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Sonatae dolorosae

Publié dans :
5 mai, 2014

Eglise Notre-Dame, Loué, le 30 août 2014 à 14h30.
Heinrich Ignaz Franz Biber, Johann Heinrich Schmelzer
La Dolcezza, direction et violon Veronika Skuplik

L’Autriche, par sa position singulière, sur le chemin d’une Italie qui rayonne sur toute l’Europe est, durant la seconde moitié du XVIIe siècle, un centre de création musicale hors du commun. L’école du violon s’y développe notamment, dans un style virtuose et chantant. C’est qu’en Bohême, l’apprentissage de la musique instrumentale, qui se fait dès le plus jeune âge, est un modèle exemplaire. Heinrich Ignaz Franz Biber, qui en est originaire, est le plus bel exemple de cette réussite. Réservant au violon une place de choix dans ses compositions, Biber, qui fait toute sa carrière à Salzbourg, achève d’écrire les Sonates du Rosaire en 1674, dans une forme rhétorique savante. Dans la lignée des théoriciens du nombre, Biber considère en effet l’acte mathématique comme inséparable de l’oeuvre d’art, précepte qui préside à la conception de toutes ses pièces instrumentales. Le viennois Johann Heinrich Schmelzer va lui aussi forger une identité au répertoire violonistique naissant. Il compose pour son instrument le Lamento sopra la morte Ferdinand VI dans un style très expressif dont la gaîté et les accents folkloriques sont surprenants. Le présent programme, construit autour de la thématique de la mort, rend ainsi hommage à des compositeurs autrichiens remarquables et longtemps oubliés. Tous formés à l’école italienne, ils ne sont pas moins les éminents représentants d’un art qui leur est propre et dont le développement coïncide avec l’extraordinaire essor de la musique instrumentale en Allemagne.

 

 
Eglise Notre-Dame, Loué
Durée > 1h10