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« On se demande même si on s’en lassera jamais »

Muse5
18 septembre, 2005

Arcangelo CORELLI (1653-1713)

Sonates pour cordes

 

The Purcell Quartet, dir. Jakob Lindberg,

4 CDs, Chandos Early Music, 1991, 1992.

Ce sont là les mots de Roger North dans ses Notes of Comparison between the elder and Later Musick and Somewhat historicall of Both (Notes de comparaison entre la musique ancienne et moderne avec un peu d’histoire des deux) publiées dans la seconde moitié du Siècle des Lumières. 

En effet, les 48 sonates en trio de Corelli furent composées de 1681 à 1694. Elles comprennent des œuvres d’églises (op. 1 et 3) ou de chambre (op.2 et 4) dont le succès ne s’est jamais démenti jusqu’à nos jours. Déjà de son vivant, les sonates de Corelli étaient considérées comme la quintessence de la musique italienne. Pourtant, le génie de Corelli n’a nullement été de créer un genre ou une expression nouvelle mais plutôt de conduire la sonate jusqu’à un degré de perfection inégalé. Bien loin des accords osés et des dissonances, le style de Corelli est limpide, clair, d’une simplicité déconcertante. 

La réédition en coffret de l’intégrale de ces sonates auparavant disponible en disques séparés est une aubaine qui permet de saluer encore une fois le jeu époustouflant de Catherine Mackintosh et Elisabeth Wallfish. Les attaques sont incisives, sans jamais devenir trop aigres. Le Purcell Quartet offre une interprétation tout en douceur et demi-teinte, tressant de subtil entrelacs de notes où une sorte de beauté naturelle et gracieuse se dégage à chaque mouvement. En un mot : magnifique !!!

Viet-Linh Nguyen

Autres enregistrements recommandés : Celui d’Enrico Gatti. Comprend en deux disques les Sonate da chiesa op. 1 et 3. Un rien plus ample, plus intérieur peut-être…

Technique : Belle prise de son, assez proche et captant avec intensité le grain des violons. Bel équilibre.