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  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    « On vient, voyez les jeux, augmentez leurs attraits » (Rameau, Les Indes Galantes – La Simphonie du Marais, Hugo Reyne – Musiques à la Chabotterie)

    Premier des six opéra-ballets de Rameau, Les Indes galantes se composent d’un prologue et de quatre entrées – et non actes – dont celle « Les Sauvages » fut ajoutée l’année suivant la création. Ce ballet héroïque, sur livret de Louis Fuzelier, s’inscrit dans la veine exotique du XVIIIème siècle...

  • Sonates et Follia

    Après des concertos pour flûtes de Vivaldi (Musiques à La Chabotterie, 2013) au sujet desquels nous avions dit tout le bien que nous pensions d'Hugo Reyne en tant que soliste, voici les célèbres Sonates et Follia opus V de Corelli, transposées pour la flûte à bec, conformément aux pratiques du temps.

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    L’année Rameau, ce devrait être tous les ans.

    1735. Pour beaucoup, ce n’est qu’une date. Pour certains mélomanes, c’est l’année d’Alcina et d’Ariodante. Pour d’autres, c’est l’année de naissance de Johann Christian Bach. Pour quelques-uns, enfin, c’est l’année des Indes galantes. Jean-Philippe Rameau a 52 ans, c’est son deuxième opéra.

  • Fantasmi
    15
    mar
    2013
    Fantasmi

    Alors que nous déballons ce digipack à l’allure doucement orangée qui fera pendant avec le remarquable enregistrement précédent consacrée aux concertos pour flûte à bec de Haendel (Musiques à la Chabotterie), nous voyons déjà les détracteurs de toute sorte s’esclaffer devant une énième mouture des tubes que constituent la Tempesta di Mare, Il Giardellino ou encore la Notte...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    « Le Sicilien, sans Alain Delon » (dixit H. Reyne)

    Ce spectacle est loin de nous être inconnu, puisque nous l'avions chroniqué lors de sa création en 2011 à l'occasion du Festival de La Chabotterie, qui avait donné lieu à un remarquable enregistrement (Musique à la Chabotterie) et nous ne nous attarderons donc guère sur les péripéties de la rivalité entre Lully et Molière, et sur l'incursion de Charpentier dans la musique de scène.

  • Tristes apprêts
    15
    déc
    2012
    Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Tristes apprêts

    Enregistrer en concert une œuvre telle que Naïs est un pari bien risqué. La partition est hérissé de difficultés pour toutes les parties — aussi bien pour les solistes que pour l’orchestre et le chœur — et le livret est, disons-le, aussi inintéressant que possible. Non seulement la situation est quelconque et l’issue prévisible — Neptune aime Naïs qui ne sait pas que c’est à Neptune qu’elle a affaire —, mais de plus la façon même dont l’opéra se terminera est connue d’avance...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Happy birthday to you, Mr President !

    25 ans déjà que la Simphonie du Marais écume avec élégance et sensibilité un répertoire extraordinairement varié mais où figure en bonne place la musique française et en particulier le répertoire lullyste. Pour ouvrir le bal de ces trois concerts très différents de la Simphonie qui revient dans le Marais parisien, Hugo Reyne a choisi des pièces en trio, expliquant de sa voix agréable et confidentielle, comme s’il se parlait à lui-même autant qu’au public privilégié assis à peine quelques mètres de lui, qu’il a souhaité d’abord renoué avec son rôle de flûtiste et de chambriste...

  • "Qu’a laissé le savant Charpentier pour assurer sa mémoire ?"

    Qu’a laissé le savant Charpentier pour assurer sa mémoire ? Medée, Saul et Jonathas. Il aurait mieux valu qu’il n’eût rien laissé. Le sévère jugement porté par Le Cerf de La Viéville (Comparaison de la musique italienne et de la musique française, 1704, Deuxième partie) sur la production dramatique de Charpentier reste-t-il d’actualité ?

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    « Allons, allons, accourez tous ! »

    Atys. La tragédie en musique que, sans doute, les mélomanes connaissent le mieux. Peut-être la première qu’ils ont vraiment connue et appris à connaître, malgré le premier Alceste de Malgoire (1975), malgré Les Boréades de Gardiner (1983), deux productions qui ont contribué à faire connaître la première mouture de l’opéra français...

