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  • La foi catholique prônée… (Byrd, Infelix ego, Herreweghe, Collegium Vocal Gent – Phi)

    Cet enregistrement célèbre passionnément les fêtes pascales. Ce CD est un éloquent et vibrant hommage de la force de la foi. La foi Catholique y est prônée, telle était certainement la volonté de William Byrd, Alfonso Ferrabosco et Philippus de Monte.

  • Beauté des repons

    Certes la musique de Gesualdo bénéficie de l’admiration singulière de Stravinsky, mais reste assez mal connue et sa discographie n’est pas pléthorique, loin de là. Cet enregistrement est à marquer d’une pierre blanche tant cette intégrale des repons des ténèbres pour la semaine Sainte rend hommage au compositeur.

  • Jubilate
    12
    jan
    2014
    Jubilate

    Mea culpa Julia. Nous avons laissé de côté cette parution, sur un coin d'étagère, après une première écoute très partielle qui ne nous avait pas convaincus, en particulier l'ouverture du disque, avec les rodomontades nerveuses et excitantes mais bien vaines du "In Furore", dévalant les doubles croches avec boulimie. Ca remue, ça secoue, mais une certaine fatuité superficielle nous a rebutés.

  • Inflammatus
    6
    jan
    2014
    Inflammatus

    Sans faire de la mauvaise paraphrase biblico-freudienne, chacun trouveras en cet enregistrement ce qu’il est venu y chercher… L’œuvre, intense, magnifique, condensé et trait d’union entre l’Ancien et le Moderne, d’un équilibre qui attira l’attention de Bach lui-même qui l’adaptera (Psaume 51), ne se présente plus.

  • Ceci n’est pas une cantate (bis)

    Malgré tout le bien que nous pensons de cette réalisation, qui adopte une vision lumineuse et sereine, doublée d'une clarté des lignes de Pulcinella qui n'est pas sans rappeler les enregistrements de Christophe Coin, nous devons hélas être cohérents avec nos convictions, que certains trouveront extrêmes…

  • Plorans ploravit
    20
    avr
    2013
    Plorans ploravit

    Nous voici confronté à un exercice désagréable, qui est celui d’exprimer notre déception devant cette nouvelle réalisation du label Hérisson, aux choix artistiques que nous avons pourtant souvent soutenus.

  • « Je n’ose pas, je vous le dis tout bas, je n’ose pas »

    Le bégaiement de l’Histoire est souvent cruel aux réels génies. Les destinées sublimes comme celles de Händel, du père Bach ou d’autres pléiades baroques n’est plus à refaire, elles sont là à briller et dominer l’empyrée. Mais, les sœurs perdues des muses musicales, celles qui se voilent d’ombre ou que l’histoire a enfermées dans un linceul à jamais cousu par l’indifférence ?

  • Une merveille d’équilibre

    On ne peut pas dire qu’André Campra soit méconnu ; les mélomanes le connaissent. Pour autant, connaît-on vraiment sa musique ? Rares sont les œuvres lyriques enregistrées — son Europe galante n’est pour beaucoup qu’un titre, et on attend toujours une parution discographique pour pallier à la faible version Leonhardt

  • J.S Bach ou le raffinement

    C'est avant tout la sublime musique de J.S. Bach qui est mise en valeur dans ce disque, enregistré en 1991. On ressent très bien à quel point Bach se met au service de son texte en illustrant au mieux et de façon variée des mots qui sont chacun porteurs de sens. Ainsi, le dernier air de la cantate BWV 82 se caractérise par un balancement très dansant et qui sert à merveille le texte explicite...

  • Le changement dans la continuité

    Jamais deux sans trois. Après un enregistrement un peu vert chez Virgin (1989) et la magnifique version de référence de 1996 (Harmonia Mundi), Philippe Herreweghe récidive avec cette nouvelle parution lumineuse, fervente et contemplative. Rondeur des courbes, hédonisme sonore permanent, prise de son superlative, malgré les nombreux attraits de cet opus, force est d’avouer que le meilleur rival d’Herreweghe n’est autre que lui-même...

  • “Une personnalité cruciale”

    En 1705, durant une courte période, le compositeur et diplomate hambourgeois Johann Mattheson se trouvait à Amsterdam. Il reçut à cette occasion la lettre d'un de ses proches amis resté à Hambourg. La missive le priait de revenir en toute hâte dans le port hanséatique car le moment vient où rien ne peut se faire à l'opéra en votre absence.

