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  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    Un sacré défi (Monteverdi, Vêpres, Les Traversées Baroques, Festival de Sarrebourg – 12/07/2015)

    S’il est des fois des projets fous à réaliser, quelques personnes ont quant à elles aucune crainte à les relever et ce avec brio. Alain Pacquier, Etienne Meyer et Judith Pacquier se sont pris à rêver de doter pour la première fois le Festival international de Musique de Sarrebourg d’une académie d’été, chose faite en ce mois de juillet. Dans le cadre du 28ème festival de Sarrebourg, ces trois « compères », ont porté à bras le corps un magnifique et audacieux projet...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Madrigali Amorosi (Monteverdi, Arts Florissants, dir. Paul Agnew – Philharmonie de Paris, 18 mai 2015)

    L’œuvre de Monteverdi (1567-1643) n'a nul besoin d'éloges pour se laisser apprécier, et ses madrigaux constituent une acmé reconnue de la musique polyphonique européenne de la fin du XVIème et du début du XVIIème siècle. Mais les replacer dans la perspective du demi-siècle séparant la parution du premier livre (1587) du huitième (1638) et dernier du vivant du compositeur (un neuvième livre paraissant de manière posthume en 1651) permet en outre de mesurer la profonde évolution de la composition musicale à cette époque...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    A la recherche du fil d’Ariane (Canti d’amor, Monteverdi, Athénée-Louis Jouvet, 26/09/2014)

    Les musiciens de l’Ensemble du Muziektheater Transparant livrent, sous la baguette de Nicolas Achten, une interprétation sensible des jeux amoureux. Ils respectent les voix, et après un début parfois hésitant, trouvent une unité qui rend avec justesse la pureté des madrigaux.

  • La magie de la technique …(Cantate Deo, Marco Beasley, Guido Morini, Accordone – Alpha)

    Marco Beasley et Guido Morini marquent ici un événement « atypique », particulier sur le plan musical. Grâce à la technique dite du réenregistrement, le ténor Marco Beasley interprète seul les parties vocales, en principe chantées à deux voix distinctes. Cette technique a été notamment utilisée en musique classique par Aldo Ciccolini dans sa première intégrale des œuvres pour piano à 4 mains d’Erik Satie.

  • Monteverdi aux anges ! (Monteverdi, Vespro della Beata Vergine, Cappella Mediterranea, Ambronay ed.)

    Il est des œuvres qui demeurent des monuments, hiératiques, sublimes et dont le mystère ne se transperce qu’à travers le génie ou la ruse. Mais il est aussi des interprètes, des équipes d’exception qui peuvent aborder ces monuments par la délicatesse et l’humilité.

  • Aux sources (Monteverdi, L’Orfeo, Taverner Consort, Parrott – Avie)

    C’est un Orfeo remarquablement subtil, raffiné et érudit qu’Andrew Parrott nous convie. Un Orfeo homogène et doux, pastel et lumineux, nimbé de l’éclat de la Renaissance. Si l’on veut situer cette approche à l’emporte-pièce, on la dira totalement opposée aux visions musclées et opératiques à la Haïm (Virgin), ou à la luxuriance triomphante d’un Harnoncourt ou d’un Jacobs.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Orfeo incontestablement humain …

    L’Orfeo de Monterverdi marque un tournant dans l’histoire de la musique, conçu à une période charnière qui symbolisera la frontière entre le style de la fin de Renaissance et celui du début du Baroque avec la naissance de l'opéra...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Le Capitole s’enflamme pour la sublime Joyce di Donato en souveraine absolue

    Et si Joyce Di Donato était devenue la plus grande diva ? Si vraiment elle brillait bien au-dessus de ses consœurs mezzo et même soprano ? Le CD Drama Queens (Virgin Classics) nous avait enchanté et nous l' avions écrit. Impossible de réécrire tout le bien que nous pensons de cette technique souveraine,...

  • A royal affair
    31
    déc
    2012
    Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    A royal affair

    Joyce Di Donato offre au sein dune carrière exemplaire un véritable bijou avec cet enregistrement qui frôle la perfection absolue sur bien des plans. D’abord le choix original autant qu’évident des airs, parfois peu connus, mais tous passionnants. Organisé en fonction de la Reine incarnée nous avons ainsi Cléopatre l’Egyptienne et Octavie la Romaine qui dominent le monde.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    « Remember me, but don’t remember my fate »

    Danielle de Niese, la soprano qui danse, ce fut pour beaucoup la Cléopâtre de Glyndebourne, mélange détonnant de sensualité, d’innocence et de rouerie. Dans la même veine, la femme fatale récidiva dans un Couronnement de Poppée sous la baguette d'Emmanuelle Haïm (Decca).

