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  • L’Allée du Roi s’en est allée (décès de Nina Campaneez)

    La réalisatrice Nina Campaneez est décédée le 9 avril dernier à l âge de 77 ans des suites d'une longue maladie. Scénariste et réalisatrice, les baroqueux retiendront surtout d'elle son chef d'œuvre télévisuel de 1995, l'Allée du Roi, d'apres les mémoires fictifs de Madame de Maintenon redigés avec élégance par Francoise Chandernagor. De cette adaptation exemplaire, qui dénote une fidélité remarquable au Grand Siècle, malgré une difficile chronologie...

  • « Louis a les yeux bleus » : Canal+ finit le tournage de la série Versailles

    Fabien, chef de la police du Roi-Soleil (mais où diable est passé Nicolas de la Reynie, le Lieutenant Général de la Police du Roi), à la manière d'un bad cop du FBI administre une raclée à un prisonnier. La cène est tournée à Lésigny, petit château privé de Seine-et-Marne, et marque la fin des 6 mois de tournage de Versailles, prochaine série historique de Canal+, en coproduction avec Capa Drama, Zodiak et les Canadiens de Incendo, qui sera diffusée à la rentrée prochaine.

  • Rameau mis en Lumières (Bibliothèque de Versailles, 20/09/2014 – 03/01/2015)

    e week-end, à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, la bibliothèque municipale de Versailles a dévoilé une exposition consacrée au compositeur Jean-Philippe Rameau (1683-1764). Organisée dans le cadre des festivités de l’année Rameau en collaboration avec le Centre de musique baroque de Versailles, cette exposition est la première à ouvrir en cette rentrée...

  • Les Institutions Musicales Versaillaises de Louis XIV à Louis XVI

    La musique fait partie intégrante de la vie de la Cour de France. Elle est omniprésente, que ce soit aux divertissements de cour comme Les Playsirs de l'Ilsle Enchantée (1664) offerts par le Roi à sa maîtresse Louise de la Vallière, lors des carrousels, des soirées d'appartements, des concerts du dimanche de Sa Majesté, de ses dîners et soupers (nos déjeuners et dîners respectivement), des représentations de comédies-ballets puis de tragédies lyriques...

  • Publié dans : Concerts
    A la grâce de Dieu ! (Le Messie – The Sixteen, Harry Christophers – Versailles, 02/07/2014)

    Il était une fois Georg Friedrich Haendel. Un Haendel sans poudre, dépossédé de ses plus belles mouches. Un Haendel sans superflu. Ce n’était pourtant pas peu de choses que dépoussiérer l’image pompeuse et solennelle que véhiculait l’illustrissime Saxon. Et ça n’en est que plus délectable !

  • Publié dans : Concerts
    The King shall rejoice (Coronation Anthems – The Sixteen – Versailles, 01/07/2014)

    The Sixteen, on les chéris dans Allegri, Lassus, Praetorius... Les voici en terrain plus pompeux, certes à l'église, mais pour Westminster et les quatre incontournables Coronation anthems (hymnes du couronnement), qui retentirent à l'occasion de la cérémonie en l'honneur de Georges II d'Angleterre en 1727. Pour ces morceaux de circonstance, alliance subtile, majestueuse et puissante du leg purcellien, des grandes compositions germaniques à la manière de Biber,...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Entre Ciel et Mer (Didon & Énée – Poème Harmonique – Versailles, 15/06/2014)

    Depuis plusieurs décennies déjà, le petit opéra de Henry Purcell fait partie des incontournables du répertoire baroque qu’un ensemble qui se veut respectable doit aborder, au moins une fois. Hervé Niquet, René Jacobs, William Christie… et aujourd’hui Vincent Dumestre. Mais à quoi bon une nouvelle fois ? Quelle nouveauté de lecture apporter à cette œuvre maintes fois jouée et assaisonnée pour les goûts les plus variés ?

