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  • Publié dans : CD / DVD - Critiques
    Folies partagées pour Les Passions

    Après une formidable trilogie consacrée à Jean Gilles et cinq autres disques vocaux explorant le répertoire sacré des XVIIe et XVIIIe siècles, dont de saisissants Motets pour trois voix d’hommes de MA Charpentier, le chef et flûtiste montalbanais Jean-Marc Andrieu s’en revient de façon espiègle à la musique instrumentale avec son orchestre Les Passions. C’est une occasion devenue rare de l’entendre à nouveau à la flûte à bec, dans un pur esprit chambriste.

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    Des moustaches à la Joconde ? (Bach, Variations Goldberg, Duo Mélisande – Rochemontès, 01/03/2015)

    Initialement composées pour le clavecin, les Variations Goldberg ont été transcrites à de nombreuses reprises d’abord pour le piano ou l’orgue, mais aussi la harpe, un orchestre à cordes, un consort de violes ou un trio à cordes. L’idée d’une transcription pour deux guitares se conçoit d’autant mieux que comme le note Gilles Cantagrel : « des cordes pincées du clavecin à celle de la guitare, l’écart est moindre que celui du passage du piano, à l’orgue, voire à un ensemble instrumental ». Et souvenons-nous que la pianiste Rosalyn Tureck considérait que la musique de Bach étant essentiellement abstraite,...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Sondern Barrabam ! (Bach, Passion selon Saint Jean, Collegium Vocale Gent, Herreweghe – TCE, 03/04/2015)

    Nul doute que Philippe Herreweghe connaît sa Saint Jean sur le bout des ongles... Ce soir, au Théâtre des Champs Elysées, le chef a livré une vision personnelle, finement ciselée, touchante et fervente, narrative et puissante de cette grande fresque. Force est d'avouer que Philippe Herreweghe a réussi une interprétation marquante. Marquante par son lyrisme intense et sa cohérence : voilà une Passion qui baigne dans un climat de déploration sans s'y complaire.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    “Croix, supplices, joie des âmes” (Bach, Passion selon Saint Matthieu, Concert Lorrain, Prégardien – Luxembourg, 25/03/2015)

    Avec la Philharmonie Luxembourg, le Grand-duché, qui compte environ un demi-million d’habitants, dispose de l’une des salles de concerts les plus prestigieuses d’Europe. Elle est située sur le Plateau du Kirchberg à Luxembourg-Ville. La Philharmonie Luxembourg, dénommée « Salle de concerts grande-duchesse Joséphine-Charlotte », a été inaugurée en 2005...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Acte de foi ? (Bach, Oratorio de Noël, Les Talens Lyriques – TCE, 20/12/2014)

    Les fêtes de fin d’année sont l’occasion chaque année de mettre Bach à l’honneur, qu’il s’agisse de la famille Bach, des Passions ou de son Oratorio de Noël qui fait l’objet de cet article.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Les divins poèmes de la douleur (Sabadus, Engeltjes, Il Pomo d’Oro – Salle Gaveau, 26/11/2014)

    La Salle Gaveau donnait un très bel aperçu des œuvres religieuses de la première moitié du XVIIIème siècle parmi les plus appréciées du public : le Stabat Mater de Pergolèse et le Nisi Dominus de Vivaldi. Bien que ces oeuvres sont régulièrement jouées, cette soirée était l’occasion de découvrir une nouvelle interprétation par deux jeunes contreténors à la colorature différente accompagnés par l’ensemble Il Pomo d’Oro.

  • Der Geist königlich im Glanze sein (Bach, Köthener Trauermusik, Ensemble Pygmalion – Harmonia Mundi)

    Dès les premières notes du chœur d'ouverture, empruntées à la Reine de Pologne qui n'y pouvait plus trop voir d'inconvénients, la musique de Bach nous happe, nous caresse, les instrumentistes de l'Ensemble Pygmalion nous saisissent : et peu importe après tout!

