Close

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Ampleur, fraîcheur, spontanéité (Simone Kermes & Concerto Köln – Arsenal de Metz, 31/01/2015)

    Metz, la Belle, se couvre d’un blanc manteau. Imaginez ce paysage enneigé où les flocons tombent avec grâce. Le silence s’installe, la quiétude y règne comme dans le célèbre tableau La Pie de Claude Monet. Cette pie, qui posée là sur un portail dans ce décor immaculé de blanc, peut figurer une note sur une portée…

  • Vivaldi & Corelli : goûts réunis en coffret (Gli Incogniti, Amandine Beyer, Zig-Zag Territoires)

    Les trois séries de concertos publiées respectivement en 2008 (les Quatre Saisons), 2012 (Nuova Stagioneen 2013 (Concerti Grossi) sont regroupées ici en un coffret de 4 CD, sous la thématique de Vivaldi et Corelli. Rien de plus réjouissant que de pouvoir écouter, concentrées, ces magnifiques musiques avec l’une des interprétations qui existent en enregistrement.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Les divins poèmes de la douleur (Sabadus, Engeltjes, Il Pomo d’Oro – Salle Gaveau, 26/11/2014)

    La Salle Gaveau donnait un très bel aperçu des œuvres religieuses de la première moitié du XVIIIème siècle parmi les plus appréciées du public : le Stabat Mater de Pergolèse et le Nisi Dominus de Vivaldi. Bien que ces oeuvres sont régulièrement jouées, cette soirée était l’occasion de découvrir une nouvelle interprétation par deux jeunes contreténors à la colorature différente accompagnés par l’ensemble Il Pomo d’Oro.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Triomphe de l’art : Julia Lezhneva, Il Pomo d’Oro (Théâtre des Champs Elysées, Paris, 15 /11/2014)

    Il y avait longtemps que je n’avais pas entendu une telle pureté dans le son d’un violon me suis-je dit alors que s’élevaient les premières notes du Concerto pour violon en si bémol majeur de Telemann. Dirigé par Dmitry Sinkovsky, également premier violon, l’attaque du concerto était précise et nette et la technique parfaitement maitrisée.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Un nouvel horizon ? (Vivaldi, Pieta, Jaroussky, Ensemble Artaserse – Erato)

    La voix de contre-ténor suscite bien des questions. Elle peut émouvoir et troubler mais elle peut aussi heurter et surprendre. Voix fascinante par excellence, elle entretient ou fait entretenir dans l’esprit humain le mystère et surtout les fantasmes…

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    L’imagination et l’âme (Imaginarium, Enrico Onofri – Ambronay, 20/09/2014)

    Quel contraste ! Entre cet homme si mince, d’apparence fragile, au sourire jeune mais un peu timide, et le violoniste virtuose débordant de verve et d’énergie, dont le regard de glace vive reflète, lorsqu’il joue, l’animation de son âme ! Enrico Onofri a prouvé ce soir sa maestria absolue du violon baroque, particulièrement manifeste dans l’Opus VIII d’Antonio Vivaldi.

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    La belle étoile (Porpora il maestro, Fagioli, Ambronay, 14/09/2014)

    Ambronay a ces moments magiques ou des rencontres se font, ou des relations se tissent et des retrouvailles s’accomplissent en un week-end. Depuis près de 4 ans, Franco Fagioli fait parler de lui et c’est la première fois que le Festival d’Ambronay l’invite pour un récital solo. En effet ce sont des premières comme celle-ci qui ont caractérisées Ambronay depuis sa création.

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    Le séduisant Valer… (Il Pomo d’Oro, Barna-Sabadus, Froville, 11/07/14)

    Pour la seconde fois cette année, l’église romane de Froville accueille en son sein l’ensemble Il Pomo d’Oro. Fondé en 2012, Il Pomo d’Oro s’est rapidement imposé comme ensemble de renommée internationale (Paris, Munich, Londres, Barcelone, Genève). L’ensemble tire son nom d’un opéra d’Antonio Cesti composé en l’honneur du mariage de l’empereur d’Autriche Léoplod Ier avec Margarita Teresa d’Espagne à Vienne en 1666.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Flamboyant (Vivaldi – Opera arias – Hammarström, Concerto de’ Cavalieri, Di Lisa – DHM)

    C'est un enregistrement en forme de concert que nous propose le Concerto de' Cavalieri dans son dernier enregistrement, dans lequel des pièces orchestrales encadrent des airs regroupés en deux parties. Ces derniers puisent à la fois dans de grands classiques du Prêtre Roux (les deux airs d'Orlando Furioso), d'autres moins connus (en particulier ceux du rare Teuzzone)...

