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Eloge de la Folie – XVIII-21 Le Baroque Nomade

Publié dans :
1 septembre, 2014

Meudon, Centre d’art et de culture, le 16 octobre 2014 à 20h45.

Jean-Christophe Frisch : Flûtes et direction
Merlin Nyakam : Danse et Chorégraphie
Cyrille Gerstenhaber : Soprano
Florian Baron :Oud
Spyros Halaris : Qanun
Mathieu Dupouy : Clavecin
Théorbe Rémi : Cassaigne
Andréas Linos : Viole de gambe
Pierre Rigopoulos : Percussions
Zied Zouari : Violon Oriental 

Une goutte d’eau tombe de la voûte dans une fontaine, à intervalles régulier. L’écho en résonne sur les murs de pierre. C’est le degré zéro de la musique. Une simple pulsation, presque minérale. Nous sommes à Alep, en Syrie. Ici, on a mis en oeuvre une cure musicale de la folie, avec l’espoir que le sujet pourra devenir musicien, et être admis comme tel dans la société, ayant retrouvé la sérénité nécessaire.
À Londres, la Folie est un spectacle, dont les belles oisives vont se divertir, et que les compositeurs mettent en musique. On ne compte plus les airs qui dépeignent les passions les plus extravagantes, les héroïnes qui sombrent dans l’hystérie, les nymphes tiraillées entre désespoir, rage et exaltation.
Évidemment, il faudra s’interroger sur le terme même de folie. Les plus sérieux auteurs nous ont précédés, Erasme ou Foucauld. Mais comment se fait-il que la Musique, soit pour la mettre en scène, soit pour l’atténuer, soit si concernée par la Folie ? N’est-ce pas l’aveu que les musiciens sont toujours regardés avec suspicion ? Dans un cas, le chant semble propre à dire ce que la société ne permet pas, les passions extrêmes, les désirs indicibles. Dans l’autre on admet qu’un musicien trouvera sa place dans la société, même s’il reste doté d’une étrange personnalité.