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    50 ans !!! (Monteverdi Choir – English Baroque Soloists – John Eliot Gardiner – Cité de la Musique, 06/10/2014)

    C’est en 1964 qu’un jeune chef britannique d’à peine 20 ans, étudiant au King’s College de Cambridge, du nom de John Eliot Gardiner, a fondé le Monteverdi Choir, pour donner en concert les Vêpres à la Vierge de Monteverdi à la chapelle de son école. Depuis, avec une exigence stylistique qui révolutionna le monde musical de l’époque, il a parcouru un long chemin avec ses choristes, auxquels s’ajoute une autre formation, English Baroque Soloists, dès 1978.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    « Immortal Bach » – Le Concert de l’Hostel Dieu – Lyon, 30/09/2014)

    Au cœur de la Presqu’île lyonnaise, la basilique de Saint Martin d’Ainay demeure une des plus belles traces de l’art roman dans la cité …. Sa pierre doucement rosée encadre un chœur tapissé de mosaïques au caractère byzantin, qui se prolonge en voûtes rondes et propres à faire résonner la musique. Mais pas n’importe quelle musique. Etrangement, c’est celle composée au siècle dernier qui fut portée par Le Concert de l’Hostel Dieu de la manière la plus touchante.

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    « Quand tous voient le Créateur expirer, Que feras-tu pour ta part ? » (Bach, Passion selon Saint Jean – Itay Jedlin – Ambronay, 19/09/2014)

    Cet appel lancé par Bach dans l’ultime air de ténor de sa Passion selon St Jean, Itay Jedlin et son Concert étranger le firent résonner d’une manière bouleversante hier, en l’abbaye d’Ambronay. Ayant fait le choix d’un effectif orchestral assez restreint, le chef fit la part belle au texte même, suivant la volonté de Bach, et permit ainsi à cette œuvre magistrale d’atteindre toute sa force expressive.

  • La poésie de la Musique (Bach, Clavier bien tempéré – Weiss – Satirino)

    Cette nouvelle édition sous forme de coffret-livret de Das Wohltemperierte Klavier –Le Clavier bien tempéré de Johann Sebastian Bach, interprétée par Kenneth Weiss mérite de loin une écoute attentive. Les deux livres du Clavier bien tempéré, élaborés entre 1722 et 1744, contiennent chacun 24 préludes et fugues écrits dans les 12 demi-tons de la gamme chromatique soit 24 modes majeurs et mineurs.

  • Publié dans : Articles - Dossiers
    Réflexions de Glenn Gould

    Glenn Gould a toujours aimé Bach avec lequel le jeune virtuose commença son ébouriffante carrière chez CBS en 1955, avant de tirer sa révérence auprès du Cantor avec un nouvel enregistrement en 1981, toujours des Goldberg, démembrées, disséquées, écartelées, reconstruites avec un goût de la provocation, de l'iconoclaste, du risque mais aussi du génie.

  • Publié dans : Documents - Dossiers
    Emprisonnement à Weimar et congé de Cöthen

    En 1717, après la mort du vieux maître de chapelle Drese, le duc de Weimar nomme son fils sans proposer la charge à Bach. Le compositeur en est profondément vexé. En même temps, les relations entre le jeune duc Ernst August dont Bach est plus proche se détériorent avec son oncle le duc régnant Wilhelm Ernst.

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Pieter Jan Leusink, directeur musical du Holland Boys Choir

    Pour mieux appréhender l'intégrale des cantates de Bach par Pieter Jan Leusink, parue originellement dans l'édition Bach 2000 de Brilliant Classics et controversée à l'époque en raison d'un marathon de 15 mois d'enregistrement, alors que les notes de programme sont inexistantes, nous pensons tout à fait éclairant de se référer à l'excellente interview menée par le Bach Cantatas website...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Mal infusée (Bach, Passion selon Saint Jean – Suzuki – Pleyel, 19/04/2014)