  • Rendez-nous les antiennes !

    La surprise est de taille : l'intégralité des Vêpres à la Vierge de Monteverdi contenues, contraintes, comprimées, retenues dans un CD simple. On se frotte les yeux en se demandant d'abord si la technologie du CD n'a pas fait un bond pour l'humanité ou si Christina Pluhar ne s'est pas laissé aller à des coupes franches par rapport à l'édition de Venise, dédiée à Paul V en 1610...

  • « La musique militaire est à la musique (…) »

    Qui n’a jamais entendu la fameuse marche des Gonzague, que ce soit dans la martiale Toccata introductive de l’Orfeo de Monteverdi, ou son adaptation dans le premier chœur de ses Vêpres à la Vierge ? Cette Toccata de l’Orfeo, qui s’apparente à une fanfare militaire, est remarquable à double titre.

  • La voix chez Monteverdi

    Cet article a fait l'objet d'une parution dans Monteverdi, L'Orfeo, L'Avant-Scène - Opéra, Sept-octobre 1976, pp. 78-82. Il est reproduit ici avec l'aimable autorisation de M. Mauro Uberti. Seul le titre général La voix chez Monteverdi a été ajouté par nos soins.

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Jérôme Corréas, directeur musical des Paladins

    Entretien avec Jérôme Corréas, directeur musical des Paladins, autour du Couronnement de Poppée de Monteverdi. L'année 2010 a décidément bien débuté, avec un Couronnement de Poppée théâtral et sensible créé à Saint-Denis dont nous vous avions rendu-compte le mois dernier. Jérôme Corréas, claveciniste, chanteur et chef intrépides des Paladins, a accepté de répondre à nos multiples interrogations, autour de l'irrésistible ascension de l'intrigante, ultime et complexe opéra d'un Monteverdi vieillissant qui disparaîtra un an après...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Orfeo ou la régénération

    Inscrit à l'origine de la musique occidentale, le symbolisme de la gamme est la base de toute représentation musicale. L'Orfeo de Monteverdi, alpha de la musique représentative moderne, jongle avec les symboles qui ont été expliqués par Chailley et Viret dans leur thèse. La gamme musicale telle que nous la connaissons est inspirée par un hymne latin carolingien de Paul Warnefriend pour Saint Jean-Baptiste, Ut Quaent Laxis.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Rendez-moi Ledroit

    Avec ce CD s'achève la réédition des enregistrements d'Henri Ledroit chez Ricercar, et cette critique est presque inutile, car elle ne sera pas lue. En effet, les admirateurs du regretté contre-ténor se jetteront sur cette nouvelle parution - à moins qu'ils ne possèdent déjà ces pièces dans d'autres anciennes éditions - sans se poser plus d'interrogations.

  • Trop aristocratique…

    Il existe de ces petites blagues de très nombreuses versions au disque. La plus récente, sous la direction de Christina Pluhar en compagnie de Philippe Jaroussky et Nuria Rial a reçu un accueil parfois mitigé de la critique en raison de son côté jazzy très marqué et très original (Virgin). Celle de La Venexiana est un peu plus neutre, plus orthodoxe. Claudio Cavina revendique toutefois cette idée de musique légère associée à ces canzonette.

  • De l’art du Madrigal, au féminin

    Formée par les soins de Francesco Cavalli, Barbara Strozzi grandit en la république de Venise et prit part dès sa jeunesse à l'activité musicale de la cité. Son père, Giulio Strozzi, fut un des poètes les plus apprécié de son temps – Monteverdi lui commanda deux livrets d'opéra – et fonda en 1637 une académie rattachée à la plus célèbre Accademia degli Incogniti.

  • Sons et lumières
    31
    déc
    2009
    Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Sons et lumières

    Le titre est joliment choisi, la jaquette superbe, puisqu'on reconnaît Les Musiciens du Caravage, exposé au Met de New York. Pourtant, cette sélection de sonates, madrigaux ou canzoni porte mal son nom puisqu'on y trouvera plus de lumière que d'ombre, plus de couleurs que d'obscurité.

