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  • Ecce homo (Reinhardt Keiser, Markus Passion, Gli Incogniti, Jacques Moderne, Beyer, Sububiette – Mirare)

    Bien que le nom de Reinhardt Keiser orne ce disque, cette Markus Passion est sans doute plus ancienne, et pourrait être attribué à Nicolaus Bruhns ou Gottfried Keiser, père de Reinhardt... Quoiqu'il en soit, la version proposée, donnée à Weimar dans les années 1710-1713, eut sans doute pour auguste Kapellmeister Bach lui-même,

  • Pont aérien et conquête spatiale (Gabrieli, Les Sacqueboutiers – Flora)

    Nous ne saurions décider de la part du génie de Gabrieli ou de la force pédagogique du travail de la troupe de Jean-Pierre Canihac et de Philippe Canguilhem, mais l'auditeur se trouve entrainé de force dans un jeu d'écoute aussi facile que divertissant.

  • Wiener Blut ! (Caldara, La Concordia dei’Pianeti, La Cetra, Andrea Marcon – Archiv)

    Capté en live à Dortmund, cette Azione Teatrale en un acte de Pietro Pariati, mise en musique par Antonio Caldara, sanctionne l’entrée du grand Vénitien dans l’immortalité. En effet avec cette recréation et première mondiale au disque, Archiv/Deutsche Grammophon prend un risque splendide et fait par la même occasion un joli pied de nez à l’innommable lieu commun de la crise du disque classique.

  • Aux sources (Monteverdi, L’Orfeo, Taverner Consort, Parrott – Avie)

    C’est un Orfeo remarquablement subtil, raffiné et érudit qu’Andrew Parrott nous convie. Un Orfeo homogène et doux, pastel et lumineux, nimbé de l’éclat de la Renaissance. Si l’on veut situer cette approche à l’emporte-pièce, on la dira totalement opposée aux visions musclées et opératiques à la Haïm (Virgin), ou à la luxuriance triomphante d’un Harnoncourt ou d’un Jacobs.

  • Au clair de la Lune

    Superbe métal lunaire, bleuté et fier, vigoureux et ferme, aux reflets changeants mais impérieux. Voici un grand enregistrement de Christophe Rousset, parfois un peu trop altier voire raide, décidé, très articulé. Le choix du Ruckers 1628 du Château de Versailles, ravalé au XVIIIème siècle par Blanchet, est plus que judicieux,...

  • De là l’arc embrasse les airs d’un cercle imparfait…

    Après un premier enregistrement remarqué consacré à la Cour des Habsbourg, Stravaganza à contresens de son nom se tourne non vers le stylus phantasticus mais vers la plénitude corellienne. Un Capriccio d’une raideur nerveuse, avec ses traits violinistiques qui déchirent le silence, impulsant des accents para-vivaldiens qui s’épanouissent en arabesque.

  • Dear pretty youth…

    Voici une Muse du Mois qui pourra paraître controversée. D'ailleurs, sa désignation, qui ne participe aucunement d'un processus collégial, n'a pas manqué de soulevé quelques sourcils étonnés au sein de la rédaction. Pourquoi cela ? En premier lieu parce que si la pratique de la transposition est relativement commune à l'époque, on s'étonne tout de même...

  • Follia del Mondo

    Ce récital, pendant religieux du remarquable Yo soy la Locura précédent (Anima e Corpo), est tout entier empreint de l'univers de la soprano Raquel Andueza, qui le hante de son timbre si reconnaissable et si difficilement descriptible à la fois. In Paradiso constitue ainsi un voyage au long cours, sur les caprices d'un fleuve nonchalant et intense,...

  • C’est la faute à Voltaire

    Janvier - Février 2013. Nous le disions du côté des concerts avec la résurrection de l'Andromaque de Gretry, l'Amadis de Gaule de Jean-Chrétien Bach, le Renaud de Sacchini ou encore le Thésée de Gossec, sans même mentionner la Mort d'Abel de Kreuzer, l'heure est à la tragédie lyrique. Non pas celle que nous autres baroqueux connaissons bien, du monopole lullyste aux créations tardives de Rameau, mais à cette tragédie lyrique entre modernité et tradition [...]

  • « Le réveil de Quixotte »

    Juillet-Août 2012. Pour sa première collaboration avec agOgique, Fabio Biondi a choisi Telemann - un compositeur prolifique, de grand talent, d’une écriture absolue, capable de maîtriser n’importe quel langage musical - comme il l'explique dans l'entretien qu'il nous a aimablement accordé.