    La semaine sainte est l’occasion de renouer avec le sacré, avec la quintessence du spirituel notamment musical. Quasiment par tradition, la Salle Pleyel nous présente un programme avec les Passions de Bach et la participation des grands noms de la scène baroque.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Stupeur et tremblements (Telemann, Bach – Arsys Bourgogne, Opera Fuoco, Stern – Cité de la Musique, 01/04/2014)

    Il est des compte-rendus sur lesquels la plume préfère regagner son encrier, et fuit l'espace immaculé de la feuille. Des soirs de méforme, de relative déception, où même les plus grands peuvent faillir. Alors, on avouera brièvement, avec franchise, qu'Opera Fuoco n'était pas dans son assiette en ce concert du 1er avril...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Cycle Johann Sebastian Bach – Les tempéraments (Cité de la Musique, mars 2014)

    S’il est une œuvre pour clavier dans l’histoire de la musique dont tout le monde peut citer de mémoire quelques courts extraits (sans savoir forcément à quoi ils se rattachent), c’est bien celle de Johann Sebastian Bach. N’est-ce pas parce que, pour beaucoup d’entre nous, cette oeuvre se rapporte à ces heures de nos enfances où nous étudiions tel menuet, telle invention ou tel prélude et fugue après le goûter et les devoirs du soir ?

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Vernis Martin (Bach, Suites anglaises – Béatrice Martin – Cité de la Musique, 13/03/2014)

    Nous voici devant le magnifique Ruckers ravalé par Taskin, avec ses piétements à la droiture cannelée si Louis XVI, contrastant avec les aimables rinceaux sur fonds dorés qui ornent la caisse et au milieu de la luxuriance desquels se nichent quelques aimables angelots.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Un clavecin qui en pinçait pour le luth (Bach, Baumont, Cité de la Musique, 13/03/2014)

    On ne s’attardera pas tant que ça sur le fameux Lautenwerk, à propos duquel les lecteurs trouveront un peu plus de matière dans la critique du disque paru pratiquement au même moment, et ces quelques lignes auront plutôt le mérite de rendre compte de ce concert double, puisqu’Olivier Baumont a choisi à la fois d’interpréter des pièces pour clavecin-luth ou luth sur une reconstruction de William Martin (1991) utilisée également pour le CD tout juste paru chez Loreley, ...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    A charmer les lions (Bach, Suites françaises – B. Rannou – Cité de la Musique, 16/03/2014)

    Blandine Rannou. Nous ne cachons pas ici notre admiration pour la claveciniste, pour son éloge de la lenteur, son spleen équilibré et doux-amer, cette manière si unique qu'elle a de laisser sonner puis mourir les notes, en leur conférant profondeur et conviction.

  • En Filigrane
    22
    mar
    2014
    Publié dans : Concerts - Critiques
    En Filigrane

    Pour certains le clavecin est un instrument étrange, pour d’autres il est assimilé à l’agacement du son grêlé qu'il génère. Mais les cordes pincées qui nous invitent à réinventer nos approches de Bach et nos préjugés sur l’art intimiste du clavier sont le clair reflet non seulement d’une esthétique mais aussi d’une idiosyncrasie.

  • La cérémonie
    22
    mar
    2014
    Publié dans : Concerts - Critiques
    La cérémonie

    Dans les pérégrinations d’un journaliste, il est des concerts particuliers. Le programme annonçait de belles heures, la renommée clamait de sa trompette altière la grandeur d’un interprète. Et l’illusion ajoutait un brin d’excitation, une puissance dans la fantaisie, une touche d’émotion dans le fantasme.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Il Ritorno di Rinaldo

    Quel bonheur de retrouver le soleil ! Après les frimas de l’hiver cérémonieux et sévère, voici arrivé l’astre de feu venu de la Méditerranée. Eh oui, n’en déplaise aux couleurs du bronze de la statue du Cantor, les Italiens rendent un vibrant témoignage de l’art de Bach.

