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  • Largo sur la lagune

    L'œuvre instrumental d'Albinoni est paradoxalement aussi célèbre que mal compris. La faute à cet Adagio sirupeux qu'on lui prête et qui est en réalité issu de la plume du musicologue Remo Giazotto s'inspirant d’un fragment de basse continue dudit Albinoni.

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Jaap Schröder, violoniste baroque et directeur musical du Skalholt Quartet

    Notre rédacteur Pedro-Octavio Diaz, bien connu de nos lecteurs, a fait le Mur l'an dernier. Nous vous l'avions caché, attendant une occasion particulière, un concert, un anniversaire, une distinction. Et puis, finalement, un beau jour d'août, alors qu'il faut encore patienter deux longues années avant de célébrer les 90 ans de ce pionnier à l'archet toujours vif, nous avons décidé de nous confier ces quelques lignes issues d'un dialogue avec l'un des pionniers du mouvement baroque...

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Sigiswald Kuijken, violoniste

    Entretien avec Sigiswald Kuijken, violoniste, directeur musical de La Petite Bande, et de Sara Kuijken, violoniste. Muse Baroque : vous avez choisi de jouer ce soir les quatre Ouvertures de Bach. Pour être un petit peu provocateur, ne s’agit-il pas avec cette succession de danses à la française d’une des œuvres les plus curiales et les plus convenues du compositeur ?

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Hélène Schmitt, violoniste baroque

    Entretien avec Hélène Schmitt, violoniste baroque. L'entretien n'était pas vraiement prévu... ou presque. Et voici que par la magie festivalière, ce concentré d'humanité musicale en un lieu si restreint, nous voici avec Hélène Schmitt pour rester ensemble dans les cordes. Bien entendu.

  • Un enregistrement pour l’Homme et pour toujours

    Il est des enregistrements que l’on attend depuis longtemps sans le savoir vraiment. Celui que nous offre, et le mot est exact, Amandine Beyer est bouleversant. Tout baroqueux connaît cette élève brillante de Chiara Bianchini, et tout amoureux de la musique va à présent aimer cette artiste rare.

  • « L’ayant fait passer dans plusieurs cours, il a passé icy en revenant de Londres, & il a eu l’honneur de jouer du violon devant le Roy, & devant toute la Cour… » (Le Mercure Galant, décembre 1682)

    Gunar Letzbor est l'un de ces musiciens à l'exigence musicale et intellectuelle intransigeante, Chevalier de l'archet, Défenseur du violon seul et orphelin, le Paladin errant poursuit sa quête sinueuse des Sonates et Partitas de Bach, épreuve ultime selon lui, après avoir passé par les rudes et mystiques des Sonates du Rosaire et l'Artificiosus Concentus pro Camera de Vilsmayrs (tous deux chez Arcana).

  • "Ich habe genug"
    31
    déc
    2010
    Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    "Ich habe genug"

    La ravissante Hilary Hahn s'était déjà illustrée chez Bach dans quelques périlleuses Sonates et Partitas (Sony), qui bien que stylistiquement hors-ton pour nos baroqueuses exigences, s'étaient avérées tout à fait convaincantes. Hélas, cette nouvelle parution, récital d'airs issus de cantates sacrées et profanes, de la Messe en si et de la Passion selon Saint-Mathieu se révèle de ces enregistrements sur lesquels l'on préfèrera ne pas s'attarder.

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Fabio Biondi, violoniste

    Entretien avec Fabio Biondi, violoniste et directeur musical d'Europa Galante. L'une de nos consœurs d'Outre-Rhin ayant été trop bavarde, nous voici devant Fabio Biondi 30 minutes à peine avant le début du concert. Assis sur un gros fauteuil en cuir noir orné de clous dorés, le grand violoniste et chef paraît un brin las, et touché par la maladie qui a atteint le premier violoncelliste d'Europa Galante, à qui sera dédié l'un des bis les plus émouvants de la représentation. Nous échangeons quelques mots, sur le ton de la confidence, Biondi dans un français parfait et très légèrement chantant. Sur la table, à côté, négligemment reposé dans sa boîte, son violon Goffredo Cappa l'attend.

  • Ecrin de virtuosité pour Bach

    Composées aux alentours de 1720, les sonates et partitas pour violon seul de Johann Sebastian Bach requièrent, comme la plupart des œuvres pour instrument solo, une grande virtuosité, poussant l’interprète à explorer et exploiter les moindres possibilités techniques que lui offre son instrument.

  • Les Cordes en Boyau

    A l'époque baroque, les cordes sont faites en boyau de mouton. Cela leur confère une sonorité très particulière grinçante voire aigre mais aussi ronde et chaude à la fois. L'assurance des doigts de la main gauche doit être plus forte sur une corde en boyau mais le contact est plus facile à maintenir.

  • En voilà un qui ne manque pas d’air !

    Pour les baroqueux que nous sommes, voici un disque qui, de prime abord, attire la méfiance : une jaquette accrocheuse, un titre aguicheur, un artiste confirmé mais point nourri du sérail des cordes en boyaux depuis sa plus tendre enfance. Ajoutons à ces éléments suspects la présence de tubes, avec l’air de la Suite pour orchestre n°3 de Bach, le Canon de Pachelbel (mais bien complet car flanqué de sa Gigue) une transcription pour violon de la Sarabande de Haendel, désormais célèbre depuis le non moins fameux Barry Lindon...