  • La Valer n’attend pas le nombre des années

    Pour ceux qui n'auraient pu assister à la superbe représentation versaillaise de La Didone Abbandonata, il reste outre la retransmission de France Musique, cet opus à l'épitaphe certes facile et commercial, mais dont le marketing glamour n'altère pas la beauté.

  • Les caprices d’un fleuve

    Janvier 2012. Il y a des enregistrements qui fascinent. Dont l'univers happe l'auditeur, annihile sa conscience, le happe irrésistiblement, le ballotte au gré de l'écume des notes. Ces Variations comptent parmi ceux-là. On ne les attendaient pas. Ou plutôt pas comme ça, pas si fortes, pas si intenses.

  • « Atys, ne feignez plus, je sais votre secret » (Idas, Acte I, scène 2)

    Noël 2011. Le 13 mai dernier, nous subissions le choc dramatique et esthétique de la recréation du mythique Atys de Christie / Villégier à l’Opéra Comique, et nous ne reviendrons pas sur les qualités exceptionnelles de cette production, que nous avons abondamment décrites dans un compte-rendu enthousiaste auquel nous vous renvoyons.

  • D’une grandiose volupté

    Juillet-Août 2011. Maître de Chapelle de la Cathédrale de Ségovie puis du renommé Monastère royal de La Encarnaciòn à Madrid, Josep Mir i Llusà fut un compositeur prolifique, sous la plume duquel fusionnent harmonieusement l’esprit galant du baroque tardif, son expressivité lorgnant vers l’opéra dotée d’une aisance mélodique attrayante, avec un substrat polyphonique et un choix des timbres instrumentaux plus traditionnels.

  • Kreuzige, kreuzige !

    Avril - mai 2011. Passion entière et passionnée, empreinte dès le départ d'un sentiment de malaise et d'instabilité, d'une soif de sang malsaine et d'une volonté destructrice. Telle est la vision, très noire et extrêmement tendue que propose Philippe Pierlot de cette œuvre déjà plus ramassée et descriptive que la Saint-Matthieu et que le chef parcourt avec un souffle puissant et démonstratif avec une théâtralité vigoureuse qui aurait sans doute effrayé les prudes autorités de Leipzig...

  • « Je suis perdu des songes qui me viennent » (Jacques Amyot)

    Janvier-Février 2011. Certains - et cela inclut d'éminents membres de notre rédaction -, certains trouveront que cette Muse du Mois se révèle trop convenue et trop prévisible, tout comme le dernier récital de Philippe Jaroussky. Que la formule du récital est trop fragmentée, sorte de best-of ou de mise en bouche à laquelle manque la rigueur d'une belle intégrale d'un opéra de Caldara qu'on attend encore...

  • « Ainsi sont toutes femmes, femmes. » (François Rabelais)

    Au grand Trivial Pursuit Muse Baroque, les joueurs butent souvent à la question Citer quatre compositrices baroques. Echappent de lèvres soudainement tétanisées les noms de Barbara Strozzi ou d'Elisabeth Jacquet de La Guerre avant le souffle du néant. Voici donc l'occasion de découvrir les œuvres des religieuses Isabella Leonarda (1620-1704) et Caterina Assandra (c. 1609-1618), aux côtés des plus célèbres Francesca Caccini, fille de Giulio, et Barbara Strozzi.

  • « Pour ce que l’on voudra » (Charpentier, O Maria! – Ensemble Correspondances, Daucé – ZZT)

    Septembre-Octobre 2010. Les amateurs des motets de maîtrise de Charpentier ont sans doute usé leurs coudes dans les bacs des disquaires, collectionnant la remarquable série d'enregistrements d'Hervé Niquet parus chez Naxos puis Glossa ou les Motets pour le Grand Dauphin (Alpha). Il faudra désormais compter avec la vision lumineuse et sensuelle de Sébastien Daucé, qui propose une sélection de pièces intimistes des années 1680

  • Fais comme l’oiseau

    Juillet-Août 2010. C'est un fameux trois-mâts fait comme un oiseau a t-on envie d'écrire en guise de tentant et facile prologue à ce périple imaginaire, qui prend son titre de cette Daphné à la fois femme et navire (qu'incarne avec sensibilité Cyrille Gerstenhaber), qui sert de prétexte à un voyage musical à travers le globe depuis Venise vers le Couchant, entre deux chaconnes, et dont chaque étape permet à Jean-Christophe Frisch d'offrir quelques pièces historiquement documentées

  • On the road
    9
    mai
    2010
    On the road

    Mai-Juin 2010. Que peux contenir un luxueux digipack, doté d'un livret de 79 pages, et d'un généreux DVD bonus ? La dangereuse récidive de l'Arpeggiata de Christina Pluhar, soucieuse de poursuivre son voyage à travers les cultures, qu'il s'agisse des genres ou des continents.

