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Somptueuse immersion : les nouvelles salles des objets d’art XVIIIème au Louvre

Publié dans : Actualités - Brèves
10 juin, 2014
Décor d’arabesques du grand salon du château de Voré :  Les Divertissements champêtres. Ici : La Danse. Vers 1720- 1723. Jean-Baptiste Oudry. Toile. H. 364 cm ; L. 122 cm.  Trésor national acquis en 2002 par l’État pour le musée du  Louvre grâce au mécénat de PGA Holding en application des  dispositions fiscales de la loi du 4 janvier 2002 relative aux  musées de France, et à un don de Nicole et Pierre Guénant.  Paris, département des Peintures, musée du Louvre © RMN-GP  (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda

Décor d’arabesques du grand salon du château de Voré :
Les Divertissements champêtres. Ici : La Danse. Vers 1720-
1723. Jean-Baptiste Oudry. Toile. H. 364 cm ; L. 122 cm.
Paris, département des Peintures, musée du Louvre  © RMN-GP (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda

 

Après dix années de fermeture pour travaux de mise aux normes et de restauration, le Musée du Louvre a dévoilé au public le 6 juin 2014 ses nouvelles salles consacrées aux objets d’art du règne de Louis XIV et du XVIIIe siècle. Cet espace, composé de 33 salles situées dans l’aile nord de la Cour carrée, met en valeur les superbes collections d’art décoratif du musée, pour la plupart d’origine royale et princière, dont certaines sommeillaient il y a peu de temps encore dans des réserves. Les quelques 2000 objets d’art – tapisseries, meubles, bronzes d’ameublement, marbres, orfèvrerie et bijouteries, instruments scientifiques, faïences et porcelaines, laques – sont présentés dans leur contexte à l’aide de « period rooms » dans un parcours muséographique chronologique divisé en trois grandes étapes : Louis XIV et la Régence, l’épanouissement du style rocaille, le retour au classicisme et le règne de Louis XVI. Le plus remarquable est certainement la reconstitution des boiseries et décors peints, tels que les panneaux de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755) pour le château de Voré, ou la coupole peinte par Antoine-François Callet (1741-1823). A découvrir pour ce replonger dans cette période faste… il ne manque qu’un peu de musique et un éclairage à la bougie pour que la reconstitution soit parfaite.