Close

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    L’imagination et l’âme (Imaginarium, Enrico Onofri – Ambronay, 20/09/2014)

    Quel contraste ! Entre cet homme si mince, d’apparence fragile, au sourire jeune mais un peu timide, et le violoniste virtuose débordant de verve et d’énergie, dont le regard de glace vive reflète, lorsqu’il joue, l’animation de son âme ! Enrico Onofri a prouvé ce soir sa maestria absolue du violon baroque, particulièrement manifeste dans l’Opus VIII d’Antonio Vivaldi.

  • Oiseau en plein vol (Sonate Concertate – Affetti Cantabili – Perc.pro)

    Le Seicento voit fleurir dans les grandes cités du nord de la Péninsule de nombreux recueils de sonates à un, deux ou trois instruments concertants et basse, modèle bien vite repris par les auteurs de l’Empire germanique. Si le violon commence à assoir son hégémonie de virtuose, d’autres instruments, notamment à vent, peuvent prétendre au même répertoire, que leurs noms soient explicitement mentionnés ou non.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    « L’homme désire l’éternité mais il ne peut avoir que son ersatz : l’instant de l’extase. » (Milan Kundera)

    Après un parcours dans l’œuvre de l’espagnol Joseph Ruiz de Samaniego, Los Músicos de Su Alteza ont traversé la Méditerranée pour nous transporter dans la Rome des années 1640, la Rome des papes mécènes Urbain VIII et Innocent X, la Rome baroque de la Contre-Réforme. Deux compositeurs y sont à l’honneur : le napolitain Luigi Rossi, auteur soupçonné de la cantate à cinq Un peccator pentito (Un pécheur repenti), restée anonyme, et Giacomo Carissimi, avec son oratorio peut-être le plus célèbre, Jephte — l’une des partitions qui nous sont parvenues a été copié par rien moins que Marc-Antoine Charpentier !

  • En voilà un qui ne manque pas d’air !

    Pour les baroqueux que nous sommes, voici un disque qui, de prime abord, attire la méfiance : une jaquette accrocheuse, un titre aguicheur, un artiste confirmé mais point nourri du sérail des cordes en boyaux depuis sa plus tendre enfance. Ajoutons à ces éléments suspects la présence de tubes, avec l’air de la Suite pour orchestre n°3 de Bach, le Canon de Pachelbel (mais bien complet car flanqué de sa Gigue) une transcription pour violon de la Sarabande de Haendel, désormais célèbre depuis le non moins fameux Barry Lindon...

  • Miam, on en reprendrait bien un cornet

    Bon, les notes de programme sont peu flatteuses pour Monteverdi : Avec de tels musiciens [Marini et Castello], Monteverdi pouvait être assuré d'avoir à sa disposition les meilleurs spécialistes du genre, ce qui explique peut-être pourquoi il a si peu composé pour les instruments.