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Emprisonnement à Weimar et congé de Cöthen

Publié dans : Documents - Dossiers
2 août, 2014

 

Portrait supposé de Bach jeune, lorsqu'il était à Cöthen. D.R.

Portrait supposé de Bach jeune, lorsqu’il était à Cöthen. D.R.

 

Emprisonnement à Weimar

En 1717, après la mort du vieux maître de chapelle Drese, le duc de Weimar nomme son fils sans proposer la charge à Bach. Le compositeur en est profondément vexé. En même temps, les relations entre le jeune duc Ernst August dont Bach est plus proche se détériorent avec son oncle le duc régnant Wilhelm Ernst. Il est donc grand temps pour Bach de quitter cette cour inhospitalière et d’accepter l’offre du jeune prince mélomane d’Anthalt-Cothen. Mais le vieux duc ne laissera pas partir Bach si facilement…

Eodem, le 6 novembre, Bach, jusqu’alors maître de concerts et organiste de la cour, a été, en raison de son attitude entêtée et du congé qu’il sollicite avec obstination, arrêté en la salle de justice ; le 2 décembre, son congé lui a enfin été signalé, en même temps que sa disgrâce déclarée, et il a été libéré de ses arrêts.

Archives de Weimar, BD II/84 

 

Congé de Cöthen

En 1723, Bach se résout à quitter la Cour de Cöthen (diverses orthographes dont Köthen) car la nouvelle épouse du Prince Leopold n’a guère de dispositions pour la musique et prend sans doute ombrage de l’amitié du Prince pour Bach. Devant un climat de plus en plus froid, Bach se tourne alors vers Leipzig qui recherche un Cantor, et qui acceptera à reculons sa candidature de non universitaire venu d’une petite principauté, après les désistements de Graupner et Telemann.

Nous, Leopold, Prince d’Anthalt et autres lieux…, par la Grâce de Dieu, disposons et faisons savoir par le présent document que nous avons eu à Notre Service l’Honorable et Savant Johann Sebastian Bach en qualité de Maître et Directeur de la Musique de Notre chambre, temps pendant lequel Nous avons été satisfaits de ses travaux ; mais puisque celui-ci veut aller chercher ailleurs sa fortune et qu’il Nous a, en fidèle et gracieux sujet, demandé son congé, Nous le lui accordons et le recommandons très-vivement en d’autres lieux. Nous avons donc rédigé et signé de notre propre main et fait revêtir de Notre sceau princier ledit congé.

 

Fait à Coethen, ce 13 avril 1723.

Archives nationales, Orianenbaum. BD II/128