  • Un plaisir calme et apaisé

    Charpentier a écrit plusieurs cycles de leçons de ténèbres, à différentes périodes de sa carrière. Les premières étaient très ornementées, dans la plus pure tradition française, cette tradition même qui sera ensuite rejetée par une partie de l’Église, scandalisée de voir que les églises se muaient quasiment en maisons d’opéra pour l’occasion.

  • Beata est
    31
    déc
    2012
    Beata est

    Marc-Antoine Charpentier est considéré comme un maître incontesté dans le domaine de la musique religieuse. Son œuvre qui réalise une synthèse très personnelle entre la tradition française et l’héritage italien dont il s’est nourri lors d’un séjour déterminant de trois ans auprès de son maître Carissimi, est marquée par le signe d’une haute spiritualité.

  • Missa 1733 : le making-off de la Messe en Si

    C'est à une Messe en Si véritablement surprenante que nous avons à faire ici. Cette Messe clôt une trilogie consacrée aux Messes Brèves de Bach. Les deux premiers enregistrements toujours chez Alpha ayant suscité en nous une grande ferveur et une belle admiration pour cet ensemble si jeune, c'est avec d'autant plus d'excitation que nous attendions ce dernier opus.

  • Aix vaut bien une messe !

    Voici le dernier volet du voyage entrepris par les Passions après le Requiem puis les Lamentations (Ligia) à travers l'œuvre de Jean Gilles qu'hélas peu d'interprètes explorent avec autant de curiosité et de constance que Jean-Marc Andrieu depuis les incursions d'Hervé Niquet.

  • A l’école du Caravage

    Jusqu’au IVe siècle, les solennités pascales orientaient toute la vie du chrétien, tant la mort et la résurrection du Christ s’inscrivent au cœur même de sa foi. La célébration de l’office des Ténèbres est attestée dès le Ve siècle, et son développement est dès lors resté immuable.

  • A la claire fontaine

    En 2010 paraissait la première partie de ce qui constitue désormais l'intégrale du recueil des Fontana d'Israël de Schein (1623), passionnants motets à l'écriture incroyablement riche, entre écriture polyphonique verticale encore issue du leg de Lassus, langage madrigalesque et modernité concertante.

  • Ceci n’est pas une cantate

    Rarement un enregistrement aura été aussi irritant. Irritant, parce qu'il recèle de très belles pages, et que ce florilège de sinfonias ou d'airs extraits de l'œuvre religieuse de Bach s'avère relativement agréable à l'écoute, avec un orchestre coloré et vif, doté de cordes nerveuses, accompagnant avec grâce la prestation superlative de Nathalie Stuztmann, au timbre velouté, plein, cuivré, d'une souplesse combinée à un sens théâtral affirmé.

  • « J’ai pêché chaque jour et je ne me suis pas repenti, maintenant la peur de la mort me tourmente, car dans les enfers on ne peut plus arriver à la rédemption » – Troisième nocturne, septième répons

    Comme c’est le cas de la plupart des grandes étapes ponctuant la vie de tous souverains, les obsèques d’un roi recouvraient au XVIIIème siècle une ampleur nationale. Le prince électeur de Saxe et roi de Pologne Auguste II mourut le 1er février 1733 ; Jan Dismas Zelenka était alors en charge du poste de maître de chapelle et de la direction de la musique des messes pour la cour catholique de Dresde.

  • Domine, quis sustinebit ?

    Ce programme, dont nous tairons une jaquette d’un goût pyrotechniquement douteux, s’articule autour des fastes du grand motet versaillais, avec le fameux Te Deum H146 de Charpentier célébrant la Victoire de Steinkerque, et un De profundis de Delalande un brin moins célèbre.

  • Rendez-nous les antiennes !

    La surprise est de taille : l'intégralité des Vêpres à la Vierge de Monteverdi contenues, contraintes, comprimées, retenues dans un CD simple. On se frotte les yeux en se demandant d'abord si la technologie du CD n'a pas fait un bond pour l'humanité ou si Christina Pluhar ne s'est pas laissé aller à des coupes franches par rapport à l'édition de Venise, dédiée à Paul V en 1610...

  • « Deux oisillons chantaient à l’enfant-soleil… »

    L’hagiographie nous apprend que la dépouille de Saint-Jacques – premier apôtre martyr - fut ensevelie dans les terres de Galice, après que ses compagnons fuyant la Palestine avaient été guidés par un ange jusqu’en ce champ de l’étoile (campus stellae).