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    « Vivez, Clorinde vous l’ordonne » (Campra, Tancrède – Schneebeli, Tavernier – Versailles, 07/05/2014)

    Bien entendu, l'histoire contrariée de Tancrède et Clorinde d'après la Jérusalem délivrée du Tasse, cette West Side Story des croisades comme la vante les notes de programme, c'est d'abord le Combattimento di Tancredi e Clorinda de Monteverdi, d'une puissance condensée inégalée.

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    La puissance du génie

    Lorsque l’on parle de symbolisme ou de secret, notre société contemporaine se complait à tous les raccourcis. Notre époque diffère du passé par le peu de temps qu’elle accorde à la contemplation et à la formation de symboles. L’intérêt pour les sociétés à secrets, qui ont cultivé ou préservé les symboles, est souvent malsain.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    L’Amour par effraction

    Qu’est-ce que l’amour ? Telle est la question après celle de Dieu et de l’être qui intrigue le plus la philosophie. Si le rapport à autrui dans nos sociétés contemporaines semble quelque peu se déliter, il est un lien certain qui est devenu l’obsession et la quête de jeunes et vieux : l’Amour.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    L’humanité triomphant d’un ordre barbare

    L'échec de son Echo et Narcisse (1781) avait signé l'arrêt de la courte carrière parisienne de Gluck, qui s'était retiré à Vienne. Celle-ci allait pourtant rebondir d'une manière surprenante. Dès 1780 en effet il était sollicité en vue de produire un nouvel opéra pour Paris ; le choix de l'intrigue se porta rapidement sur Les Danaïdes, tirée de la tragédie de Le Miette créée en 1758 à la Comédie-Française, Hypermnestre.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    « Rien n’égale ma douleur »

    Alors que les baroqueux redécouvrent avec joie le Gluck métastasien d'avant sa réforme de l'opéra seria, celui d'Ezio qu'Alan Curtis a exhumé avec platitude (Virgin, 2011), ou du superlatif Trionfo di Clelia (DHM, 2012), Laurence Equilbey, quittant ses rivages 19èmistes, a renoué avec Gluck. Et notre félicité est d'autant plus grande que l'artiste n'a étonnamment pas sélectionné la version remaniée par Berlioz, ni celle française de 1774...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    La clémence du Pacha

    Il semblait après les Grandes Journées Gretry du CMBV que le regain d'intérêt suscité par ce favori de Marie-Antoinette avait pâli, tandis que l'étoile autrefois inconnue des Dauvergne et autres Sacchini enflammait le tout-Paris classicisant. Heureusement, l'irrésistible légèreté mélodique du compositeur est de nouveau à l'affiche pour ce voyage dans un Orient de pacotille.

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    Une Furie d’un royal épanouissement

    Curieuse destinée que celle de Rossini, qui nacquit dans un XVIIIème siècle finissant où le baroque musical jetait ses derniers feux, désuets aux yeux de la plupart des contemporains. Il fut pourtant l'un des rares compositeurs du XIXème siècle (avec Berlioz, qui arrangea l'Orfée et Eurydice de Glück) à tenter de faire revivre la tradition baroque, à travers ses opéras seria (en particulier son Tancrède, et son Sémiramis).

  • Le roi s’amuse
    15
    jan
    2013
    Publié dans : Concerts - Critiques
    Le roi s’amuse

    Les visiteurs du Musée du Louvre sont souvent des flâneurs impénitents ou des consommateurs pressés. Entre les hordes célères qui défaillent pour le sourire de Joconde et qui repartent aussitôt en tournant le dos à tant de merveilles pour le prix d’un tour des Champs Elysées ou d’un café au Starbucks, et ces autres qui se perdent dans les couloirs en quête du nouveau...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Un beau jeune homme que ce CMBV !

