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  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Il Ritorno di Rinaldo

    Quel bonheur de retrouver le soleil ! Après les frimas de l’hiver cérémonieux et sévère, voici arrivé l’astre de feu venu de la Méditerranée. Eh oui, n’en déplaise aux couleurs du bronze de la statue du Cantor, les Italiens rendent un vibrant témoignage de l’art de Bach.

  • Galipettes orientales

    Après une Olimpiade mitigée, notamment en raison de la fadeur de sa mise en scène, Dynamic ravira les amateurs de Galuppi par la parution de cet opera-buffa en 3 actes dont l'écriture virtuose et survitaminée ne peut que susciter l'enthousiasme et explique la renommée internationale dont le compositeur jouit à l'époque (il fut même nommé compositeur officiel de la Cour de Saint-Péterbourg).

  • La rencontre des Grands Canaux…

    A ma droite, la lagune, son Grand Canal bordé de palais délicatement rongés par les eaux, balayés par le soleil, avec leurs délicates arcatures gothiques, assoupi dans la torpeur estivale. A ma gauche, l'autre Grand Canal, illusion rectiligne alors que la perspective est forcé, vaste trait, point d'orgue glorieux du domaine d'Apollon, croisement qui permet sur des barquettes, gondoles et vaisseaux de guerre...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    “Armide enfin lève les yeux… »

    Il est intéressant parfois, quand on aime le répertoire baroque, de s'arrêter un peu sur le merveilleux et la magie dans cet art qui nous passionne. Si la présence des scènes de démons, des destructions massives de cités entières, les tempêtes et la magie sont des poncifs de l'opéra de l'âge moderne, le personnage de l'enchanteresse plus que sorcière est essentiel au monde musical baroque.

  • Gracieuses mais froides comme un printemps anglais…

    ... voilà l’impression que laissent, au bout de plus de deux heures d’écoute, ces Douze Sonates dites de Manchester redécouvertes relativement récemment dans les collections de la Bibliothèque Centrale de Manchester.

  • Nuits d’ivresse printanière

    Du Scarlatti au clavecin, mais pas celui qu’on croît, car un Scarlatti peut en cacher un autre. Le sourire aux lèvres, tel que dépeint sans doute par Francesco Solimena sur la jaquette. Vous autres lecteurs qui vous délectez de l’intégrale de Scott Ross des Exercices de clavecin de Domenico serez peut-être surpris d’apercevoir dans les bacs (d’un disquaire de goût) cette réédition où Rinaldo Alessandrini se lance avec jubilation et nonchalance dans les pièces d’Alessandro Scarlatti, bien plus célèbre pour ses oratorios. La parution célèbre le 350ème anniversaire de la naissance du compositeur...

  • « La musique militaire est à la musique (…) »

    Qui n’a jamais entendu la fameuse marche des Gonzague, que ce soit dans la martiale Toccata introductive de l’Orfeo de Monteverdi, ou son adaptation dans le premier chœur de ses Vêpres à la Vierge ? Cette Toccata de l’Orfeo, qui s’apparente à une fanfare militaire, est remarquable à double titre.

  • Glorieux
    31
    déc
    2009
    Glorieux

    Contrairement à toutes les règles de l'écriture à suspens, nous pouvons affirmer dès à présent que cette nouvelle version du sacro-saint Gloria de Vivaldi se hisse sans peine parmi les lauréats actuels de la discographie. On y trouve en effet une urgence dramatique, un dynamisme farouche et menaçant, une beauté élégiaque tout à fait sublimes...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    "Nella pupille tue folgora il lume", Almirena (dedans tes yeux rayonne la clarté)

    L'on serait presque enclin à soupirer devant un énième récital d'airs de Haendel, à la jaquette légèrement Andy Wahrolisée. Certes, la distribution en est alléchante, avec deux grandes dames du baroque que le livret encense sans mesure, mais l'on se dit tout de même que ces florilèges démembrant les airs des opéras sont autant de carottages géologiques d'un massif autrement plus intéressant.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Une basse au royaume du baroque

    Dans un univers vocal où les contre-ténors disputent la vedette aux sopranos à coup d'aigus flamboyants, quelle place reste-t-il pour les basses baroques ? L'enregistrement de Lorenzo Regazzo vient nous rappeler avec brio que les airs pour basse du répertoire haendélien, s'ils ne sont pas les plus connus, illustrent tout aussi bien l'art virtuose du Cher Saxon.

  • Pendez l’ingénieur du son !

    Paolo Pandolfo est un grand gambiste. Son intégrale des suites de Forqueray ou sa transcription de celles pour violoncelle de Bach chez Glossa nous l'ont amplement prouvé. Pourtant, cet enregistrement constitue un beau gâchis de talents. En effet, l'ingénieur du son, fan inconditionnel du toucher de Rinaldo Alessandrini (excellent claveciniste par ailleurs), a décidé de transformer le disque en récital soliste...

  • Une élégance virtuose

    Ah, quel séducteur que ce Fabio Biondi, malgré une photo de jeunesse peu réussie dans le livret ! D'accord, le violon sonne un peu maigrelet dans les aigus, mais la douceur du phrasé, la facilité dans les ornements, le caractère spontané et volontaire du jeu du violoniste forcent toujours l'admiration.