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  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Les Enfers en triomphe (Gala Rameau, Le Concert Spirituel, Niquet – Metz, 09/11/2014)

    En cette fin d’après-midi à l’Arsenal de Metz, Hervé Niquet à la tête du Concert Spirituel et des Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles (CMBV) offre un programme exceptionnel comme ceux proposés au XVIIIe siècle, mêlant avec génie le sacré et le profane et s’inscrivant dans le cadre du Gala Rameau.

  • Que reste t-il du nom de Philidor aujourd’hui ?

    La Collection Philidor Fonds ancien à la Bibliothèque Nationale de France, tient son nom d’André Danican Philidor l’aîné, musicien de la Grande Ecurie de Louis XIV et garde de sa Bibliothèque de musique à partir de 1684. Les documents attestent de : Philidor l'aisné Ordinaire de la Musique du Roy et l'un des deux gardiens de la Musique de sa Majesté.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    « Vivez, Clorinde vous l’ordonne » (Campra, Tancrède – Schneebeli, Tavernier – Versailles, 07/05/2014)

    Bien entendu, l'histoire contrariée de Tancrède et Clorinde d'après la Jérusalem délivrée du Tasse, cette West Side Story des croisades comme la vante les notes de programme, c'est d'abord le Combattimento di Tancredi e Clorinda de Monteverdi, d'une puissance condensée inégalée.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    La Belle Mère amoureuse (Parodie d’Hippolyte & Aricie – Ensemble Philidor – Opéra Comique, 29/03/2014)

    Comme de nos jours, la parodie était au XVIIIème siècle le signe d'un indéniable intérêt des contemporains pour l'oeuvre originale. La parodie musicale avait en outre la vertu de rendre accessible à un plus large public les productions commandées pour l'Académie royale de Musique ou la Cour.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Gossec, ou la tragédie lyrique française entre modernité et tradition

    En cette seconde moitié du XVIIIème siècle, l'usage se développa à Paris de procéder à de nouvelles orchestrations d'ouvrages anciens, et de confronter lors des représentations le répertoire traditionnel aux œuvres nouvelles issues du même livret, toutefois généralement remanié.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    L’humanité triomphant d’un ordre barbare

    L'échec de son Echo et Narcisse (1781) avait signé l'arrêt de la courte carrière parisienne de Gluck, qui s'était retiré à Vienne. Celle-ci allait pourtant rebondir d'une manière surprenante. Dès 1780 en effet il était sollicité en vue de produire un nouvel opéra pour Paris ; le choix de l'intrigue se porta rapidement sur Les Danaïdes, tirée de la tragédie de Le Miette créée en 1758 à la Comédie-Française, Hypermnestre.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Une musique à se damner

    Le poème du Tasse et les passages relatifs à Renaud et Armide constituent une source féconde de l'opéra baroque en général - et français en particulier - avec travers les œuvres éponymes de Lully, Rameau et Gluck, pour ne citer que les plus connues. A la transition entre baroque et romantisme, l'œuvre de Sacchini nous en offre une vision moderne...

  • Le roi s’amuse
    15
    jan
    2013
    Publié dans : Concerts - Critiques
    Le roi s’amuse

    Les visiteurs du Musée du Louvre sont souvent des flâneurs impénitents ou des consommateurs pressés. Entre les hordes célères qui défaillent pour le sourire de Joconde et qui repartent aussitôt en tournant le dos à tant de merveilles pour le prix d’un tour des Champs Elysées ou d’un café au Starbucks, et ces autres qui se perdent dans les couloirs en quête du nouveau...

  • Prima le parole
    23
    jan
    2012
    Prima le parole

    Dans le monde de la musique et notamment de l’opéra, il est souvent d’usage de faire passer la musique avant le livret. Les musicologues, souvent aux prises des partitions et de l’esthétique, ne donnent pas l’impression de juger l’importance du livret comme objet d’analyse à part entière. Prima la musica, poi le parole diront certains ; mais sans ces parole la tragédie lyrique, le madrigal, le motet, l’opéra ne seraient pas.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    L’Écho retrouvé

    Présageant dans sa maxime lapidaire le temps des touristes absents, des cacophonies photographiques et des dialectes multicolores, Arbit Blatas, artiste plastique et laconique observateur du monde, nous livre l'image la plus précise de la Sérénissime délaissée par les hordes qui l'envahissent sans cesse.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    “La langue noble est moins favorable à la musique »

    Nombreuses sont les critiques qui ont fusé contre Alexandre Pitra, le librettiste adaptateur de cette Andromaque, tout comme autant de reproches d'inexactitude et d'imprécations contre ce que qualifiera le sulfureux comte Grimm d' hérésie du goût.

  • "Il aime la musique & s’y connoît" (J.-L. Lecerf de la Viéville)

    Le Prince et la musique : sous ce titre qui présente le Grand Louis sous les traits d’un Prince mécène de la Renaissance, et qui n’est pas sans rappeler celui de l’étude de Philippe Beaussant, Le Roi artiste (Payot, 1999), l’ouvrage dirigé par Jean Duron, chercheur au Centre de musique baroque de Versailles et directeur dudit Centre, analyse les passions musicales d’un roi dont l’omniprésence sur tous les fronts de l’art et de l’architecture n’est pas uniquement imputable au goût...

  • Le Poète des Grâces

    Voici bien des années que Buford Norman, professeur retraité de l'Université de Caroline du Sud, s'intéresse à la littérature et au théâtre du Grand Siècle et que ses recherches l'ont conduit à examiner les rapports entre la musique et les lettres au XVIIème siècle. Parmi ses articles sur Quinault, les mélomanes se souviennent du court essai qui accompagnait le livret de l'Alceste de Lully par Jean-Claude Malgoire (Astrée), d'autres ont parcouru ses éditions critiques de Quinault...

  • La luxuriance du chœur

    Grand oublié de l’histoire, Pierre Robert fut pourtant avec Henry du Mont celui qui porta durant la période la plus prospère du Règne de Louis XIV, le genre du grand motet à son accomplissement. Tout deux devinrent par semestre Sous-maîtres de la Chapelle Royale en 1663 et quittèrent leurs fonctions en raison de leurs réticences aux demandes d’évolution du Roi, en 1682 lors de l’installation officielle de la cour à Versailles.