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  • Raphaël : quatre consonnes, et trois voyelles

    Hum… oui… bon… m'enfin. Tels sont les mots qui viennent à la bouche du critique bredouillant et perplexe face à ce disque à la jaquette sublime, où un homme en bonnet (ressemblant à un vieux mandarin en chignon) passe devant un paysage de nuages ocres.

  • Le triomphe d’Alexandre

    On pourrait presque dire qu'Alessandro Scarlatti est à la cantate ce que Graham Bell est au téléphone. Car c'est sous sa plume et très prolifique que se stabilise la forme de la celle-ci avec ses récitatifs et ses airs da capos étendus. Gérard Lesne et Il Seminario Musicale effleurent dans ce disque à peine 1/100ème de sa production : 6 cantates sur 600 donc – quoiqu' Edwin Hanley en recense même 783 entre 1688 et 1725 -, principalement pour voix seule, avec un faible pour les tessitures de soprano et d'alto.

  • Enfin une version à emporter sur l’île déserte !!!

    L'œuvre déchaînait déjà l'enthousiasme dès le XVIIIème siècle en raison de la mort précoce de son auteur. Composé à la demande du Duc de Maddaloni, le légendaire Stabat Mater devait remplacer celui de Scarlatti en l'église Santa Maria dei Sette Dolori, à Naples. Il en conservait l'effectif : soprano, contralto, cordes et basses continue. Pergolesi acheva dans cette oeuvre la réunion du style antico et du stile moderno, juxtaposant ou fusionnant tour à tour archaïsme et modernité.

  • Un oratorio politique

    Pour un oratorio, Sedecia a tout de l'opéra. L'absence de choeur, les innombrables airs de bravoure, l'ambiance martiale puis pathétique de l'oeuvre confirment ce que laissait pressentir une partition aux timbales et trompettes rutilantes. Gérard Lesne est au mieux de sa forme et se taille la part du lion avec son incarnation magnifique du rôle-titre. A ses côtés, les autres solistes se surpassent. On remarque notamment les débuts prometteurs du très jeune Philippe Jaroussky, sans citer les belles performances de Peter Harvey et Mark Padmore, habitués de ce répertoire et toujours aussi excellents.