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  • Retour vers le futur : 2440 ou l’Odyssée de l’Espérance de Louis Sébastien Mercier (1771)

    Louis Sébastien Mercier, l'auteur de 2440, Rêve s'il en fut jamais, publié pour la première fois en 1771, auteur prolifique et admiré en son temps (notamment par Goethe), n'est plus guère connu de nos jours, même si son Tableau de Paris, peinture des multiples visages de la Capitale à la veille de la Révolution, fait de lui un écrivain à placer aux côtés du bien plus connu et tout aussi talentueux Nicolas Restif de La Bretonne...

  • Façon puzzle (Paul Scarron, Le Roman Comique – 1657)

    Comment ne pas être séduit par la vie et l’œuvre de celui qui, au détour d'un chapitre, n'hésite pas à interpeller le lecteur et à le mettre en garde par ces mots : « Je suis trop homme d'honneur pour n'avertir pas le lecteur bénévole que, s'il est scandalisé de toutes les badineries qu'il a vu jusques ici dans le présent livre, il fera fort bien de n'en lire pas davantage ; car en conscience il n'y verra pas d'autres choses. »

  • Polar prolixe (Olivier Lexa, Cavalli, Actes Sud, 2014)

    Plusieurs productions récentes ont remis à l'honneur les opéras de Cavalli. En France Elena, sous la baguette de Leonardo Garcia Alarcon, connaît un succès qui ne se dément pas depuis le Festival d'Aix-en-Provence de 2013. Aux antipodes le Giasone, avec David Hansen dans le rôle-titre, a fait ces derniers mois le bonheur des sepctateurs de l'opéra de Sidney.

  • Petits trésors (Pouget, Les Mots de la Monnaie – Mardaga)

    L'arrivée de l'opéra italien dans la capitale flamande suit de près son succès à Paris et dans les autres grandes villes d'Europe. En février 1650 est donné devant la Cour Ulisse all'isola di Circe de Zamponi. Il faudra toutefois attendre 1681 et l'installation d'une troupe italienne dans un entrepôt du Quai au Foin transformé en salle de spectacles pour que soient données les premières représentations publiques.

  • Pas que des anges… (Biographies des castrats Atto Melani et Gaetano Guadagni)

    Il semble que la fascination exercée par les castrats, mode sur laquelle surfent des contre-ténors tels que Philippe Jaroussky, ait largement dépassé les frontières de l’hexagone. Deux récents ouvrages en anglais se penchent en effet sur la vie d’Atto Melani (1626-1714) et de Gaetano Guadagni (1728-1792), castrats italiens ayant participé pour l’un à l’âge d’or, pour l’autre au renouvellement de l’opéra baroque.

  • Telemann, Autobiographies (Ed. Symétrie)

    Et pour continuer la comparaison, celle des bibliographies est tristement édifiante : à côté des milliers d’ouvrages sur Bach, de ceux recueillant ses écrits et même ceux de ses contemporains, recueillant la moindre ligne, ce qui concerne Telemann est peu de choses, et les livres en français sont fort rares.

  • J-C Frish, Le Baroque Nomade (Ed. Actes Sud)

    Jean-Christophe Frisch a ceci de commun avec Alexandre Dumas qu’ils partagent tous deux le sens de l’aventure teintée de malice, et qu’ils ont commis noir sur blanc un opus qui se nomme explicitement ou en filigrane Vingt ans après. Vingt ans après pour ce point d’étape, ce journal intime, ce bilan sous forme de confidences choisies, de tranches de vie, de moments d’émerveillement, de découvertes, de questionnements.

  • Itinéraires d’André Campra

    Les Itinéraires d’André Campra s’inscrivent, à la suite de plusieurs partitions, dans la démarche de réhabilitation du compositeur aixois entreprise par les chercheurs du CMBV depuis plusieurs décennies. Campra, musicien à la personnalité complexe et dont la vie comporte pour nous encore des zones d’ombre, mais fort estimé en son temps, et aujourd’hui considéré comme acteur important de l’autonomisation de l’artiste-musicien vis-à-vis des institutions.