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    La jeunesse comme maître mot… (Le Palais Royal, Sarcos – Festival de Froville – 30/05/2014)

    La jeunesse sera bel et bien le fil conducteur de cette soirée comme vous pourrez vous en rendre compte tout au long de ce concert. Festif, chaleureux, exigeant : c’est ainsi que le chef d’orchestre Jean-Philippe Sarcos définit son ensemble Le Palais royal, qui réunit en son sein des instruments anciens et un chœur, ce soir, en l’occurrence un duo soprano/contre-alto.

  • Publié dans : Dossiers - Partitions
    Antonio Vivaldi (1678-1741)

    Les Quatre Saisons, concertos n°1 à 4 pour violon et orchestre opus 8 + sonnets (1,71 Mo) Cantate Les Quatre Saisons « Cessate, omai cessate » pour alto et instruments RV 684 (466 Ko) Arsilda, regina di Ponto, RV 700, opéra en trois actes, créé au Teatro San Angelo de Venise, le 27 octobre 1716 (2,20 Mo, fac-similé de l’exemplaire de Bibliothèque de Dresde)

  • Jubilate
    12
    jan
    2014
    Jubilate

    Mea culpa Julia. Nous avons laissé de côté cette parution, sur un coin d'étagère, après une première écoute très partielle qui ne nous avait pas convaincus, en particulier l'ouverture du disque, avec les rodomontades nerveuses et excitantes mais bien vaines du "In Furore", dévalant les doubles croches avec boulimie. Ca remue, ça secoue, mais une certaine fatuité superficielle nous a rebutés.

  • Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    En tête de gondole

    Pour ce concert de clôture de la 28ème édition du Festival, nous nous retrouvons à l'Eglise Notre-Dame dont la façade en arc de triomphe rénovée au XVIIIème abrite un vaisseau à la remarquable acoustique. Le programme de ce voyage en Italie nous était connu, puisqu'il correspond exactement à celui du disque publié récemment chez Alpha et dont nous avions fait paraître la critique.

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Bien sûr, ce n’est pas la Seine

    Dans le cadre de son cycle consacré aux fleuves, la Cité de la Musique offrait l'autre soir un programme consacré à la Seine, vue de France et d'Italie, à travers des œuvres du rare Colin de Blamont, et du plus illustre Vivaldi (mais dont la sérénade La Senna festeggiante ne figure pas au palmarès des morceaux les plus connus du Prêtre Roux...).

  • Tito Manlio
    6
    oct
    2013
    Publié dans : Concerts - Critiques - Festivals
    Tito Manlio

    Faisant montre de cette curiosité qui caractérise le Festival d’Ambronay, Alain Brunet invite pour cette édition le brillant orchestre Concerto de’ Cavalieri de Rome pour une recréation unique, celle du Tito Manlio de 1720, signé de trois noms : Giovanni Giorgi, Gaetano Boni et Antonio Vivaldi...

  • De derrière les fagotto

    En 2009, l'ensemble Zefiro nous avait gratifié d'un superbe enregistrement, coloré et précieux, des concertos vivaldiens pour hautbois (Naïve) doté d'un casting de rêve parmi lequel on retrouvait Manfredo Kraemer, Pablo Valetti, Lorenz Duftschmid, Rolf Lislevand ou Pierre Hantaï.

  • Etre ou ne pas être harmonique

    L'Estro armonico... Une énigme et un mythe. Pourquoi le bien établi éditeur Estienne Roger d'Amsterdam accepta t-il d'éditer à sa charge des concertos pour violon d'un jeune compositeur italien inconnu, 200 pages de superbe musique gravée, en 1711, répartie en 12 concertos, au nombre de solistes décroissant de 4 à un seul...