  • Summertime
    22
    mar
    2014
    Publié dans : Concerts - Critiques
    Summertime

    Nous autres baroqueux connaissons bien les enregistrements quasiment intégraux de Bach par Christophe Rousset. C’est tout naturellement que l’annonce de deux partitas sous ses doigts allait nous ravir. Tout d’abord, Christophe Rousset entama dès le départ un dialogue avec son public, s’adressant directement à nous...

  • Le passé d’une illusion

    Dans un renversement des valeurs, on avouera de manière iconoclaste que héros de cet enregistrement n’est pas l’interprète, mais l’instrument. Un instrument hybride et ambigu, hermaphrodite, indéfini. On écoute le Prélude en do mineur, qui tient terriblement du luth ou de la guitare avant que le prélude de la suite en do mineur n’apporte une sorte de théorbe un peu atrophié, aux graves bougons.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Les derniers feux des castrats

    Le contre-ténor américain Bejun Mehta se produit assez rarement sur les scènes françaises, ce qui est bien dommage. De passage à Versailles pour nous offrir quelques airs extraits de son dernier CD "Che puro ciel", il nous a livré un panorama instructif des airs pour catrats dans la seconde moitié du XVIIIème siècle,...

  • Animal savant
    12
    jan
    2014
    Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Animal savant

    Il y avait eu un Telemann de bon aloi (Ambronay éditions). Convaincant mais un peu sec. Et voici les Esprits Animaux qui nous reviennent pour des transfigurations. Pour commencer, il faut bien avouer que le titre de ce programme qui ouvre la voie à un pot pourri allant « de la passacaille à la fugue, de la sonate aux chansons à boire, de la partition à l’improvisation » semble un prétexte à une plongée personnelle dans l’univers baroque...

  • Au clair de la Lune

    Superbe métal lunaire, bleuté et fier, vigoureux et ferme, aux reflets changeants mais impérieux. Voici un grand enregistrement de Christophe Rousset, parfois un peu trop altier voire raide, décidé, très articulé. Le choix du Ruckers 1628 du Château de Versailles, ravalé au XVIIIème siècle par Blanchet, est plus que judicieux,...

  • Publié dans : Actualités - Brèves
    Anagramme de Bach

    Saviez-vous que Jean-Sébastien Bach, compositeur à la cour de Sa Majesté le Roi de Pologne et Prince-Electeur de Saxe, maître de chapelle de Son Altesse le Prince d'Anhalt-Cöthen et cantor de l'école de Saint Thomas de Leipzig est l'anagramme de ...

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    « Les maîtres de musique »

    Après l'édition de l'an passé, nous revoici à Lanvellec pour la fin de cette édition consacrée cette fois-ci consacrée aux maîtres de musique, mais qui ne délaissera pas la "folie" qui nous avait précédemment gagné. On y retrouve cette ambiance si particulière et terriblement difficile à transcrire, la magie des lieux que transcende la musique...

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    « L’Itinéraire »

    Comme le veut la tradition c'est Ton Koopman qui ouvre à l'orgue l'itinéraire en tant que tel, ce parcours musical autour duquel le festival a grandi au fil des années. Variant les jeux avec bonheur dans le Ballo en sol de Sweelinck il va nous conduire sans heurts jusqu'à la lumineuse Bergamasca en Sol majeur de Frescobaldi

  • Ceci n’est pas une cantate (bis)

    Malgré tout le bien que nous pensons de cette réalisation, qui adopte une vision lumineuse et sereine, doublée d'une clarté des lignes de Pulcinella qui n'est pas sans rappeler les enregistrements de Christophe Coin, nous devons hélas être cohérents avec nos convictions, que certains trouveront extrêmes…

  • J.S Bach ou le raffinement

    C'est avant tout la sublime musique de J.S. Bach qui est mise en valeur dans ce disque, enregistré en 1991. On ressent très bien à quel point Bach se met au service de son texte en illustrant au mieux et de façon variée des mots qui sont chacun porteurs de sens. Ainsi, le dernier air de la cantate BWV 82 se caractérise par un balancement très dansant et qui sert à merveille le texte explicite...

