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  • L’envoûtement d’une conjuration

    Situons le contexte : nous sommes aux alentours des années 1650-70, à Hambourg, centre névralgique de la création musicale allemande au XVIIème siècle. Le niveau artistique y est excellent et la ville fourmille de musiciens. C'est un lieu incontournable de la vie musicale de l'époque, idéal pour le déploiement et la maturation d'une école majeure : celle des organistes d'Allemagne du Nord.

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    Un Berger fidèle

    Le Ricercar Consort proposait un programme majoritairement ramiste, augmenté de quelques pièces chambristes de François Couperin — La Française des Nations et la Passacaille du Deuxième Ordre des Nations. Évoquant plus complètement le talent de Rameau, le programme allait d’extraits de deux cantates, Le Berger fidèle et L’Impatience aux célèbres Sauvages extraits des Indes galantes, en passant par la musique de chambre...

  • Kreuzige, kreuzige !

    Avril - mai 2011. Passion entière et passionnée, empreinte dès le départ d'un sentiment de malaise et d'instabilité, d'une soif de sang malsaine et d'une volonté destructrice. Telle est la vision, très noire et extrêmement tendue que propose Philippe Pierlot de cette œuvre déjà plus ramassée et descriptive que la Saint-Matthieu et que le chef parcourt avec un souffle puissant et démonstratif avec une théâtralité vigoureuse qui aurait sans doute effrayé les prudes autorités de Leipzig...

  • "The pow’r of harmony too well they know" (John Dryden, An Ode on the Death of Mr. Purcell)

    Il y a de la joie et de la frustration dans le métier de critique. De la joie, quand on a le privilège de faire partager ses découvertes, de transcrire les émotions par des mots, de puiser dans ses connaissances pour justifier et défendre ses choix, à la manière d'un avocat.

  • Musiques de la Ville Rouge

    On connait assez mal les musiques de la brumeuse Europe du Nord, passées les Îles Frisonnes, la venteuse Héligoland et les côtes voisines du Danemark il est d'usage de croire à un désert primitif et obscur. Mais, au lendemain de la terrible et sanglante Guerre de Trente Ans (1618-1648), l'Allemagne et le monde baltique ont développé un style musical propre.

  • Magnificat !
    31
    déc
    2009
    Magnificat !

    On ne présentera plus les protagonistes de ce disque, ni Philippe Pierlot qui ne manque pas de nous enchanter, qu’il soit à la viole ou bien à la baguette, ni le Magnificat, et encore moins son compositeur, qui commence à avoir sa petite réputation dans le milieu, tous des individus très fréquentables, que votre dévoué serviteur ne se lasse toujours pas de louer inlassablement dans ses papiers verts.

  • Contemplatif et ciselé

    Voici réunis dans un même coffret deux enregistrements sans doute conçus séparément (ce que semblent indiquer les deux dates de réalisation). Pourtant, le rapprochement de cet obscur Sebastiani et de Schütz est sans doute justifié : le sujet est le même – le cycle christique –, la période, commune, et le style proche.

  • Des profondeurs qui nous portent

    Philippe Pierlot et son Ricercar Consort se proposent de nous faire découvrir la trop méconnue musique religieuse du XVIIe siècle allemand, et de nous faire entendre un programme portant sur les prédécesseurs de Johann Sebastian Bach (dont son oncle Johann Christoph, pour lequel JS avait de grands respect et admiration)...

  • Que le Ricercar Consort continue Sances

    Muse d'Or, c'est trop peu pour la Muse de l'Année ! Hélas, bien qu'il ait partagé notre enthousiasme forcené à l'écoute de ce petit chef-d'œuvre, le rédacteur en chef n'a pas cru bon de modifier la maquette (et l'infographiste non plus). Nous protestons donc contre l'inique réalité qui oblige à ne pas pouvoir louer plus que de coutume un enregistrement exceptionnel, et comme on en rencontre peu.

  • La sensation de planer…

    Ce disque rassemble les classiques de la littérature sacrée du Prêtre Roux. Qu’il s’agisse du Stabat Mater, du Nisi Dominus ou encore du Salve Regina, tous sont empreints d’une profonde sensibilité et appellent au recueillement. Si chacune de ces œuvres transmet un sentiment de plénitude, c’est dans le Nisi Dominus que celui-ci se dégage le plus.

  • Un Tombeau bien joyeux

    Dès la réception du beau digipack orné d'un détail de Watts, nous nous sommes demandé ce qu'était ce Tombeau de Sa Majesté la Reine de Pologne de Bach. Nous nous apprêtions à compulser frénétiquement notre catalogue BWV, quand la réponse tomba du ciel, ou plutôt du détail des plages.