  • Monteverdi, cheek to cheek

    Avril 2009. Voilà un enregistrement qu’on aime ou qu’on quitte. Un enregistrement qui flirte allégrement avec le jazz, qui use et abuse des syncopes et d’une attitude nonchalante et détendue. Où l’Italie du XVIIème siècle s’oublie dans les cabarets d’outre-Atlantique. Cette vision, qui nous avait seulement partiellement convaincus en concert, réussit étonnamment son passage au disque, sur un théâtre d’amour d’une rare finesse, où la poésie affleure, et où il fait bon skater.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    « Il y a un temps pour tout, un temps de pleurer, un temps de rire, un temps à se lamenter et un temps de danser. » (L’Ecclesiaste)

    « Lamenti » Patrizia Ciofi (1), Natalie Dessay (2) & Veronique Gens (3) : sopranos Joyce DiDonato (4) : mezzo-soprano Marie-Nicole Lemieux (5) : contralto Philippe Jaroussky (6) : contre-ténor Topi Lehtipuu (7), Rolando Villazón (8) & Simon Wall (9) : ténors Laurent Naouri (10) & Christopher Purves (11) : barytons-basses Le Concert d’Astrée Direction, orgue & clavecin Emmanuelle Haïm 64’20, Virgin, 2008 Ce récital constitue un catalogue auditif. Virgin y a […]

  • Une ébouriffante latinité

    Noël 2008. Le premier récital de Verónica Cangemi a su se hisser d'emblée loin au-dessus de la compilation virtuoses de tubes opératiques grâce à une sélection toute personnelle, qui regroupe nombres d'airs baroques italiens et de manière plus surprenante de la musique d'Amérique latine.

  • Un mysticisme brûlant

    Les Vêpres à la Vierge de Monteverdi furent rarement enregistrées avec de seules voix masculines, et les circonstances de leur exécution, sans doute à Saint-Marc de Venise avec ses doubles tribunes, relativement peu documentées. Suivant la règle mulier tacet in ecclesia (les femmes se taisent dans l’église, pardonnez mesdames la traduction un peu rustre), Hanns-Martin Schneidt proposa voici plus de 20 ans cette interprétation d’une ferveur mystique, avec chœur d'enfants, et dont l’impact émotionnel est toujours aussi présent.

  • Des petits rien qui en disent beaucoup

    Et dire que Monteverdi considérait ses scherzi musicali comme de petites bagatelles amusantes, chansonnettes diverses (canzonette, divertimenti, arie...) à peine dignes de figurer aux côtés de ses madrigaux ! Qu'elles relèvent de la prima prattica ou de la seconda prattica, ces petites pièces sont autant d'ouvrages d'orfèvre...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    L’humanité en Cathy mini

    L’autre jour, en nous perdant dans les rangées de disques qui parsèment nos locaux, nous sommes tombés sur Cathy Berberian sings Claudio Monteverdi. La jaquette était hideuse dans son alliance de bleu et de rose, orné d'une grosse fibule qui était en réalité une sorte d'horloge de table. En outre, une partie du récital n’est de plus constituée que d’extraits des enregistrements de l’Orfeo ou du Couronnement de Poppée où la soprano incarnait respectivement avec une humaine fragilité la Messagère du malheur ou l’Impératrice répudiée...

  • Publié dans : Actualités - Edito
    Le Printemps d’Othon

    L'homme fait les cent pas. Il marche sans marcher, tourne sans refermer son cercle. L'herbe s'est courbée sous ses passages répétés. Le jour se lève bientôt, mais il ne s'en aperçoit pas. La tête baissée, les pans de sa toge maladroitement relevés, l'épaule basse, la silhouette désespérée est plongée dans une amère rêverie. De temps à autre, cette masse en mouvement frissonne, re-ajuste le drap de laine, reprend son manège. Cet homme sera empereur. Plus tard. Pour le moment, le futur maître du diadème qui ceint la Méditerranée n'est rien qu'un amant blessé : Othon.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    « Come dolci, Signor, come soavi…

    ...riuscirono a te, la notte andata, di questa bocca i bacci, murmure Poppée l'intrigante, c'est-à-dire As-tu trouvé assez doux et suaves, la nuit dernière, les baisers de ma bouche, seigneur, et voilà Néron ferré, éperdu d'amour, prêt à sacrifier son maître Sénèque, sa femme Octavie et l'Empire.

  • Sublime !
    1
    déc
    2004
    Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Sublime !

    Enfin, aurait-on eu envie de dire, car l’Orfeo n’est pas une œuvre facile d’accès au public non italianisant : comme pour tout opéra inscrit dans le drame et dans la parole, il faut en comprendre le texte ; or comprendre le texte dit avoir les yeux rivés sur le livret pendant l’écoute, ce qui est loin d'être idéal. Le DVD est souvent un moyen adéquat d’avoir la musique et le livret sous les yeux sans effort, avec en prime, quand tout va bien, le drame qui se déroule réellement sous nos yeux, comme si on y était.