    Son plus bel atour est certainement ce chœur unique en couleurs, textures et moelleuse volupté que sont les Pages et Chantres de Versailles. Fêtant ses 20 ans avec faste un beau coffret de trois CD vient prolonger l’éclat d’une naissance sous les meilleurs auspices. Olivier Schneebeli dirige avec passion cet ensemble vocal d’excellence depuis 20 ans.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Royer, Pyrrhus, Les Enfants d’Apollon, dir. Michael Greenberg

    Natif de Turin, Pancrace Royer arriva à Paris en 1725 ; il occupa le poste de Maître de Musique de l’Opéra de 1730 à 1732, succédant à André Cardinal Destouches, puis prit la direction du Concert Spirituel en 1748, avant d’être nommé directeur et inspecteur de l’Opéra en 1753.

  • L’extraordinaire aventure de la porcelaine française au XVIIIème siècle

    Objet de luxe , la porcelaine était importée en Europe depuis au moins la Renaissance (les voyages de Marco Polo...) en provenance du Céleste Empire ; son transport, long et périlleux, en renchérissait considérablement la valeur. Avec Bernard Palissy, les Européens avaient tenté sans succès de percer le secret de la porcelaine. Au XVIIIème siècle un flux commercial considérable en provenance de l'Extrême-Orient s'était instauré, qui fit notamment la fortune de la Compagnie des Indes...

  • Iceberg, droit devant !

    Marie-Antoinette et la chute de la monarchie française ont passionné les cinéastes, séduits par le tragique destin de l’Autrichienne, de sa futilité capricieuse à sa dignité retrouvée sur l’échafaud. Après la bonbonnière de Sofia Copola, rock-star adolescente en crise d’indépendance, Benoît Jacquot livre sa passionnante vision d’un naufrage programmé...

  • La rencontre des Grands Canaux…

    A ma droite, la lagune, son Grand Canal bordé de palais délicatement rongés par les eaux, balayés par le soleil, avec leurs délicates arcatures gothiques, assoupi dans la torpeur estivale. A ma gauche, l'autre Grand Canal, illusion rectiligne alors que la perspective est forcé, vaste trait, point d'orgue glorieux du domaine d'Apollon, croisement qui permet sur des barquettes, gondoles et vaisseaux de guerre...

  • Entre tradition assumée et modernité triomphante

    Dans la lignée des publications du Centre de Musique baroque de Versailles et de l’éditeur belge Mardaga, c'est un ouvrage fort didactique que nous livre Benoît Dratwicki sur Antoine Dauvergne, à la fois instrumentiste (il débuta comme violoniste à la Chambre du Roy), compositeur, responsable à trois reprises des destinées de l'Académie Royale de Musique, sans oublier son passage à la tête du Concert Spirituel où il succéda à Mondonville...

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Jérôme de la Gorce, directeur de recherche au CNRS, et Pierre Jugie, conservateur en chef à la section ancienne des Archives Nationales

    Entretien avec Jérôme de la Gorce, directeur de recherche au CNRS, et Pierre Jugie, conservateur en chef à la section ancienne des Archives Nationales, commissaires de l’exposition Dans l’Atelier des Menus-Plaisirs du Roi...

  • Les Menus Plaisirs du Roi…et le nôtre !

    Les Archives Nationales nous gratifient jusqu'au 24 avril d'une magnifique exposition intitulée "Dans l'atelier des Menus Plaisirs du Roi - Spectacles, fêtes et cérémonies aux XVIIème et XVIIIème siècles". Il s'agit d'un magnifique témoignage couvrant la période baroque, et particulièrement l'opéra et le ballet baroques, même si le dernier volet, consacré aux pompes funèbres, est un peu plus éloigné de nos préoccupations musicales...

  • Un Jacques-Ange Gabriel passe…

    Assurément, voici un bel ouvrage, à la facture soignée, qui paraît pour célébrer la réouverture de l'Opéra royal après sa restauration. On soupèse cet in-folio à la couverture cartonnée illustrée d'une belle contre-plongée, sa jaquette transparente sur laquelle apparaît le titre, l'épaisse texture du papier. Cet Opéra royal de Versailles s'avère de ces ouvrages que l'on prend plaisir à saisir et à feuilleter, à laisser traîner sur une console...