  • Le changement dans la continuité

    Jamais deux sans trois. Après un enregistrement un peu vert chez Virgin (1989) et la magnifique version de référence de 1996 (Harmonia Mundi), Philippe Herreweghe récidive avec cette nouvelle parution lumineuse, fervente et contemplative. Rondeur des courbes, hédonisme sonore permanent, prise de son superlative, malgré les nombreux attraits de cet opus, force est d’avouer que le meilleur rival d’Herreweghe n’est autre que lui-même...

  • Rêveur et mystérieux

    Etrangement, cette critique était déjà terminée aux trois-quarts depuis février dernier, date de parution de cet opus remarquable. Puis, des évènements tragiques personnels sont venus en bouleverser quelque peu la parution, qui fut mise de côté, tout simplement.

  • Missa 1733 : le making-off de la Messe en Si

    C'est à une Messe en Si véritablement surprenante que nous avons à faire ici. Cette Messe clôt une trilogie consacrée aux Messes Brèves de Bach. Les deux premiers enregistrements toujours chez Alpha ayant suscité en nous une grande ferveur et une belle admiration pour cet ensemble si jeune, c'est avec d'autant plus d'excitation que nous attendions ce dernier opus.

  • « L’amour le plus parfait n’est pas le mariage. » Pierre Corneille, La galerie du palais

    Le mariage est une célébration religieuse, cela est entendu. Mais les réjouissances ne se font pas qu’à l’église, et le présent programme mêle des œuvres destinées à l’office — la cantate de Böhm et celle de Johann Sebastian Bach — à d’autres qui évoquent davantage les festivités familiales qui le suivait.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques
    Le Maître de Musique

    Ceux qui ont regardé consciencieusement un générique de la série Kaamelott le savent déjà : le talent d’Alexandre Astier ne se limite pas à jouer la comédie. En plus d'être l’auteur de la série, il est également, entre autres, le compositeur de sa musique, tout comme de celle de son film David et Madame Hansen.

  • Ceci n’est pas une cantate

    Rarement un enregistrement aura été aussi irritant. Irritant, parce qu'il recèle de très belles pages, et que ce florilège de sinfonias ou d'airs extraits de l'œuvre religieuse de Bach s'avère relativement agréable à l'écoute, avec un orchestre coloré et vif, doté de cordes nerveuses, accompagnant avec grâce la prestation superlative de Nathalie Stuztmann, au timbre velouté, plein, cuivré, d'une souplesse combinée à un sens théâtral affirmé.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Happy birthday to you, Mr President !

    25 ans déjà que la Simphonie du Marais écume avec élégance et sensibilité un répertoire extraordinairement varié mais où figure en bonne place la musique française et en particulier le répertoire lullyste. Pour ouvrir le bal de ces trois concerts très différents de la Simphonie qui revient dans le Marais parisien, Hugo Reyne a choisi des pièces en trio, expliquant de sa voix agréable et confidentielle, comme s’il se parlait à lui-même autant qu’au public privilégié assis à peine quelques mètres de lui, qu’il a souhaité d’abord renoué avec son rôle de flûtiste et de chambriste...

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Sigiswald Kuijken, violoniste

    Entretien avec Sigiswald Kuijken, violoniste, directeur musical de La Petite Bande, et de Sara Kuijken, violoniste. Muse Baroque : vous avez choisi de jouer ce soir les quatre Ouvertures de Bach. Pour être un petit peu provocateur, ne s’agit-il pas avec cette succession de danses à la française d’une des œuvres les plus curiales et les plus convenues du compositeur ?

