terre

    Ce chant naît de la contemplation d’un monde surexposé, irradié d’une lumière paillée renonçant à la douceur mordorée du soir. Il laisse paraître son émerveillement et sa déception au sein du crin des archets, du laiton des pavillons des cuivres, de la douceur du palais ou de l'anche des hautbois. Alors qu'en dehors du confort velouté du canapé bourgeois et de l'installation audiophile, ou à l'extérieur des rideaux cramoisis damassés des opulentes salles de concert, le monde s'égare, que les rebelles luttent, que les gouvernements s'interrogent sur leur pérennité, que les égos s'entrechoquent pour les candidatures, nous voici, intangibles amateurs du beau et de l'émotion, confinés dans la pétillance de notre bulle de champagne et de ses plaisirs.

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    Lettres de Grignan

    Tandis que notre rédaction, assoupie, se disperse par monts et par vaux en vue d'endurer les affres d'un repos bien mérité, que certains pratiquent une cure de silence cembalistique, que d'autres se livrent derrière des portes closes et dans de lointaines contrées à l'écoute de compositeurs maudits post-1759, que certains, enfin, dédaignent majestueusement l'invitations de festivals pour l'appel d'une chaise-longue ou d'un hamac (et nous serions le premier à ne point leur jeter la pierre), la Muse, frappée d'une pilosité palmaire que nos lecteurs vilipenderont à juste titre, prend ses quartiers d'été. Aussi, pour cet éditorial qui sent bon la lavande et le soleil, plutôt que de dresser comme à l'accoutumée une litanie suggestive de friandises festivalières baroques, nous exhumerons quelques écrits inédits et à l'attribution controversée, qui feront le lien avec notre Tribune vous invitant à découvrir les charmes de Grignan, en vantant la sévère antiquité de sa collégiale et la théâtralité des façades Renaissance de son castel.

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    Travaux en cours

    Chers Amis et lecteurs, Vous êtes de plus en plus nombreux sur ces pages, et nous dépassons désormais les 45 000 visiteurs mensuels. Cette volumétrie, largement supérieure à la force de projection actuelle de notre glorieuse armée au Moyen-Orient, de même que les vœux formulés par les lecteurs fidèles nous conduisent à mettre en œuvre des réformes structurantes, tournées vers l’avenir sans renier le passé dont il est l’héritier. Car en effet, pourquoi une revue devrait-elle se limiter à la musique et aux arts baroques ? N’est-ce pas faire preuve de sectarisme austère, d’œillères d’acier, de confinement transi voire d’une malsaine nostalgie ?

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    L’Opéra au cinoche ?

    Tout comme le Palais alexandrin assiégé par les troupes de Ptolémée, les guichets de l’Opéra Garnier n’ont pas résisté au déferlement du public. Il ne reste plus rien des légions triomphantes balayées par le souffle du vent alors que s’élève une âcre odeur d’incendie au-dessus de l’Opéra Garnier. Et, afin de n’être pas reconnu, nous abandonnons notre manteau écarlate de général dans les flots, en conservant précieusement notre sésame vers l’ovale doré.

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    Rentrée des classes

    Voyez ce Metsu. La Rentrée contemple la liste des concerts de la prochaine saison qui s'annonce belle. Cédant à un instinct parisiano-centré, réflexe sans doute issu de quelques siècles de centralisation monarchiste, jacobine puis républicaine, Elle feuillète les programmes qui jonchent, épars, la pièce. Un soupir d'aise lui échappe à la vue des nombreux opéras baroques qui seront représentés - avec mise en scène s'il vous plaît - qu'il s'agisse de créations ou de reprises. Rarement une telle concentration aura été observable, et cette année baroque, à la manière des nuits des étoiles, est de celle qui pousse les âmes les plus timides à s'aventurer sous les cieux nocturnes, à la recherche de quelque comète...

  • Moreschi, qui ?
    15
    juil
    2010
    Publié dans : Actualités - Edito
    Moreschi, qui ?

    Voici venir l'été, et le moment de choix éditoriaux cornéliens : d'un Faut-il de votre éclat voir triompher le Comte ? Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?, l'on passera plus prosaïquement à des questions existentielles sur la platitude de la Terre, et sur le renouvellement du sommaire pour un numéro estival plus original et festif, où l'on renouera avec des clins d'oeil décalés et jubilatoires dignes de la fusion d'un magazine de tourisme et d'une rubrique spécialisée de décoration-jardinage-maillots de bain. Les quatre membres du comité éditorial méditent en silence, écartent d'un revers de main engourdie un projet d' horoscope baroque jugé trop racoleur, votent à l'unanimité le quizz informatif et ludique...

  • Publié dans : Actualités - Edito
    L’Appel baroque du 18 Juin

    Avertissement aux lecteurs occasionnels : dans la lignée de nos éditoriaux qui tiennent plus du billet que de l’exégèse, ce texte n’a absolument pas vocation à fustiger des chefs ou groupes particuliers, mais à rendre un hommage fantaisiste et affectueux aux acteurs qui font vivre la musique baroque, et encourager les efforts accomplis dans un contexte économique difficile. L’exercice de style de cet appel gaullien veut que certains passages dressent le constat d’une défaite - soyez assurés qu’il ne s’agit là que d’une crainte et d’un effet de plume - qui nous l’espérons restera infondée. Enfin, si une telle précision est nécessaire, nous assurons les post-mozartiens de notre profond respect et amitié en les priant d’excuser par avance un propos apparemment belliqueux...