  • "Il aime la musique & s’y connoît" (J.-L. Lecerf de la Viéville)

    Le Prince et la musique : sous ce titre qui présente le Grand Louis sous les traits d’un Prince mécène de la Renaissance, et qui n’est pas sans rappeler celui de l’étude de Philippe Beaussant, Le Roi artiste (Payot, 1999), l’ouvrage dirigé par Jean Duron, chercheur au Centre de musique baroque de Versailles et directeur dudit Centre, analyse les passions musicales d’un roi dont l’omniprésence sur tous les fronts de l’art et de l’architecture n’est pas uniquement imputable au goût...

  • Le Poète des Grâces

    Voici bien des années que Buford Norman, professeur retraité de l'Université de Caroline du Sud, s'intéresse à la littérature et au théâtre du Grand Siècle et que ses recherches l'ont conduit à examiner les rapports entre la musique et les lettres au XVIIème siècle. Parmi ses articles sur Quinault, les mélomanes se souviennent du court essai qui accompagnait le livret de l'Alceste de Lully par Jean-Claude Malgoire (Astrée), d'autres ont parcouru ses éditions critiques de Quinault...

  • Publié dans : Actualités - Edito
    L’Hiver a beau s’armer de glace et de frimas

    ... Lorsqu'il vous plaît de vaincre, il ne vous retient pas écrivait ce poète courtisan qui avait à se faire pardonner ses années de Fronde qu'était Quinault (dédicace au Roy d'Alceste, 1674). Alors voici bientôt venir ce vieillard menaçant et grelotant, cette saison ingrate qui inspire à Vivaldi le clapotis de la pluie, le souffle du vent et la cheminée salvatrice, décharne les arbres, qui nous donne l'exil d'Io en terres glaciales face au célèbre chœur des Trembleurs d'Isis de Lully.

  • Publié dans : Actualités - Edito
    Des bosquets très lullystes

    Les transats alanguis se sont rangés à regret dans leurs remises, et les tenues légères vont peu à peu laisser place à l'habit d'automne. Avant que la nature ne se dépouille en jetant bas les arbres et les ornements dans un tourbillon virevoltant, nous nous sommes rendus à dix-huit lieues de Paris, dans ce qui n'était qu'une terre marécageuse dotée de noms comme "l'étang puant" qui font tout le charme de la science de la toponymie. En bref, notre Muse se rendit à la cour, et se présenta à la suite du royal cortège pour l'habituelle promenade postprandiale des jardins.

  • La musique, soleil du règne de Louis XIV

    Après Louis XIII, poursuivons notre chronique de la savante série éditée par Mardaga pour le compte du Centre de Musique Baroque de Versailles, avec l'ouvrage consacré à la musique au temps de Louis XIV. La courte introduction de Jean Duron restitue d'entrée le contexte complexe et les exigences de la musique à l'époque du Roi-Soleil. Rarement dans son histoire la musique aura été autant liée au pouvoir...

  • "On m’appelle Louis le Juste, monsieur de Tréville, et tout à l’heure, tout à l’heure nous verrons." (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires)

    Jean Duron, directeur de la recherche au Centre de Musique Baroque de Versailles, a réuni pour le plus grand plaisir des musiciens et amateurs de musique baroque plusieurs séries de textes écrits par des auteurs spécialistes dans des disciplines variées (musique, danse, scénographie, histoire et histoire de l'art...). Chaque série de textes est regroupée dans un ouvrage Regards sur la musique...

  • Publié dans : Actualités - Edito
    Un Sapin à Versailles

    J'avais songé pour l'éditorial de Noël à une prose leste accompagnée d'illustrations appétissantes. Le bandeau de Noël et cette pin-up censée remplacer le frontispice habituel reflètent ce choix. Pourtant, lors du dernier déjeuner de rédaction, des voix se sont faites entendre (vive la démocratie baroque !), selon lesquelles la Muse Baroque ne devait pas se transformer en un lieu de débauche et de stupre où, alanguis sur de confortables sofas, les jeunes rédacteurs et rédactrices échangeraient des sourires entendus...