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Hugo Reyne, flûtiste, hautboïste et directeur musical de La Simphonie du Marais

    Entretien avec Hugo Reyne, flûtiste, hautboïste et directeur musical de La Simphonie du Marais. À l’occasion de la Folle journée L’univers de Chopin, Hugo Reyne et la Simphonie du Marais sont venus nous interpréter quelques polonaises dans un programme en particulier centré sur deux Concerts-Polonaises pour csákan et quatuor à cordes de Ernest Krähmer...

  • Le jeu en valait la chandelle

    Après Händel, Bach ! Parallèlement à une activité de défricheur en matière de musique française – dont une collection consacrée à Lully et une autre à Rameau font état, pour ceux qui n’auraient pas la chance de posséder quelques disques épuisés consacrés à Desmarest ou Gautier de Marseille...

  • Crème chantilly
    31
    déc
    2009
    Crème chantilly

    Qu’est-ce que le csákan ou flûte-canne ? Tout simplement ce que devient la flûte à bec au XIXème siècle : comme la flûte traversière, l’instrument se dote de clefs, mais son mode d’émission du son reste le même.

  • L’avarice fait de bien beaux tableaux

    Il avait deux passions dominantes, l’avarice et les tableaux, mais seulement ceux qu’il pouvait obtenir sans payer. Sa garde robe était défraîchie, il allait toujours à pied, et donnait les prétextes les plus étranges pour expliquer à ses amis pourquoi il n’avait pas ce jour-là pris de voiture. Tel est le portrait peu laudatif que dresse Haendel de Corelli.

  • Rameau : le peintre, le poète

    Dans toute l’œuvre de Rameau, les Pièces de clavecin en concerts appartiennent à la caste des privilégiés. Enregistrées à de nombreuses reprises, elles ont fait objet d’un arrangement apocryphe en sextuor dès la fin du XVIIIe siècle, et semblent attirer toujours l’attention des mélomanes comme des musiciens.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    « Richelieu appuya son coude sur son manuscrit, et regarda un instant d’Artagnan » (Les Trois Mousquetaires, chapitre 2)

    Voici venir le quatrième volume de la collection Musique à la Chabotterie qui nous a jusqu’ici déjà offert deux premières mondiales (La Naissance d’Osiris de Rameau et le très bel Ulysse de Jean-Féry Rebel) et un touchant retour à la flûte à bec d’Hugo Reyne (Six concertos pour flûte à bec de Händel).

  • L’Art du ballet
    31
    déc
    2008
    Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    L’Art du ballet

    Jusqu’ici, le ballet de cour a peu intéressé les musiciens, à l’exception, notable, d’Hugo Reyne : il a en effet déjà donné un remarquable Ballet de Flore dès le volume II de sa collection "Lully ou le musicien du Soleil", puis, dans le volume consacré aux musiques du mariage de Louis XIV, l’intégralité des deux ballets accompagnant les opéras de Cavalli représentés en France...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Un mauvais livret fait-il un bon opéra ?

    Cet Ulysse est une tragédie lyrique particulière : le livret en est passablement mauvais, la construction totalement boiteuse, et l’action dramatique tordue et inintéressante. Mais il faut dire que Rebel a été inspiré : cette piteuse dramaturgie a en effet laissé la place à de grands moments de musique, en demandant peu de récitatifs.

  • Mangeons en musique…

    Et non, l'œuvre de Delalande ne se résume pas à ses fanfares pour trompettes martiales et éculées, surjouées par les Jean-François Paillard et autres Paul Kuentz. D'une part, ses grands motets sont magnifiques, et d'autre part même les Symphonies pour les Soupers du Roi sont bien plus fines qu'on ne l'imagine.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    L’opéra des Musiciens

    La parution d'un opéra de Lully au disque est toujours, pour les amoureux du baroque français, un événement attendu avec impatience et crainte; crainte de voir l'œuvre amputée de son prologue, nouvelle mode liée à des considérations aussi éloignées de l'art que le soleil de la planète Terre...