  • « On doit tout redouter d’un peuple furieux » (II, 2)

    Avril 2010. Voici un disque comme on les aime. Un digipack-livre soigné portant sur une œuvre rare, avec une documentation abondante et bien illustrée, où les 2 disques sont accompagnés d'un DVD reprenant une captation de concert de l'œuvre dans une version légèrement abrégée. Mais cela ne serait rien si l'ivresse ne répondait au flacon...

  • Si c’est pour lui faire de beaux enfants…

    Mars 2010. Voici un CD qui aurait pu passer aussi inaperçu qu’un garde suisse fermant une grille versaillaise, qu’un courtisan cherchant une chaise d’affaire, qu’un solliciteur faisant les cent pas devant l’Aile des Ministres. Un digipack élégant mais neutre, un label peu connu et difficilement trouvable en grandes enseignes, une œuvre très, trop fameuse.

  • Un profane divin !

    Février 2010. Une jaquette comme les autres. Photographe professionnel, beaux contrastes, Carmignola au premier plan, un Concerto italiano couleur terre de sienne inscrit dans une police moderne et ronde, qui ignore les empattements, les pleins et les déliés, les majuscules. Encore un superbe disque de Vivaldi, pense t-on mentalement, la joie et un je-ne-sais-quoi de blasé s'affrontant l'un l'autre l'espace d'un instant.

  • The Sixteen dans la chapelle

    Mieux que le texte convenu de n'importe quelle carte de vœux, ce disque vous fera débuter l'année armé d'un inébranlable optimisme. Car the Sixteen, trop souvent stigmatisés pour leur froideur lisse et leur perfection - si flegmatique qu'elle peut en devenir ennuyeuse - signent ici un enregistrement qui fera date, et qu'une prise de son d'une générosité superlative vient encore renforcer.

  • Pantaleon et tangentenflügel (Guides des instruments anciens – Ricercar, 2009)

    C'est une idée que nous caressions depuis quelques temps. Un sorte de CD-Rom ou de livre-disque qui permettrait aux curieux d'enfin connaître les détails des instruments anciens et baroques, et d'en apprécier en même temps les sonorités à travers des exemples musicaux. Eh bien, Ricercar l'a fait.

  • Bach sur papier Japon

    Ceux qui achetaient un par un chacun des volumes de l'intégrale des cantates de Bach en cours depuis 1995 par le Bach Collegium Japan et son chef Masaaki Suzuki ont frisé la crise d'apoplexie devant l'édition spéciale de BIS parue en septembre et octobre 2009 : 4 gros coffrets de 10 CDs chacun (pas de SACD), avec l'intégralité des livrets originaux, offerts pour une somme plus que modique et recelant les 2/3 des cantates enregistrées par ordre chronologique par nos vaillants samurais.

  • L’Italie à Madrid

    Octobre 2009. Voici un CD élégant et rare, qui en étonnera plus d'un. Car si Juan de Ledesma est bien originaire de la péninsule (la grosse péninsule du Couchant), c'est du côté de l'Italie, et notamment de Naples que se tournent ses regards. En effet, les alliances matrimoniales des Bourbons d'Espagne conduisirent à la venue de musiciens italiens, tels Farinelli lui-même.

  • « O che nuovo stupor »

    Septembre 2009. Pour célébrer les 50 ans de la mythique collection Das Alte Werk de Teldec (désormais partie intégrante du groupe Warner), le label a décidé de rééditer son catalogue avec de nouvelles jaquettes, avec à la fois les enregistrements historiques (les anciens Teldec marrons puis crème), et les nouveaux enregistrements (ex-jaquettes blanches).

  • Un peu, beaucoup, passionnément

    Juillet-Août 2009. 12 cycles de cantates, 46 passions... Pourtant, la postérité n'aura retenu de Telemann que laTafelmusik d'une joliesse décorative un peu versaillaise, comme si l'on réduisait Bach à ses Ouvertures. Et alors que s'amoncellent pour notre plus grand bonheur les intégrales de cantates de Bach, l'énorme leg des quelques 1400 cantates télémaniennes (TVWV 02:01 à TVWV 15:27 en comptant les sérénades et cantates profanes) reste encore à (re)découvrir.

