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  • Publié dans : Concerts - Critiques
    La Musique dignement fêtée … (Armide, Lully, Les Talens lyriques – Opéra national de Lorraine, 21 juin 2015)

    Si, partout en France ce week-end, la Musique était l’objet de tous les honneurs qui lui sont dus, les regards se devaient de converger vers une ville de l’Est de la France, Nancy. Cette cité connue entre autre pour sa sublimissime Place Stanislas rayonnait encore plus particulièrement par le spectacle en son sein le plus précieux, son opéra où était donnée Armide de Jean-Baptiste Lully coproduite par l'Opéra national de Lorraine et le Centre Chorégraphique National (CNN) – Ballet de Lorraine.

  • L’Allée du Roi s’en est allée (décès de Nina Campaneez)

    La réalisatrice Nina Campaneez est décédée le 9 avril dernier à l âge de 77 ans des suites d'une longue maladie. Scénariste et réalisatrice, les baroqueux retiendront surtout d'elle son chef d'œuvre télévisuel de 1995, l'Allée du Roi, d'apres les mémoires fictifs de Madame de Maintenon redigés avec élégance par Francoise Chandernagor. De cette adaptation exemplaire, qui dénote une fidélité remarquable au Grand Siècle, malgré une difficile chronologie...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Plaisirs enchantés des Gaules (Lully, Amadis, Choeur de Chambre de Namur – Les Talens Lyriques, Aparte)

    Après le succès de Phaéton (1683), Amadis marque une nouvelle étape de la fructueuse collaboration entre Lully et Quinault. Mais le contexte politique a fortement évolué en quelques mois, tandis que les deux compères renouvellent le genre de la tragédie lyrique en plusieurs de ses points fondamentaux. En France la Reine est morte en juillet 1683, et si dès octobre le Roi se remarie secrètement avec Madame de Montespan, il est tenu officiellement d'observer une période de deuil...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Phaéton solaire jusqu’à la chute (Lully, Phaéton, Les Talens lyriques, Aparté)

    De nos jours, Phaéton, de même que les opéras de Lully, figure hélas trop rarement à l'affiche des scènes lyriques françaises. La version de concert donnée en 2012 salle Pleyel sous la conduite de Christophe Rousset avait suscité forces louanges. Aussi il est heureux que, trente ans après le premier enregistrement intégral réalisé par Marc Minkowski (nous y reviendrons plus loin), la captation de cette soirée permette à tous de juger de ses qualités, et à quelques privilégiées de s'en souvenir.

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    Une lente mise en abîme (Mamamouchi, festival du Périgord noir – 09/08/2014)

    Les ambitions étaient grandes pour cette édition de l'Académie du Festival du Périgord noir : dix jours, une trentaine de stagiaires, deux danseurs, des comédiens, un conteur, des costumes et Michel Laplénie pour monter le Bourgeois gentilhomme de Molière/Lully, ou plutôt la musique de ce dernier, enrobée d'extraits de la pièce.

  • Publié dans : Documents - Dossiers
    Utmiutsol contre Uremifasolasiututut

    En 1748 paraissent Les Bijoux indiscrets, œuvre romanesque anonyme. Elle consiste en une succession de petites saynètes d'une Afrique imaginaire, traitées sur le mode ironico-comique, un peu à la manière des Lettres Persanes de Montesquieu, la légèreté en plus. En effet, première œuvre romanesque de Diderot (genre alors peu considéré), les Bijoux indiscrets sont également une œuvre de divertissement, avec des passages licencieux.

  • Publié dans : Documents - Dossiers
    Acte de soumission de Lully

    En septembre 1681, Joseph Clausel, l'un des conseillers secrétaires du Roi trépasse, ce qui laisse la charge vacante. Lully obtient l'autorisation du Roi de l'acheter à la veuve du défunt, moyennant la somme considérable de 63 000 livres, ce qui est fait le 23 décembre. Lully ne perd alors pas une demi-croche, et s'adresse au Chancelier Le Tellier pour initier la procédure de nomination.