  • Qu’elle est belle, la ville solitaire ! (Boesset, L’Archange & le Lys – Ensemble Correspondance, Daucé – ZZT)

    Sous le règne de Louis XIII, qui plaça le royaume sous la protection mariale, les couvents du Royaume de France connurent des conditions particulièrement favorables au développement de leurs activités musicales. C’est ainsi que l’abbaye royale de Montmartre, fondée au XIIe siècle, vit ses religieuses bénéficier durant une dizaine d’années de l’enseignement d’Antoine Boesset...

  • Petits motets
    31
    déc
    2011
    Petits motets

    En dépit de ses ascendances vénitiennes, Fiocco naquit à Bruxelles en 1703 et connut une carrière fructueuse. Membre de la chapelle ducale de Bruxelles (dirigée par son demi-frère) dès 1726, vite promu sous-maître de cette institution en 1729 ou 30, nommé maître de chapelle de la cathédrale d'Anvers en 1731...

  • “O Wunder !”
    31
    déc
    2011
    “O Wunder !”

    Voici un enregistrement comme nous les aimons, un enregistrement téméraire sur le plan économique, accompli et engagé sur le plan artistique, refusant toute facilité tant dans le choix de ces cantates sacrées que des notes de programme austères et denses. Son objet ? La redécouverte de l’école de Halle, berceau de la cantate...

  • D’une grandiose volupté

    Juillet-Août 2011. Maître de Chapelle de la Cathédrale de Ségovie puis du renommé Monastère royal de La Encarnaciòn à Madrid, Josep Mir i Llusà fut un compositeur prolifique, sous la plume duquel fusionnent harmonieusement l’esprit galant du baroque tardif, son expressivité lorgnant vers l’opéra dotée d’une aisance mélodique attrayante, avec un substrat polyphonique et un choix des timbres instrumentaux plus traditionnels.

  • Kreuzige, kreuzige !

    Avril - mai 2011. Passion entière et passionnée, empreinte dès le départ d'un sentiment de malaise et d'instabilité, d'une soif de sang malsaine et d'une volonté destructrice. Telle est la vision, très noire et extrêmement tendue que propose Philippe Pierlot de cette œuvre déjà plus ramassée et descriptive que la Saint-Matthieu et que le chef parcourt avec un souffle puissant et démonstratif avec une théâtralité vigoureuse qui aurait sans doute effrayé les prudes autorités de Leipzig...

  • "Extase des regards, scintillement des nimbes !" (Stéphane Mallarmé)

    Brillant hautboïste (dont nous avons pu apprécier la virtuosité il y a quelques semaines à Froville aux côtés de Damien Guillon), Marcel Ponseele nous livre ici trois cantates de Bach faisant appel à cet instrument, ainsi que le beau lamento Ach, dass ich Wassers gnüg hätte de Jean-Christophe Bach (composé pour une voix d'alto).

  • A fond…
    31
    déc
    2010
    A fond…

    Les catalogues sont souvent des mets de choix, reflets choisi du savoir-faire du chef invitant à parcourir les autres plats de la carte. Cette compilation Aus der Tiefe ne déroge heureusement pas à la règle et vient nous replonger dans les heureux méandres de la nostalgie musicale.

  • Cantica Sacra
    31
    déc
    2010
    Cantica Sacra

    Des Cantica Sacra, l’auditeur se souvient peut-être qu’un enregistrement en avait été donné par le Ricercar Consort en 1992, avec entre autres Greta de Reyghere, Hervé Lamy, et Max Van Egmond, Philippe Pierlot et Sophie Watillon… Enregistrement d’ailleurs publié chez Ricercar, comme le présent : que l’on ne s’y trompe pas, celui-ci n’est pas une réédition de l’ancienne version.

  • Jerusalem, convertere ad Dominum Dem tuum

    Second volet du triptyque que les Passions consacrent à Jean Gilles, avant le futur Te Deum et après le Requiem que nous avions pu goûter chez le même éditeur, les Trois Lamentations pour le Mercredi, Jeudi et Vendredi saint du compositeur datent vraisemblablement de sa période aixoise, et l'on ne reviendra pas sur l'écriture dans le style du grand motet que Jean-Marc Andrieu a décrit mieux que nous ne ferions...

  • Musiques de la Ville Rouge

    On connait assez mal les musiques de la brumeuse Europe du Nord, passées les Îles Frisonnes, la venteuse Héligoland et les côtes voisines du Danemark il est d'usage de croire à un désert primitif et obscur. Mais, au lendemain de la terrible et sanglante Guerre de Trente Ans (1618-1648), l'Allemagne et le monde baltique ont développé un style musical propre.