  • Se perdre dans un Dédale

    Crénom ! s'écrie le critique à l'écoute de cet enregistrement protéiforme, d'une vitalité multicolore qui dégage le parfum d'un ailleurs troublant. A partir de la trame de la célébration d'un passé antique mythique et glorieux par les artistes de la Renaissance, Roberto Festa a assemblé un périple dont le maître-mot est la surprise du dépaysement...

  • Faramineux Faramondo !

    Mai 2009. Décidément, voici une année faste pour les mordus d'opéras de Haendel avec une nouvelle moisson à faucher sans réserve. Un Haendel original, vif, texturé, d'un naturel confondant, où l'auditeur s'exclame simplement déjà ? lorsque les 3 heures se sont écoulées en compagnie d'airs élégamment troussés par un casting de luxe.

  • Monteverdi, cheek to cheek

    Avril 2009. Voilà un enregistrement qu’on aime ou qu’on quitte. Un enregistrement qui flirte allégrement avec le jazz, qui use et abuse des syncopes et d’une attitude nonchalante et détendue. Où l’Italie du XVIIème siècle s’oublie dans les cabarets d’outre-Atlantique. Cette vision, qui nous avait seulement partiellement convaincus en concert, réussit étonnamment son passage au disque, sur un théâtre d’amour d’une rare finesse, où la poésie affleure, et où il fait bon skater.

  • « La Raison vous dit : Trois c’est trois et la Foi déclare que : Trois c’est un » (Flaubert)

    Mars 2009. Bruno Cocset possède l'archet agile, assuré, infiniment conteur. Après des sonates de Barrière, Geminiani ou Vivaldi, après les 6 Suites pour violoncelle tous parus chez Alpha, revoilà l'artiste pour un enregistrement programmatique très personnel, cheminement intellectuel que Bruno Cocset décrit avec naturel et candeur dans le livret, autour de la Guerre de Trois.

  • Un « Come Bach » réussi

    Février 2009. Le facile jeu de mot orne fièrement le fronton de l'interview accordée par le chef à Rémy Louis parmi les notes de programme de ce joli livre-disque sur papier vergé. Il est cependant inexact, puisqu'il s'agit non d'un retour mais d'une première rencontre au disque entre Bach et Marc Minkowski.

  • Cheers !
    19
    jan
    2009
    Cheers !

    Janvier 2009. Pour son CD catalogue 2009, Alpha a choisi cet enregistrement très typé des Witches qui en surprendra plus d'un. En effet, dès les premières mesures, l'on comprend clairement pourquoi Nobody's Jig relève de la collection les Chants de la Terre (jaquette blanche) et non de Ut Pictura Musica (jaquette noire).

  • Une ébouriffante latinité

    Noël 2008. Le premier récital de Verónica Cangemi a su se hisser d'emblée loin au-dessus de la compilation virtuoses de tubes opératiques grâce à une sélection toute personnelle, qui regroupe nombres d'airs baroques italiens et de manière plus surprenante de la musique d'Amérique latine.

  • Concerts à deux violes inégalables

    Voici une critique bien tardive et que nous avions prévu pour l'été. Mais l'écoute de ce monument discographique de près de huit heures méritait bien qu'on prenne le temps nécessaire, et il eut été malhonnête de chroniquer cette intégrale unique des Concerts à deux violes esgales de Sainte-Colombe (sans doute le Parisien Jean de Sainte-Colombe comme les recherches de Jonathan Dunford tendent à le prouver) sans en avoir admirer toutes les facettes.

  • "Quand on lui dit : Comment? Il répond, je le veux." (Arbas, Acte I, scène 1)

    Voici presque un an que nous attendions cette parution après l'émerveillement des représentations de l'Opéra Comique. Nous ne reviendrons pas ici sur le contexte et les caractéristiques de l'œuvre elle-même qui sont étudiés dans un article dédié, mais uniquement sur la captation de ces instants de magie, que le souvenir et les mois passés ont sublimés.

  • Ah, la délicieuse saveur des compotes maison…

    On avait découvert il y a quelques mois de cela le confort tendre de l'interprétation au virginal des pièces extraites du Manuscrit Susanne van Soldt. Pour mémoire, ce recueil comporte 33 arrangements de chansons profanes, de danses et de psaumes qui constituent l'une des sources les plus précieuses de la musique quotidienne néerlandaise de cette époque.

  • Levens se lève
    25
    juil
    2008
    Levens se lève

    25 octobre 1722. Le jeune arrière-petit-fils de Louis XIV, qui n'a pas encore 13 ans, est couronné à Reims. L'événement est naturellement célébré à travers le royaume. C'est donc à grand coup de volées de cloches et de Te Deum que le peuple de France fête son nouveau Roi.