  • Publié dans : Actualités - Brèves
    Lully et Rameau au coin d’une rue

    Il arrive que parfois la topographie fasse bien les choses. Et l'on se prend ainsi à remarquer que deux de nos grands compositeurs de tragédie lyriques, qui s'affrontèrent au-delà de la mort par leurs partisans interposés en une querelle aussi vaine que passionnante, se côtoient désormais au hasard des angles parisiens, en bonne compagnie puisque chaperonnés par Monsieur de Louvois.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Flamboyants (Festival Les Vénitiens à Paris, Flores, Reinhold, Alarcon – 28/03/2014)

    Dans le cadre royal de Saint-Germain l'Auxerrois, à quelques pas de la colonnade du Louvre, les bougies qui éclairaient sobrement ce soir-là le centre de l'église tissaient une atmosphère de raffinement pour des œuvres rarement entendues en France. On doit ici souligner l'originalité de la démarche consistant à proposer en miroir des œuvres produites à Paris par des compositeurs italiens...

  • Publié dans : Dossiers - Partitions
    Jean-Baptiste Lully (1632-1687)

    en collaboration avec Baptiste Boësset, Jean de Cambefort, Michel Lambert, Ballet de la Nuit (1653), Bibliothèque du Conservatoire, manuscrit recueilli par Philidor l’Aîné en 1690 (6,39 Mo) Le Triomphe de Bacchus LWV 30, mascarade (1666) (392 Mo) Le Ballet du Palais, représenté à Versailles lors des Plaisirs de l’Ile enchantée (1664) (300 Mo) Le Bourgeois Gentilhomme LW 43, comédie-ballet (1670) (11,4 Mo) Psyché LWV 56, tragédie en musique (1678) (26 […]

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Un beau jeune homme que ce CMBV !

    Son plus bel atour est certainement ce chœur unique en couleurs, textures et moelleuse volupté que sont les Pages et Chantres de Versailles. Fêtant ses 20 ans avec faste un beau coffret de trois CD vient prolonger l’éclat d’une naissance sous les meilleurs auspices. Olivier Schneebeli dirige avec passion cet ensemble vocal d’excellence depuis 20 ans.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    La Guirlande de mai (Le Triomphe de l’Amour, Piau, Corréas, Les Paladins – Naïve)

    Depuis la redécouverte du baroque français, les projets et les orchestres se sont multipliés, poursuivant les incessantes découvertes. Parmi les voix de la troupe pionnière des Arts Florissants se distinguèrent l’aérienne Sandrine Piau et la basse élégante de Jérôme Correas.

  • Une douce querelle

    Pour leur 4ème disque, les Bach Players dérogent au nom de leur ensemble, et décident de recréer un aimable face à face entre musique instrumentale française et italienne, permettant à l’auditeur de juger sur pièces des fameuses polémiques qui émaillèrent la fin du XVIIème et le début du XVIIIème siècle sur la supériorité de l’un ou l’autre style musical (cf. notre dossier sur le sujet).

  • Profond Carmin
    31
    déc
    2011
    Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Profond Carmin

    Les dernières pages du monumental Ulysse de James Joyce s'achèvent par l'éternel féminin, le monologue extraordinaire de Molly Bloom. Si la femme concupiscente du peu reluisant Leopold Bloom n'a rien d'une enchanteresse mythique, Joyce, en quelques pages, nous fait pénétrer au coeur même du subconscient...

  • « Atys, ne feignez plus, je sais votre secret » (Idas, Acte I, scène 2)

    Noël 2011. Le 13 mai dernier, nous subissions le choc dramatique et esthétique de la recréation du mythique Atys de Christie / Villégier à l’Opéra Comique, et nous ne reviendrons pas sur les qualités exceptionnelles de cette production, que nous avons abondamment décrites dans un compte-rendu enthousiaste auquel nous vous renvoyons.

  • Dédicace de Lully au Roi

    Armide fut la dernière tragédie lyrique de Lully, et sa dernière collaboration avec son complice de longue date, la poète Philippe Quinault. Sublime chant du cygne auquel le Roi ne daigna pas assister, las des scandales de la vie tumultueuse du Florentin et de ses mœurs dites italiennes.