  • L’art de faire briller les cuivres

    Le Prete Rosso est à l’honneur pour ce premier volume consacré à l’orchestre de Dresde, formation fameuse à l’époque, l'ensemble le plus parfait selon Rousseau dans son Dictionnaire de Musique, célèbre notamment pour la rutilance de ses cuivres et la présence de ses bois, doté d’une personnalité fortement affirmée, à la fois de par son instrumentarium et ses effectifs.

  • Vroum !
    3
    juin
    2013
    Vroum !

    A l’opposé de la vision fourmillante et martiale d'Alessis Kossenko (Alpha), ce "Vivaldi con moto" - dont on aurait pu craindre le pire devant un titre à l'humour bon enfant, l'indication "con moto" i.e. avec mouvement, étant prise à la lettre avec une jaquette où l'on voit Carmignola chevauchant son deux-roues - s’avère exemplaire.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Beaucoup de bruit pour rien

    La production de Max Emanuel Cencic est particulièrement abondante ces derniers mois, avec les enregistrements des intégrales d'Artaserse (Virgin Classics) et d'Alessandro (Decca) sortis fin 2012, accompagnés de nombreuses représentations, et alors que résonnait encore le succès de ses Duetti avec Philippe Jaroussky parus en début d'année

  • Fantasmi
    15
    mar
    2013
    Fantasmi

    Alors que nous déballons ce digipack à l’allure doucement orangée qui fera pendant avec le remarquable enregistrement précédent consacrée aux concertos pour flûte à bec de Haendel (Musiques à la Chabotterie), nous voyons déjà les détracteurs de toute sorte s’esclaffer devant une énième mouture des tubes que constituent la Tempesta di Mare, Il Giardellino ou encore la Notte...

  • Publié dans : Concerts - Critiques
    Le Capitole s’enflamme pour la sublime Joyce di Donato en souveraine absolue

    Et si Joyce Di Donato était devenue la plus grande diva ? Si vraiment elle brillait bien au-dessus de ses consœurs mezzo et même soprano ? Le CD Drama Queens (Virgin Classics) nous avait enchanté et nous l' avions écrit. Impossible de réécrire tout le bien que nous pensons de cette technique souveraine,...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Vivaldi le Viennois

    Cherchant à relancer sa carrière sous de nouveaux cieux, Antonio Vivaldi quittait en mai 1740 la Lagune pour Vienne, où il comptait de nombreux protecteurs, et pouvait s'enorgueillir de la faveur de l'Empereur Charles VI. Il emportait avec lui ses dernières partitions, dont celle de l'Oracolo in Messenia, créé en 1738 au Teatro s. Angelo.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Une exploration magistrale des opéras du Prêtre Roux

    Après un récital fort réussi d’airs d’opéras du Prêtre Roux des mezzos Magdalena Kožená (Archiv) ou Vivica Genaux (Virgin), sans compter la controversée Sonia Prina (Naïve) il y a quelques temps, voici un nouveau pendant dans le registre de soprano par Roberta Invernizzi.

  • La joie même
    31
    déc
    2011
    La joie même

    Amandine Beyer nous l'avait promis, ces concerti sont la joie même. La merveilleuse violoniste qui dans l'ascèse la plus haute sait dialoguer avec les âmes à travers celle de son violon (sonates et partitas de Bach pour l'éternité), celle qui a réunit des musiciens de la même sensibilité musicale (Gli Incogniti) et a su recréer avec eux les Quatre saisons de Vivaldi (ZZT) que tant nous avaient gâchées, ne pouvait pas nous mentir.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Festival pour deux contre-ténors

    A côté des prestigieuses (mais coûteuses !) créations d'opéras, l'Italie baroque connut un foisonnement de cantates profanes et duos de chambre, émanant souvent des mêmes compositeurs. Qu'on en juge : plus de trois cents cantates de chambre pour le seul Bononcini, et plus de sept cents à l'actif du maestro Scarlatti !

