Close

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Un oratorio politique

    Nous l'attendions depuis un moment, ce Carlo, donné en concert en décembre 2009 en Norvège, mais surtout dès 2003 dans le cadre du Festival Scarlatti de Palerme avec Europa Galante cette fois-ci et ce malgré des difficultés financières. Nous l'attendions depuis un moment et encore plus depuis que Fabio Biondi avait mentionné cette parution dans un entretien qu'il nous avait accordé.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Portrait d’un grand homme bon : “Un grand homme tellement bon qu’il en devient méchant, car ses ouvrages sont extrêmement difficiles.” (Francesco Maria Zambeccari)

    Nous voici exactement un an après le 350ème anniversaire de la naissance d'Alessandro Scarlatti, qui passa malheureusement sous un silence triste et irrespectueux pour la mémoire de ce grand compositeur. Si on connait la destinée de son fils Domenico par ses 555 exercices sous forme de sonates pour le clavecin que des mains pianistiques ont tellement déformées, le père - qui fut un des compositeurs les plus respectés et aimés de son temps - n'a de reconnaissance que les fières peintures muettes et les salles de certains conservatoires italiens.

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Marcello Di Lisa, directeur musical de Concerto de’ Cavalieri

    Entretien avec Marcello Di Lisa, directeur musical de Concerto de' Cavalieri. Muse Baroque : Alessandro Scarlatti a fait ses débuts dans le palais de la reine Christine de Suède à Rome, il avait 19 ans. Il a eu de ce fait une des carrières musicales les plus longues de l'histoire. Trouve-t-on une évolution dans son style entre 1679 et 1725 ?

  • Nuits d’ivresse printanière

    Du Scarlatti au clavecin, mais pas celui qu’on croît, car un Scarlatti peut en cacher un autre. Le sourire aux lèvres, tel que dépeint sans doute par Francesco Solimena sur la jaquette. Vous autres lecteurs qui vous délectez de l’intégrale de Scott Ross des Exercices de clavecin de Domenico serez peut-être surpris d’apercevoir dans les bacs (d’un disquaire de goût) cette réédition où Rinaldo Alessandrini se lance avec jubilation et nonchalance dans les pièces d’Alessandro Scarlatti, bien plus célèbre pour ses oratorios. La parution célèbre le 350ème anniversaire de la naissance du compositeur...

  • Judith, es-tu là ?

    Alessandro Scarlatti a composé deux oratorios sous le même titre La Giuditta : un premier, dont le manuscrit autoritaire est conservé au Conservatoire San Pietro a Majella de Naples, à cinq voix, datant probablement de 1693, et un second en 1697, à trois voix, dont le manuscrit est conservé à la Rowe Music Library du King’s College de Cambridge. Le premier avait notamment été enregistré avec élégance par Le Parlement de Musique en 2005 (Ambronay Editions), voici donc venir de Nice le second.

  • « O che nuovo stupor »

    Septembre 2009. Pour célébrer les 50 ans de la mythique collection Das Alte Werk de Teldec (désormais partie intégrante du groupe Warner), le label a décidé de rééditer son catalogue avec de nouvelles jaquettes, avec à la fois les enregistrements historiques (les anciens Teldec marrons puis crème), et les nouveaux enregistrements (ex-jaquettes blanches).

  • « Trompettes de la Renommée, vous êtes bien mal embouchées »

    Les airs pour soprano et trompette de cette fin de Grand Siècle n'ont guère eu de bonheur au disque. Judith Nelson en avait fait l'amère expérience voici déjà plus d'une dizaine d'années (Harmonia Mundi). D'une écriture légère et virtuose, ces pièces font appel à un effectif réduit, où l'essentiel se ramène à un impressionnant dialogue entre la voix et le martial instrument.

  • Une rareté peu convaincante

    Pour une rareté, c'en est une ! Un vieil enregistrement de 1973, le premier de cette œuvre des années 1680 où l'oratorio balbutiant hérite du recitar cantando monteverdien et des histoires sacrées de Schütz. L'orchestre de Louis Devos patauge, sa sonorité ample et tremblotante a le charme des débutantes ne sachant pas encore valser. Peut-être même les cordes sont-elles modernes. Au milieu de cet océan capté avec un souffle digne des enregistrements historiques salzbourgeois des années 30 surnage l'Evangéliste de Louis Devos.

  • Un oratorio politique

    Pour un oratorio, Sedecia a tout de l'opéra. L'absence de choeur, les innombrables airs de bravoure, l'ambiance martiale puis pathétique de l'oeuvre confirment ce que laissait pressentir une partition aux timbales et trompettes rutilantes. Gérard Lesne est au mieux de sa forme et se taille la part du lion avec son incarnation magnifique du rôle-titre. A ses côtés, les autres solistes se surpassent. On remarque notamment les débuts prometteurs du très jeune Philippe Jaroussky, sans citer les belles performances de Peter Harvey et Mark Padmore, habitués de ce répertoire et toujours aussi excellents.