  • Armide de Lully
    17
    fév
    2011
    Armide de Lully

    Crépuscule peut-être, mais flamboyant automne, brillant déclin, sublime chant du cygne. Armide fut la dernière tragédie lyrique de Lully, et sa dernière collaboration avec son complice de longue date, la poète Philippe Quinault. Il y aura bien la pastorale héroïque Achille & Polyxène sur les médiocres vers de Jean Galbert de Campistron en 1687...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    « Allons, allons, accourez tous ! »

    Atys. La tragédie en musique que, sans doute, les mélomanes connaissent le mieux. Peut-être la première qu’ils ont vraiment connue et appris à connaître, malgré le premier Alceste de Malgoire (1975), malgré Les Boréades de Gardiner (1983), deux productions qui ont contribué à faire connaître la première mouture de l’opéra français...

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Pascal Rambert, auteur, acteur, metteur en scène, cinéaste

    Entretien avec Pascal Rambert, auteur, acteur, metteur en scène, cinéaste, autour d'Armide de Lully. On ne l'attendait pas dans ce répertoire. L'auteur et metteur en scène de Libido Sciendi, célèbre pour ses mises en scènes ultra-contemporaines et minimalistes, a soudain fait une incursion du côté de l'absolutisme triomphant avec une tragédie lyrique à la française. Alors, en un mot comme en cent, pourquoi et comment ?

  • Cadmus & Hermione de Lully

    Nom : tragédie mise en musique. Date de naissance : 1er février 1673. Parents : Jean-Baptiste Lully, Philippe Quinault. Telle pourrait être l'en-tête de la fiche signalétique de cette œuvre complexe et expérimentale, qui présente déjà, et de manière incroyablement aboutie, les caractéristiques de l'opéra français du Grand Siècle

  • Publié dans : Actualités - Edito
    Le sort de Phaéton se découvre à mes yeux…

    En rangeant les carnets de la Muse, nous sommes tombés sur de vieux cartons perdu dans le grenier. Quelle ne fut pas notre surprise à l'ouverture d'une oblongue capsule de découvrir cette lettre inédite et éclairante, datée de décembre 1682, au style maladroit et frisant le pastiche, qui nous conte, outre les amours du Comte de V***, l'impatience de la cour à découvrir Phaéton de Lully, dont le première représentation eu lieu dans le Manège de la Grande Ecurie le 6 janvier 1683...

  • Publié dans : Actualités - Edito
    L’Hiver a beau s’armer de glace et de frimas

    ... Lorsqu'il vous plaît de vaincre, il ne vous retient pas écrivait ce poète courtisan qui avait à se faire pardonner ses années de Fronde qu'était Quinault (dédicace au Roy d'Alceste, 1674). Alors voici bientôt venir ce vieillard menaçant et grelotant, cette saison ingrate qui inspire à Vivaldi le clapotis de la pluie, le souffle du vent et la cheminée salvatrice, décharne les arbres, qui nous donne l'exil d'Io en terres glaciales face au célèbre chœur des Trembleurs d'Isis de Lully.

  • « O che nuovo stupor »

    Septembre 2009. Pour célébrer les 50 ans de la mythique collection Das Alte Werk de Teldec (désormais partie intégrante du groupe Warner), le label a décidé de rééditer son catalogue avec de nouvelles jaquettes, avec à la fois les enregistrements historiques (les anciens Teldec marrons puis crème), et les nouveaux enregistrements (ex-jaquettes blanches).

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Miroir, mon beau miroir…

    Première question en voyant cette Psyché : mais où donc est passé Quinault, le fidèle comparse, le librettiste galant qui sombra dans la piété à la fin de sa carrière ? Et pourquoi Lully s'est-il acoquiné avec ce Corneille de l'Isle (Thomas Corneille) aux vers d'une indigeste indigence passant du niais bancal...

  • L’Art du ballet
    31
    déc
    2008
    Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    L’Art du ballet

    Jusqu’ici, le ballet de cour a peu intéressé les musiciens, à l’exception, notable, d’Hugo Reyne : il a en effet déjà donné un remarquable Ballet de Flore dès le volume II de sa collection "Lully ou le musicien du Soleil", puis, dans le volume consacré aux musiques du mariage de Louis XIV, l’intégralité des deux ballets accompagnant les opéras de Cavalli représentés en France...

  • "Quand on lui dit : Comment? Il répond, je le veux." (Arbas, Acte I, scène 1)

    Voici presque un an que nous attendions cette parution après l'émerveillement des représentations de l'Opéra Comique. Nous ne reviendrons pas ici sur le contexte et les caractéristiques de l'œuvre elle-même qui sont étudiés dans un article dédié, mais uniquement sur la captation de ces instants de magie, que le souvenir et les mois passés ont sublimés.

