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  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Pieter Jan Leusink, directeur musical du Holland Boys Choir

    Pour mieux appréhender l'intégrale des cantates de Bach par Pieter Jan Leusink, parue originellement dans l'édition Bach 2000 de Brilliant Classics et controversée à l'époque en raison d'un marathon de 15 mois d'enregistrement, alors que les notes de programme sont inexistantes, nous pensons tout à fait éclairant de se référer à l'excellente interview menée par le Bach Cantatas website...

  • J.S Bach ou le raffinement

    C'est avant tout la sublime musique de J.S. Bach qui est mise en valeur dans ce disque, enregistré en 1991. On ressent très bien à quel point Bach se met au service de son texte en illustrant au mieux et de façon variée des mots qui sont chacun porteurs de sens. Ainsi, le dernier air de la cantate BWV 82 se caractérise par un balancement très dansant et qui sert à merveille le texte explicite...

  • Ceci n’est pas une cantate

    Rarement un enregistrement aura été aussi irritant. Irritant, parce qu'il recèle de très belles pages, et que ce florilège de sinfonias ou d'airs extraits de l'œuvre religieuse de Bach s'avère relativement agréable à l'écoute, avec un orchestre coloré et vif, doté de cordes nerveuses, accompagnant avec grâce la prestation superlative de Nathalie Stuztmann, au timbre velouté, plein, cuivré, d'une souplesse combinée à un sens théâtral affirmé.

  • Le chant des sirènes (« Bach dramas » – L. Garcia Alarcon – Ambronay ed.)

    Lorsque le pas effréné des touristes curieux se pressent dans la Thomaskirche de Leipzig, ils doutent parfois que ce lieu presque kitsch par ses colonnes palmées et rougeâtres fut le siège des plus solennelles cantates du Cantor marmoréen. Et si l’on y fait attention, sous les pieds du visiteur repose sa figure, restes enfouis sous la chape de bronze aux initiales devenues syllabe sacrée d’un démiurge terrible.

  • "Extase des regards, scintillement des nimbes !" (Stéphane Mallarmé)

    Brillant hautboïste (dont nous avons pu apprécier la virtuosité il y a quelques semaines à Froville aux côtés de Damien Guillon), Marcel Ponseele nous livre ici trois cantates de Bach faisant appel à cet instrument, ainsi que le beau lamento Ach, dass ich Wassers gnüg hätte de Jean-Christophe Bach (composé pour une voix d'alto).

  • Musiques de la Ville Rouge

    On connait assez mal les musiques de la brumeuse Europe du Nord, passées les Îles Frisonnes, la venteuse Héligoland et les côtes voisines du Danemark il est d'usage de croire à un désert primitif et obscur. Mais, au lendemain de la terrible et sanglante Guerre de Trente Ans (1618-1648), l'Allemagne et le monde baltique ont développé un style musical propre.

  • Déception
    3
    mai
    2010
    Déception

    Ce disque historique regroupe deux enregistrements bien distincts consacrés tous deux aux cantates italiennes pour alto du début du XVIIIème siècle. Hélas, l’on aura connu des mets jacobsiens bien plus digestes.

  • Sei getreu !
    31
    déc
    2009
    Sei getreu !

    Ce voyage, c'est celui d'un quatuor de solistes d'exception. Françoise Lasserre a choisi comme fil directeur de ce programme le motif de la chaconne, le fameux tétracorde descendant reposant sur quelques notes d'un thème répété, avec parfois une utilisation envoûtante en basse obstinée.

  • Un Bach dégraissé

    Voici Bach à la diète. Non celle de Ratisbonne, mais en cure d'amincissement. Bach à Bath en somme. Il faut dire que toute la profession semble s'acharner sur le pauvre homme. Le Dr. Rifkin a fait des émules depuis 1981, et les Dr. Parrot, Butt, McCreesh, Junghänel, S. Kuijken puis Pierlot ou Minkowski se sont ralliés, avec plus ou moins de bonheur, à ce traitement de choc.

  • Gelobet sein
    31
    déc
    2009
    Gelobet sein

    Pour les impatients qui ne pourront pas attendre la suite des gros coffrets d'ébène, Masaaki Suzuki poursuit avec constance et inspiration son intégrale des cantates de Bach. Cette nouvelle étape du périple bacchien est fidèle aux précédentes, nimbée d'une douceur tendre, d'une ferveur humble.

  • Un pèlerinage comme une incantation

    Nombreux sont les chefs à s’être lancé dans l’intégrale des cantates de Bach, mais la démarche de John Eliot Gardiner possède une force incantatoire, qui fait de chaque concert, une étape chaque fois plus envoûtante servant avec fidélité et fougue, passion et raison l’architecture complexe de l’esprit et de la musique de Bach.

  • Lui clouer Lübeck

    Ton Koopman aime les fioritures, la pompe et les ors. On lui a d'ailleurs souvent reproché son toucher immensément léger, les appogiatures dont il se délecte, la joyeuse rutilance de ses cantates de Bach qui manquent souvent de spiritualité. Koopman, c'est un peu l'anti-Suzuki, pourtant son élève.

  • Sacré Erlebach !
    31
    déc
    2007
    Sacré Erlebach !

    Voici une addition bienvenue à cette période trop peu connue de la musique baroque allemande de l'avant-Bach. Comme si l'imposante stature du Cantor avait éclipsé tous ses prédécesseurs, reléguant Buxtehude, Schelle, ou ce brave Erlebach à un coin sombre de postérité.

  • Un Bach méconnu
    27
    fév
    2006
    Un Bach méconnu

    On doit à la monumentale initiative de Teldec la Valise Bach 2000 qui célèbre les 250 ans de la mort du Cantor de Leipzig par l'intégrale discographique de ses oeuvres (excepté quelques chants du Schmelli Gesangbuch). Un des cubes modernes et disgracieux de cette remarquable discothèque est consacré aux cantates profanes de Bach.