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Violaine Cochard, claveciniste

    Entretien avec Violaine Cochard, claveciniste, chef de chant et membre fondateur de l'ensemble Amarillis. Le Café de la Musique, ses banquettes élimées, son atmosphère un peu jazzy. Violaine Cochard arrive, souriante et naturelle, l'oreille collée à son téléphone pour vérifier encore quelques détails sur la facture du clavecin avec Laurent Soumagnac - pour ne pas dire de bêtises - avoue t-elle malicieusement. Nous espérons ne pas en avoir trop dites, lors de cette conversation amicale et détendue que nous avons le plaisir de vous faire partager...

  • Le chant des sirènes (« Bach dramas » – L. Garcia Alarcon – Ambronay ed.)

    Lorsque le pas effréné des touristes curieux se pressent dans la Thomaskirche de Leipzig, ils doutent parfois que ce lieu presque kitsch par ses colonnes palmées et rougeâtres fut le siège des plus solennelles cantates du Cantor marmoréen. Et si l’on y fait attention, sous les pieds du visiteur repose sa figure, restes enfouis sous la chape de bronze aux initiales devenues syllabe sacrée d’un démiurge terrible.

  • Les caprices d’un fleuve

    Janvier 2012. Il y a des enregistrements qui fascinent. Dont l'univers happe l'auditeur, annihile sa conscience, le happe irrésistiblement, le ballotte au gré de l'écume des notes. Ces Variations comptent parmi ceux-là. On ne les attendaient pas. Ou plutôt pas comme ça, pas si fortes, pas si intenses.

  • Shaked but not stirred !

    Les Concertos pour clavecin de Bach datent de l'époque de Leipzig, alors que Bach dirigeait le Collegium Musicum de 1729 à 1739 dans la salle ou les jardins du Café Zimmermann. Cependant, l'écriture de certains d'entre eux remonte probablement à de plus vertes années dans les cours de Köthen et Weimar...

  • Un souffle printanier venu de Germanie…

    Six Concerts Avec plusieurs Instruments Dédiées A Son Altesse Royalle Monseigneur Crêtien Louis, Marggraf de Brandenbourg & c. & c. & c., par Son tres-humble & très obeissant Serviteur Jean Sebastian Bach. Maître de Chapelle de S.A S. le prince regnant d’Anhalt-Coethen. [...] Voici l’incipit de la dédicace écrite en français que Bach adressa en 1721 au margrave du Brandebourg...

  • Le mineur lui va si bien…

    L’instrument est magnifique, l’interprétation ne l’est pas moins. Nous ne reviendrons pas en détail sur ce superbe Dulcken des années fourties (1740’s) dont l’histoire est contée en détail dans l’entretien que nous a accordé Violaine Cochard. Mais il faut tout de même en dire quelques mots, ne serait-ce parce que cet enregistrement trouve son point de départ dans l’envie de la musicienne d’immortaliser le timbre riche et brillant de l’instrument...

  • Un enregistrement pour l’Homme et pour toujours

    Il est des enregistrements que l’on attend depuis longtemps sans le savoir vraiment. Celui que nous offre, et le mot est exact, Amandine Beyer est bouleversant. Tout baroqueux connaît cette élève brillante de Chiara Bianchini, et tout amoureux de la musique va à présent aimer cette artiste rare.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    « Remember me, but don’t remember my fate »

    Danielle de Niese, la soprano qui danse, ce fut pour beaucoup la Cléopâtre de Glyndebourne, mélange détonnant de sensualité, d’innocence et de rouerie. Dans la même veine, la femme fatale récidiva dans un Couronnement de Poppée sous la baguette d'Emmanuelle Haïm (Decca).

  • Charmant trente-deux pièces, lumineux, à revisiter au plus vite

    Les souvenirs d’amour, nous dit Proust, ne font pas exception aux lois générales de la mémoire, elles-mêmes régies par les lois plus générales de l’habitude. Ceux qui nous reviennent le plus souvent finissent par perdre un peu de leur force. Gageons qu’il en va de même des souvenirs des chefs d’œuvre chez les passionnés de musique.