  • L'Arbre de Mai
    4
    mai
    2010
    Publié dans : Actualités - Edito
    L'Arbre de Mai

    Sous la Rome antique si chère à nos librettistes pour célébrer les vertus guerrières et morales, le calendrier de Romulus de ce mois, chéri de nos lecteurs pour les jours de repos qui leur donnent l'occasion de parcourir - encore plus assidûment - nos pages, indiquait Maius, le mois dédié à la très ancienne divinité Maia. Immédiatement, nos érudits songent à la fille d'Atlas et mère d'Hermès, nymphe gambadant en Arcadie jusqu'à ce que Zeus le trouve à son goût, nourrice d'Arcas après la transformation de Callisto en ours. Et nos visiteurs se disent à raison que ces intéressants développement sont bien éloignés de l'illustration multicolore de ce champ hexagonal qu'un Hollandais génial coucha sur toile. Et bien non, car cette Maia-ci, homonyme, est en réalité une très ancienne déesse romaine, parèdre (déesse associée et souvent un peu inférieure) de Vulcain, comme on peut le retrouver chez Ovide.

  • Publié dans : Actualités - Edito
    « Entrer votre numéro de carte bancaire ici »

    Après une journée de travail éreintante au Cosmopole international de Roissy, l'homme rentra dans sa bulle d'habitation épurée, avec vue sur les toits immaculées et transparents de Paris. Seuls quelques bâtiments historiques laissaient poindre encore des couverture en tôle, en plomb ou en tuiles, brisant la monotonie des reflets nacrés et transparents des autres "living bubbles" qui avaient depuis quelques décennies révolutionné l'urbanisme de la capitale...

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    « Scélérat de Casca »

    15 mars 44. L'homme, dictateur à vie depuis février, a hésité. Hésité à venir. Un amoncellement de signes avant-coureurs annonçait le drame et le rendait presque inéluctable, si l'on en croit les contemporains. "Quand on aura découvert les ossements de Capys, un descendant d'Iule tombera sous les coups de ses proches et bientôt l'Italie expiera sa mort par de terribles désastres" était inscrit, rapporte Suétone, sur une tablette de bronze dans le Sépulcre de Capys lors de la démolition d'anciens tombeaux.

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    "Monsieur le rédacteur en chef, chère Muse…"

    Ce mois-ci, l'inspiration du Rédacteur en chef étant aussi gelée que la pièce d'eau des Suisse à Versailles, nous vous livrons pour guise d'éditorial une lettre de lecteur suspecte, adressé par courrier interne, et dont le style parfaitement pastiché pourrait faire croire à quelque supercherie, ce qui est cependant aussi offensant qu'improbable quand on connaît la probité intellectuelle et morale dudit rédacteur en chef...

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    Voici venir 2010

    Voici venir 2010, qui avance à tâtons, de ses croches encore enveloppées de froid, frissonnante dans ses tremolos, déjà un brin rieuse comme le soprano léger d’une suivante, dramatique dans ses sons tenus de tragédienne. Elle entrouvre la porte à double-battants, glisse un arpège, aperçoit un violone un peu balourd, se faufile entre les illustres commémorations...

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    Le sort de Phaéton se découvre à mes yeux…

    En rangeant les carnets de la Muse, nous sommes tombés sur de vieux cartons perdu dans le grenier. Quelle ne fut pas notre surprise à l'ouverture d'une oblongue capsule de découvrir cette lettre inédite et éclairante, datée de décembre 1682, au style maladroit et frisant le pastiche, qui nous conte, outre les amours du Comte de V***, l'impatience de la cour à découvrir Phaéton de Lully, dont le première représentation eu lieu dans le Manège de la Grande Ecurie le 6 janvier 1683...

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    L’Hiver a beau s’armer de glace et de frimas

    ... Lorsqu'il vous plaît de vaincre, il ne vous retient pas écrivait ce poète courtisan qui avait à se faire pardonner ses années de Fronde qu'était Quinault (dédicace au Roy d'Alceste, 1674). Alors voici bientôt venir ce vieillard menaçant et grelotant, cette saison ingrate qui inspire à Vivaldi le clapotis de la pluie, le souffle du vent et la cheminée salvatrice, décharne les arbres, qui nous donne l'exil d'Io en terres glaciales face au célèbre chœur des Trembleurs d'Isis de Lully.

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    Dans les années voire les siècles à venir, que retiendront les historiens de notre épidémie de Grippe A ? Se délecteront-ils à l'idée de fournir en annexe de leurs doctes ouvrages électroniques "Pandémi du siècle 21 d'après les documents contemporin" (ortho FR simplifiée d'après la réforme de 2022) des extraits de nos carnets de mélomanes de l'automne 2009 ? On y trouverait par exemple cette "relation de l'excellent Opéra ***** de Monsieur Haendel, donné à ***** le 2 d'octobre (extraits) par MDLMB". Toute ressemblance avec des personnages, lieux ou situations existants ne serait naturellement que pure et fortuite et malicieuse coïncidence...