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Coïncidences

Publié dans : Actualités - Edito
1 mars, 2009

Mars. Droits libres, Wikimedia.

Peut-être avez-vous d’ores et déjà la tête dans les étoiles pour ce numéro dédié non au Dieu de la Guerre mais à la Planète Rouge. Et comme le dit avec une élégance surannée le Dictionnaire de l’Académie dans son édition de 1694, l’éditorial du mois, « cela vient comme Mars en Caresme »… Car février est passé bien vite, comme une double-croche plume au vent, dévalant la portée d’une écriture légère. Nous avons profité de ce mois amputé pour engager quelques nouvelles améliorations à l’architecture du site. Ainsi, notre rubrique de critiques de disques a été actualisée au nouveau format de mise en page, qui inclut les couverture des CDs. D’autres modifications, moins perceptibles, sont en train d’être mises en place afin de permettre une navigation tout aussi intuitive, et une meilleure harmonisation de la charte graphique. En outre, devant la forte croissance de la fréquentation du site et de son contenu, nous sommes en train d’étudier des solutions d’hébergement permettant d’obtenir plus de bande passante et un espace plus ambitieux pour les prochains mois.

Outre le courrier des lecteurs habituel, vous avez été nombreux à répondre à notre consultation de janvier sur vos interrogations, suggestions ou déceptions à propos de notre revue. La Muse y répond dans une FAQ flambant neuve, qui sera enrichie au fur et à mesure dans la limite du raisonnable, et en veillant à conserver la part de mystère et de drapé qui convient à notre damoiselle de marbre.

Pour revenir à la musique, l’actualité de mars continue de faire la part belle à l’aire germanique, dans la lignée de La Folle Journée de Nantes 2009… Un soupçon de Biber, une pincée du Buxtehude, du Telemann pompeux, beaucoup de Bach, quelques italiens échappés en vadrouille. Au titre des nombreuses et troublantes coïncidences dues sans nul doute aux forces des planètes, on notera la parution simultanée de Suites pour violoncelle venues du froid (Vassiljeva) ou du désert (Williencourt) hélas toutes deux assez peu convaincantes sur un marché déjà ultra concurrentiel (pour parler comme les économistes du moment). Plus remarquables sont les dons d’ubiquité de Bertrand Cuiller qui apparaît au clavier dans 3 enregistrements différents, dont la Muse du Mois où Bruno Cocset parvient magiquement à croiser l’archet avec lui-même au prix d’un subterfuge technique. Nous vous rendrons aussi compte de la première mise en scène de notre confrère Ivan A. Alexandre qui a décidé de passer de l’autre côté du rideau pour un Hyppolite & Aricie dont on attend beaucoup, avant d’embrouiller vos esprits dans les méandres épais de notre enquête spéciale sur le bien-fondé de la mode actuelle consistant à faire chanter les chœurs de Bach par de faméliques quatuors de solistes.

Bonne lecture !

Viet-Linh Nguyen