  • Prima le parole
    23
    jan
    2012
    Prima le parole

    Dans le monde de la musique et notamment de l’opéra, il est souvent d’usage de faire passer la musique avant le livret. Les musicologues, souvent aux prises des partitions et de l’esthétique, ne donnent pas l’impression de juger l’importance du livret comme objet d’analyse à part entière. Prima la musica, poi le parole diront certains ; mais sans ces parole la tragédie lyrique, le madrigal, le motet, l’opéra ne seraient pas.

  • La rencontre des Grands Canaux…

    A ma droite, la lagune, son Grand Canal bordé de palais délicatement rongés par les eaux, balayés par le soleil, avec leurs délicates arcatures gothiques, assoupi dans la torpeur estivale. A ma gauche, l'autre Grand Canal, illusion rectiligne alors que la perspective est forcé, vaste trait, point d'orgue glorieux du domaine d'Apollon, croisement qui permet sur des barquettes, gondoles et vaisseaux de guerre...

  • Entre tradition assumée et modernité triomphante

    Dans la lignée des publications du Centre de Musique baroque de Versailles et de l’éditeur belge Mardaga, c'est un ouvrage fort didactique que nous livre Benoît Dratwicki sur Antoine Dauvergne, à la fois instrumentiste (il débuta comme violoniste à la Chambre du Roy), compositeur, responsable à trois reprises des destinées de l'Académie Royale de Musique, sans oublier son passage à la tête du Concert Spirituel où il succéda à Mondonville...

  • Un Jacques-Ange Gabriel passe…

    Assurément, voici un bel ouvrage, à la facture soignée, qui paraît pour célébrer la réouverture de l'Opéra royal après sa restauration. On soupèse cet in-folio à la couverture cartonnée illustrée d'une belle contre-plongée, sa jaquette transparente sur laquelle apparaît le titre, l'épaisse texture du papier. Cet Opéra royal de Versailles s'avère de ces ouvrages que l'on prend plaisir à saisir et à feuilleter, à laisser traîner sur une console...

  • "Il aime la musique & s’y connoît" (J.-L. Lecerf de la Viéville)

    Le Prince et la musique : sous ce titre qui présente le Grand Louis sous les traits d’un Prince mécène de la Renaissance, et qui n’est pas sans rappeler celui de l’étude de Philippe Beaussant, Le Roi artiste (Payot, 1999), l’ouvrage dirigé par Jean Duron, chercheur au Centre de musique baroque de Versailles et directeur dudit Centre, analyse les passions musicales d’un roi dont l’omniprésence sur tous les fronts de l’art et de l’architecture n’est pas uniquement imputable au goût...

  • “Il rend le soleil à nos vœux!”

    Alors que le jeune Louis XV se remet d'une des nombreuses maladies qui pouvaient toucher les hommes au XVIIIème siècle, Louis-Nicolas Clérambault met en musique Le soleil vainqueur des nuages, cantate figurative à l'éclatante et radieuse conclusion. S'il est vrai que l'assimilation solaire du Roi de France n'est plus à revoir, les années du règne de Louis XV voient un changement de l'imaginaire de certains symboles, jusqu'alors exclusivement royaux...

  • Pantaleon et tangentenflügel (Guides des instruments anciens – Ricercar, 2009)

    C'est une idée que nous caressions depuis quelques temps. Un sorte de CD-Rom ou de livre-disque qui permettrait aux curieux d'enfin connaître les détails des instruments anciens et baroques, et d'en apprécier en même temps les sonorités à travers des exemples musicaux. Eh bien, Ricercar l'a fait.

  • Le Poète des Grâces

    Voici bien des années que Buford Norman, professeur retraité de l'Université de Caroline du Sud, s'intéresse à la littérature et au théâtre du Grand Siècle et que ses recherches l'ont conduit à examiner les rapports entre la musique et les lettres au XVIIème siècle. Parmi ses articles sur Quinault, les mélomanes se souviennent du court essai qui accompagnait le livret de l'Alceste de Lully par Jean-Claude Malgoire (Astrée), d'autres ont parcouru ses éditions critiques de Quinault...