  • Munificence de la musique mais prise de son fautive

    Leonardo Garcia Alarcon signe ici un bien joli projet qu’il a lui-même concocté avec art. Puisant dans la munificente production sacrée de Vivaldi il a agencé divers motets pour créer des Vêpres en l’honneur de Saint-Marc, patron de la Sérénissime. En cette fin de XVII° et début du XVIII° siècle les églises, salons, théâtres et palais de Venise bruissaient de musiques aussi riches que variées. Vivaldi n’était pas en reste.

  • De la querelle des Anciens et des Modernes.

    Dès le dix-septième siècle la question du respect desdits Anciens, ou d’un art adapté au goût contemporain, tiraillait les foules. Nous passerons sous silence les longues querelles à coups d’œuvres, de traductions, de récritures, pour arriver au vingtième siècle, à son apogée, quand certains tentent de dépoussiérer les classiques, quand d’autres au contraire s’y tournent en cherchant véritablement les moyens de s’interroger sur leur forme, et la façon de les faire entendre.

  • Protecteur des tremblements de terre

    Voici la suite du voyage de Claudio Abbado en terre pergolésienne. Après un Stabat Mater d’une beauté un peu froide et au classicisme épuré, le chef fait montre dans ce second volume d’une lecture plus idiomatique et plus contrastée, plus baroqueuse dirons-nous. La Missa S. Emidio du jeune prodige fut probablement composée pour la saint Emidius de l’année 1732 en l’honneur du patron et protecteur de la ville d’Ascoli Piceno suite au tremblement de terre des deux années précédentes.

  • « Que me dit ton silence après cette prière ? / Ta vertu tremble t-elle à se montrer entière » (T. Corneille, Darius, IV,1)

    Abbado ne quitte plus le destin tragique de Pergolèse, et ce troisième opus s'avère sans nul doute le plus énergique et le plus convaincant d'une quête commencée avec le fameux Stabat Mater et poursuivie par l'intéressante Missa S. Emidio que nous avons eu le loisir de chroniquer précédemment. Et pourtant, cet opus n'a pas le bénéfice des feux d'un Giuliano Carmignola, d'une Sara Mingardo ou d'une Veronica Cangemi, ni le prestige que confère une œuvre de référence que chacun se doit de connaître et d'apprécier pour briller lors d'un dîner en ville. Alors, pourquoi la Muse étreint-elle tant cet enregistrement ?

  • “A la manière d’une invention italienne”

    Après une exploration heureuse du délicat Charles Levens, Michel Laplénie et Sagittarius reviennent à leurs amours premières, la musique allemande du début du XVIIe (rappelons que le nom de l’ensemble vient de la latinisation de Schütz), avec le plus méconnu des trois S de la musique allemande (Schütz, Schein et Scheidt).

  • Une musique à se damner

    Les motets de Giovanni Felice Sances, ressemblent à tout sauf à l’idée qu’un esprit contemporain pourrait se faire de la musique d’église. L’austérité, la gravité, ne sont pas de mise dans ses compositions. Car il y met en œuvre le principe essentiel de la Contre – Réforme : séduire le pêcheur corrompu en lui faisant entendre une musique céleste voluptueuse, lui apportant la félicité éternelle.

  • 10 voix
    31
    déc
    2010
    10 voix

    Nous avions chroniqué il y a quelques temps l'excellent enregistrement de ce Stabat Mater de Scarlatti à 10 voix par Vox Luminis (Ricercar) dont nous avions loué la clarté des lignes et le dolorisme inspiré. L'Ensemble Jacques Moderne nous offre de cette même œuvre une lecture un peu moins recueillie et avec des tempi légèrement plus vifs, où l'extrême transparence des pupitres irradie l'espace avec force et relief...

  • « Pour ce que l’on voudra » (Charpentier, O Maria! – Ensemble Correspondances, Daucé – ZZT)

    Septembre-Octobre 2010. Les amateurs des motets de maîtrise de Charpentier ont sans doute usé leurs coudes dans les bacs des disquaires, collectionnant la remarquable série d'enregistrements d'Hervé Niquet parus chez Naxos puis Glossa ou les Motets pour le Grand Dauphin (Alpha). Il faudra désormais compter avec la vision lumineuse et sensuelle de Sébastien Daucé, qui propose une sélection de pièces intimistes des années 1680

  • The Sixteen dans la chapelle

    Mieux que le texte convenu de n'importe quelle carte de vœux, ce disque vous fera débuter l'année armé d'un inébranlable optimisme. Car the Sixteen, trop souvent stigmatisés pour leur froideur lisse et leur perfection - si flegmatique qu'elle peut en devenir ennuyeuse - signent ici un enregistrement qui fera date, et qu'une prise de son d'une générosité superlative vient encore renforcer.