  • De l’art de la sanguine et du pastel…

    Peut-on mieux dire que Marianne Muller qui nous invite à nous perdre dans les méandre d'une galerie de compositeurs ? Galerie au sens de musée, de collection particulière, de cabinet des curiosités dont l'heureux maître des lieux vous entrouvre la porte, et vous guide avec passion parmi les merveilles qu'il a rassemblées.

  • Un archet olympien et olympique

    Avec ce nouvel enregistrement de Geminiani, Bruno Cocset confirme si besoin était son titre de Meilleur Archet catégorie Violoncelle aux Championnats du Monde de Musique Baroque. Dès le coup de départ, l'artiste, qui avait déjà remporté des trophées bien mérités avec ses interprétations de sonates de Vivaldi ou Barrière, prend à contre-pied le jury qui s'attendait à un déferlement de difficultés techniques et de virtuosité assumée

  • Les bizarreries de l’évêque

    Ah, étonnants Sacqueboutiers [de Toulouse] ! On les admirait souvent pour leur rondeur, leur douceur, leur moelleux. Il faudra également citer leur verdeur, leur nervosité, leur royale pompe. Car cette fois-ci l’ensemble de Jean-Pierre Canihac a délaissé le velours pour l’éclat de l’acier afin de rendre justice à ses œuvres de Schmelzer, Fux ou Vejvanosky...

  • Florence et Vincent

    Mars 2008. Avertissement au lecteur : Non, nous ne comptons pas parmi nos rédacteurs la femme de Vincent Dumestre. Non, l'éditeur Alpha ne nous a pas (encore) construit une magnifique piscine en marbre dans notre villa de Toscane. Mais alors, pourquoi passons-nous notre temps à encenser les enregistrements du Poème Harmonique de manière presque suspecte ?

  • Un profane divin !

    Vous en avez rêvé, Simone Kermes l'a fait ! Avec Andrea Marcon, la soprano n'a pas hésité à puiser dans des pièces peu connues du Prêtre Roux (dont 5 premières mondiales). Elle en en extrait une substantifique moelle dont le centième ferait s'évanouir un dilettante tant elle accumule les airs de fureurs débordant de difficultés techniques.

  • « Sweet England »

    A une époque où le timbre de contre-ténor faisait l'objet de moqueries ou au mieux d'une attention curieuse et polie, Alfred Deller ressuscita les bonnes vieilles ballades élisabéthaines, dont l'influence sur la musique anglaise continue jusqu'à aujourd'hui à se faire sentir.

  • Du Palais des Doges à Topkapi…

    Le 29 mai 1453, en fin d'après-midi, vers la Porte Saint-Romain rebaptisée ensuite Porte du Canon (Topkapi en turc), les troupes du jeune sultan Mehmet III envahissent Constantinople après 2 mois de siège. Sainte-Sophie est convertie en mosquée, le Palais de Topkapi érigé sur une éminence dominant le Bosphore. Mais que sait-on aujourd'hui de la musique interprétée au XVIIème dans ces salons magnifiques, couverts de céramiques bleutées ?

  • Rêvons sans cesse…

    Que l'auditeur curieux ne se laisse pas rebuter par le titre racoleur du disque, et le calambour douteux de l'article. En effet, Nous tenons là un véritable chef d'œuvre... Ma route croisa celle de ce compositeur inconnu, au langage parfois teinté des audaces monteverdiennes, dans le récital des Lamenti Barocchi vol. 1 de Sergio Vartolo (Naxos).

  • Le gagnant de l’Eurovision ?

    La victoire de Steinkerque du 3 août 1692 apporta beaucoup de bienfaits à la France : outre le fait que le Maréchal de Luxembourg écrabouilla noblement les perfides Anglo-hollandais, cette victoire militaire donna naissance à la mode de la cravate à la Steinkerque, et au Te Deum le plus célèbre de Charpentier...

  • Et si…
    9
    sept
    2007
    Et si…

    Paolo Pandolfo est un gambiste. Mais il aime les 6 Suites pour Violoncelle de Bach. Alors, le temps d'une rêverie poétique qu'il justifie avec brio et tendresse dans un Dialogue imaginaire entre un violoncelle et une viole de gambe, le musicien transpose les tonalités, multiplie les doubles cordes, reconstruit les articulations, ajoute des ornements. Le résultat de l'expérience est grandiose...