  • Publié dans : Actualités - Edito
    L’Apothéose de Lully

    Voici une édition un peu particulière de Muse Baroque puisque le numéro de ce mois-ci fait la part belle à Lully (le titre de l'éditorial fait référence à l'œuvre que Couperin dédia à sa mémoire). Il faut dire que l'occasion était trop belle pour qu'on la laisse s'échapper. Songez donc, ô lecteurs, à l'étrange conjonction des astres qui décida de la coïncidence de trois évènements consacrés à des tragédies lyriques de celui qu'on surnomma Baptiste et dont l'ombre imposante plana longtemps après sa disparition sur l'Académie Royale de Musique...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Le luth dans la fosse

    On pourrait dire enfin : enfin voici ce Thésée qui manquait à la discographie lullienne ; car s’il y avait le travail effectué par Christie avec l’Académie d’Ambronay, aucune publication n’avait suivi. Maintenant que les illustres personnages de cette tragédie en musique – illustres Égée, Thésée et Médée elle-même, que dire encore ? – ont été portés au disque...

  • Lully chez Couperin

    Dans son unique Livre de Pièces de Clavecin de 1689, D'Anglebert glisse au sein de ses suites plusieurs transcriptions de Lully qu'il arrange avec un soin extrême et ornemente avec goût. On retrouvera ainsi de grandes pages telles la Passacaille d'Armide, les Ouvertures de Proserpine ou d'Isis, la Chaconne de Galatée.

  • Franchissons le Pont d’Ercole

    Ce livre, premier de la collection des Cahiers d’Ambronay, est un objet étrange. Comme son nom l’indique, il fait la part belle à ce qui fut l’un des projets de l’Académie baroque d’Ambronay : l’Ercole amante sous la direction musicale de Gabriel Garrido, avec des chorégraphies d’Ana Yepes et une mise en espace de Pierre Kuentz...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Incontournable !

    Voici un enregistrement incontournable. Si Phaëton n’est pas l’œuvre de Lully la plus connue, le livret de Quinault est l’un des plus complexe : s’y mêlent intrigues de pouvoir, amours contrariées et… épreuves initiatiques ! Au final, si n’est pas la plus grande réussite de Quinault, qui s’y répète un peu trop, les personnages sont habilement construits.

  • Quand il vous plait de vaincre, il ne vous retient pas.

    Ces humbles vers sont extraits de l'épître dédicatoire à Louis XIV, précédant le texte imprimé d' Alceste de Philippe Quinault, mise en musique par Lully. La tragédie mise en musique fut représentée pour la première fois en janvier 1674 (ouf).

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    L’opéra des Musiciens

    La parution d'un opéra de Lully au disque est toujours, pour les amoureux du baroque français, un événement attendu avec impatience et crainte; crainte de voir l'œuvre amputée de son prologue, nouvelle mode liée à des considérations aussi éloignées de l'art que le soleil de la planète Terre...

  • Domine salvum fac regem ! (Dieu sauve le Roi !)

    On a trop souvent considéré le Grand Motet versaillais comme un genre lourd et pompeux, où les trompettes le disputaient aux timbales pour la plus grande joie des courtisans blasés. Rien ne saurait être plus réducteur, comme Hervé Niquet le démontre dans cette quasi-intégrale des Grands Motets du Florentin (il y manque malheureusement le Jubilate Deo).

  • Recette de l’agitation politico-philosophique sous les Lumières

    Récipient : Un pays en pleine ébullition intellectuelle. Ingrédients : Une Reine (Marie Lescynska) délaissée par son époux ; Un Roi qui s'entiche de sa gracieuse favorite.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    « Alceste ne vient point et nous devons l’attendre » (Acte II scène 1)

    Alceste fut représentée pour la première fois à Versailles en 1674. La belle gravure de Jean le Pautre permet d'avoir une assez bonne idée des effectifs engagés pour sa représentation dans la Cour de Marbre deux ans plus tard. On y voit notamment l'agencement stéréophonique avec les tribunes de musiciens placées à la droite et à la gauche du Roi...