  • Pyrame et Thisbé
    31
    déc
    2007
    Pyrame et Thisbé

    Voilà un livre qui mériterait d’être bien lu par tous les amateurs d’opéra baroque français – et aussi par ses détracteurs, d’ailleurs… Voyez un peu la quatrième de couverture : Au XVIIIe siècle, à peine un opéra a-t-il été représenté à l’Académie royale […] qu’il est parodié […]. Après avoir pleuré à la tragédie en musique, le public s’empresse de rire lors de sa reprise burlesque avec Arlequin ou Polichinelle. ...

  • Ah, cela fait longtemps que l'on attendait cette 2nde édition du grand classique de Michel Verschaeve ! Il ne paie pourtant pas de mine, ce modeste in-8 thermocollé, à la couverture très zen, et dont les illustrations en noir et blanc souffrent d'une reproduction de basse qualité avec des effets de quadrillages ou de tramés...

  • La musique, soleil du règne de Louis XIV

    Après Louis XIII, poursuivons notre chronique de la savante série éditée par Mardaga pour le compte du Centre de Musique Baroque de Versailles, avec l'ouvrage consacré à la musique au temps de Louis XIV. La courte introduction de Jean Duron restitue d'entrée le contexte complexe et les exigences de la musique à l'époque du Roi-Soleil. Rarement dans son histoire la musique aura été autant liée au pouvoir...

  • Un annuaire daté mais indispensable aux discophiles

    Ce gros livre est désormais de nouveau disponible, après avoir été épuisé pendant longtemps. Malheureusement, il n'a pas été mis à jour et les enregistrements recensés vont seulement jusqu'en 1992, ce qui représente un handicap important quand on sait la vitalité de la production discographique baroque de ces dix dernières années...

  • "On m’appelle Louis le Juste, monsieur de Tréville, et tout à l’heure, tout à l’heure nous verrons." (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires)

    Jean Duron, directeur de la recherche au Centre de Musique Baroque de Versailles, a réuni pour le plus grand plaisir des musiciens et amateurs de musique baroque plusieurs séries de textes écrits par des auteurs spécialistes dans des disciplines variées (musique, danse, scénographie, histoire et histoire de l'art...). Chaque série de textes est regroupée dans un ouvrage Regards sur la musique...

  • Le clavecin français ne s’arrête pas à Couperin !

    Bon, posez-vos cartables, et sortez vos stylos. L'interrogation surprise portera sur le sujet suivant : Le clavecin français après Couperin et Rameau. Question numéro 1 : citez quatre compositeurs de clavecin du siècle des Lumières. Vous relevez la tête, et vous apercevez la mine désemparée de vos élèves qui n'ont pas lu l'excellent livre de Jean-Patrice Brosse, ou écouté les enregistrement du même interprète chez Pierre Verany...

  • Franchissons le Pont d’Ercole

    Ce livre, premier de la collection des Cahiers d’Ambronay, est un objet étrange. Comme son nom l’indique, il fait la part belle à ce qui fut l’un des projets de l’Académie baroque d’Ambronay : l’Ercole amante sous la direction musicale de Gabriel Garrido, avec des chorégraphies d’Ana Yepes et une mise en espace de Pierre Kuentz...

  • Jean-Claude Malgoire, 50 ans de musiques et d'aventures

    On remarque en premier lieu la facture soignée de l'ouvrage, sa couverture en demi-reliure toile rouge, son format in-4 sur papier épais couleur crème. Et l'on remarque également cette photo amusante, presque un cliché de vacances, où Jean-Claude Malgoire sourit, à la fois heureux et complice de cette belle aventure éditoriale...

  • Une agréable citronnade

    Pour les mélomanes qui désirent en savoir plus sur la vie du discret Couperin le Grand, deux alternatives sont possibles dans la catégories des ouvrages sérieux, courts et d'une lecture aisée : le Couperin, le Musicien des Rois du claveciniste Olivier Baumont et le vieux livre de Pierre Citron qui date déjà d'il y a cinquante ans...