  • L’Italie à Madrid

    Octobre 2009. Voici un CD élégant et rare, qui en étonnera plus d'un. Car si Juan de Ledesma est bien originaire de la péninsule (la grosse péninsule du Couchant), c'est du côté de l'Italie, et notamment de Naples que se tournent ses regards. En effet, les alliances matrimoniales des Bourbons d'Espagne conduisirent à la venue de musiciens italiens, tels Farinelli lui-même.

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Sigiswald Kuijken, violoniste baroque

    Entretien avec Sigiswald Kuijken, violoniste baroque et directeur musical de La Petite Bande. Le pionnier de la restitution musicale baroque était à Nantes pour le 25ème anniversaire du Printemps des Arts de Nantes. C'est en sortant de sa remarquable prestation des Quatuors opus 76 de Haydn avec le Quatuor Kuijken qu'il nous a accordé un entretien dans la librairie du Musée des Beaux-Arts. Nous avons été touchés par la sincérité et la spontanéité de ses propos qui ressemblent à l'approche de la musique que Sigiswald Kuijken nous a permis de redécouvrir...

  • Toilettage réussi de concertos mille fois interprétés, dévoilement d’œuvres encore méconnues…

    Après le décapant Harnoncourt (Teldec), les échevelés Italiens (les deux versions de Biondi ou Il Giardino Armonico), revoici les Quatre Saisons, encooore les Quatre Saisons... ? La violoniste Amandine Beyer, responsable de cette nouvelle relecture, concède elle-même que cette œuvre fut l’une des plus enregistrées de Vivaldi...

  • Star wars : a new Hope

    On nous pardonnera le jeu de mot facile et de bas étage. Mais à l'instant où nous prononçons le nom de Daniel Hope, nous imaginons déjà une partie de nos lecteurs, la bouche en cœur, soulevant un sourcil étonné à l'idée de trouver ici ce violoniste talentueux, élève de Menuhin, bien plus célèbre pour ses incursions chez Beethoven ou Mendelssohn que dans la Sérénissime du Prêtre Roux.

  • Le triomphe de la jeunesse

    Encore des concertos pour violon de Vivaldi !, vous direz-vous. Il est vrai que la Prêtre Roux fut un compositeur si prolifique et si cohérent dans son style que rien ne ressemble apparemment plus à un concerto pour violon vivaldien qu'un des Les mauvaises langues, déjà à l'époque, ricanaient de cette constance qui virait à la production de masse et à la re-utilisation de segments mélodiques jusqu'à ce qu'ils s'usent jusqu'à la trame.

  • Janine ou l’archet qui brille

    Il y a quelque chose de lumineux et de gai dans l'archet (moderne) et le violon de Janine Jensen. Une clarté et une précision paradoxalement mêlées de laisser-aller, comme si l'artiste s'apercevait avec surprise que sa lecture était conforme à ses pensées. Le timbre est transparent sans être totalement lisse, les articulations bien choisies.

  • Le Crépuscule des Dieux

    Oh là là ! A la première écoute, on se demande si c'est bien Monica Huggett qui joue : elle que l'on a connu si légère avec Ton Koopman, radieuse avec Manfredo Kraemer... La violoniste traverserait-elle une crise de déprime ?

  • Un violon haute couture

    La Cetra (La Cène) est un recueil de concertos pour violon moins célèbre que l'opus précédent Il Cimento dell'armoni e dell'invenzione (celui qui contient Les Quatre Saisons), et moins audacieux que l'Estro Armonico opus 3.

  • Un archet bondissant

    Oui, on les a entendu mille fois, ces concertos pour violons de Bach. 1043, le concerto pour 2 violons, 1041 et 1042, les deux autres concertos pour violon seul. Ah, 1060 ? Il s'agit de la reconstitution hasardeuse d'une œuvre disparue que l'on connaît par sa transcription pour clavecin. De quoi remplir décemment le timing du disque.

  • La redécouverte de Francoeur

    Cet enregistrement est particulier à plus d'un titre : d'une part, il permit de faire redécouvrir l'œuvre de François Francoeur, compositeur de talent à la croisée de Corelli, Montéclair et Leclair ; d'autre part, on retrouve encore au sein de l'Ensemble Ausonia la regrettée Sophie Watillon...

  • Avoir un quatre à sec

    Les œuvres sont belles, on y sent l'Italie et sa lumière, ses charmes et ses sourires. Hélas, Reinhardt Goebel arrive avec son habituelle précision, et sa légendaire sécheresse. Les aqueducs se bouchent, les fleurs se fanent, le soleil disparaît.

  • Une élégance virtuose

    Ah, quel séducteur que ce Fabio Biondi, malgré une photo de jeunesse peu réussie dans le livret ! D'accord, le violon sonne un peu maigrelet dans les aigus, mais la douceur du phrasé, la facilité dans les ornements, le caractère spontané et volontaire du jeu du violoniste forcent toujours l'admiration.