  • Magnificat !
    31
    déc
    2009
    Magnificat !

    On ne présentera plus les protagonistes de ce disque, ni Philippe Pierlot qui ne manque pas de nous enchanter, qu’il soit à la viole ou bien à la baguette, ni le Magnificat, et encore moins son compositeur, qui commence à avoir sa petite réputation dans le milieu, tous des individus très fréquentables, que votre dévoué serviteur ne se lasse toujours pas de louer inlassablement dans ses papiers verts.

  • Sei getreu !
    31
    déc
    2009
    Sei getreu !

    Ce voyage, c'est celui d'un quatuor de solistes d'exception. Françoise Lasserre a choisi comme fil directeur de ce programme le motif de la chaconne, le fameux tétracorde descendant reposant sur quelques notes d'un thème répété, avec parfois une utilisation envoûtante en basse obstinée.

  • Glorieux
    31
    déc
    2009
    Glorieux

    Contrairement à toutes les règles de l'écriture à suspens, nous pouvons affirmer dès à présent que cette nouvelle version du sacro-saint Gloria de Vivaldi se hisse sans peine parmi les lauréats actuels de la discographie. On y trouve en effet une urgence dramatique, un dynamisme farouche et menaçant, une beauté élégiaque tout à fait sublimes...

  • Cum Sancto Spiritu, in gloria Dei Patris

    Ne se contentant pas de nous faire simplement entendre les partitions (dans la version autographe de Charpentier) qui nous sont parvenues de cette messe écrite pour l’Assomption de la Vierge (composée entre 1698 et 1702), Hervé Niquet et son Concert Spirituel nous proposent une sorte de reconstitution de ce qu’aurait pu être musicalement la célébration religieuse...

  • Une bonne pêche pour le Dauphin !

    L'Ensemble Pierre Robert - dont on connaît les affinités avec la musique religieuse du Grand Siècle, notamment depuis l'excellent Caeleste Convivium de Danielis (Alpha) – a rassemblé dans ce programme des pièces que Charpentier composa pour le fils du Soleil. Musicien de Madame de Guise, le compositeur n'avait pas à proprement parler de poste auprès du Dauphin...

  • “J’advertis l’intelligence que cette musique est dans le style moderne, très en vogue à la cour.”

    En ce mois de novembre bien humide, qui ne songe pas à l'évocation de Málaga aux rayons bénéfiques du soleil andalou, ou bien aux subtiles douceurs du vin de ce nom. Bien avant la saison des maillots de bain, et bien loin de la mode des bains de mer, le baroque fait briller ses ors dans le ventre même de la Cathédrale maritime du port andalou.

  • Un Bach dégraissé

    Voici Bach à la diète. Non celle de Ratisbonne, mais en cure d'amincissement. Bach à Bath en somme. Il faut dire que toute la profession semble s'acharner sur le pauvre homme. Le Dr. Rifkin a fait des émules depuis 1981, et les Dr. Parrot, Butt, McCreesh, Junghänel, S. Kuijken puis Pierlot ou Minkowski se sont ralliés, avec plus ou moins de bonheur, à ce traitement de choc.

  • « Qual alto concento d’angelico accento consiglia a gioir? »

    Parmi ses nombreuses cantates, Alessandro Stradella semble n’en avoir signé que deux pour la Nativité, qui sont réunis sur ce disque d’une rare délicatesse : non pas une délicatesse morbide et superficielle, mais une délicatesse tendre et suave, qui enveloppe tout l’enregistrement.

  • Terriblement classique…

    Par-delà une jaquette bleue où l'esprit s'imagine la baie de Naples, le premier volet de la trilogie que Claudio Abbado consacre à Pergolesi (dont on célèbrera en 2010 le 300ème anniversaire de la naissance) constitue un mystère. Mystère que cette lecture infiniment classicisante, d'une perfection lisse, d'une tenue élégante et insaisissable et où les solistes sont exemplaires, ce qui est d'autant plus remarquable qu'il s'agit d'un enregistrement de concert. Et pourtant, mystère aussi que le peu d'attrait qu'exerce le Stabat Mater trop équilibré de ce disque .