  • « Je cherche l’or du temps » (André Breton)

    Nous avions passé sous silence le premier volume de ce diptyque, paru en 2010. Cette discrétion coupable est désormais réparée avec les louanges relatives à ce second volet, d’autant plus que les concertos baroques pour basson ne sont guère légion si l’on exclut Boismortier.

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Bruno Cocset, violoncelliste

    Entretien avec Bruno Cocset, violoncelliste, directeur musical des Basses Réunies. Le voici, debout, le regard lointain, une valise à ses côtés, drapé dans un imperméable à la manière d'un lieutenant de police new-yorkaise blasé. Nous traversons les salons bondés d'une célèbre brasserie bourrée de stucs et tableaux 1900, classée à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis 1972, finissons par nous caler dans deux profonds fauteuils.

  • La rencontre des Grands Canaux…

    A ma droite, la lagune, son Grand Canal bordé de palais délicatement rongés par les eaux, balayés par le soleil, avec leurs délicates arcatures gothiques, assoupi dans la torpeur estivale. A ma gauche, l'autre Grand Canal, illusion rectiligne alors que la perspective est forcé, vaste trait, point d'orgue glorieux du domaine d'Apollon, croisement qui permet sur des barquettes, gondoles et vaisseaux de guerre...

  • Publié dans : Dossiers - Interviews
    Entretien avec Max Emanuel Cencic, contre-ténor

    Entretien avec Max Emanuel Cencic, contre-ténor. Quelques moments avant son entrée sur la scène néo-classique de l'opéra de Nancy - qui bien qu'inauguré en 1919 n'en respecte pas moins le style baroque de la Place Stanislas - Max Emanuel Cencic - que nos lecteurs ont l'habitude de trouver sur nos pages au gré de nos recensions - Max Emanuel Cencic, donc, a accepté avec naturel de répondre à quelques questions, lors d'un face à face aussi agréable que frustrant, tant nous aurions aimé approfondir la discussion. Partie remise ?

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Un chef d’œuvre de Ferrare à Lugano

    C’est probablement au cours d’un séjour à Rome en 1724, à l’occasion de la représentation de son opéra Tigrane au Teatro Capranica, que Vivaldi découvrit le livret que son compatriote Lucchini avait mis à disposition du compositeur napolitain Leonardo Vinci, qui allait devenir l’un des principaux rivaux du Prete Rosso sur les scènes mêmes de la cité des Doges.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Les ors vivaldiens de Vicence

    Ottone in villa, créé le 17 mai 1713 à Vicence, est le premier opéra officiellement composé par le Prete Rosso, à l'âge de 35 ans. En réalité, Vivaldi avait approché l'univers de l'opéra en tant que retoucheur de partition, et probablement déjà composé pour le compte d'autres compositeurs lyriques...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    “Armide enfin lève les yeux… »

    Il est intéressant parfois, quand on aime le répertoire baroque, de s'arrêter un peu sur le merveilleux et la magie dans cet art qui nous passionne. Si la présence des scènes de démons, des destructions massives de cités entières, les tempêtes et la magie sont des poncifs de l'opéra de l'âge moderne, le personnage de l'enchanteresse plus que sorcière est essentiel au monde musical baroque.

  • Gracieuses mais froides comme un printemps anglais…

    ... voilà l’impression que laissent, au bout de plus de deux heures d’écoute, ces Douze Sonates dites de Manchester redécouvertes relativement récemment dans les collections de la Bibliothèque Centrale de Manchester.

  • Munificence de la musique mais prise de son fautive

    Leonardo Garcia Alarcon signe ici un bien joli projet qu’il a lui-même concocté avec art. Puisant dans la munificente production sacrée de Vivaldi il a agencé divers motets pour créer des Vêpres en l’honneur de Saint-Marc, patron de la Sérénissime. En cette fin de XVII° et début du XVIII° siècle les églises, salons, théâtres et palais de Venise bruissaient de musiques aussi riches que variées. Vivaldi n’était pas en reste.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    “Le neuvième travail consista à rapporter la ceinture d’Hippolyté… » Apollodore, II, 5, 9.

    Rome est pour nous actuellement le siège immuable de l'antiquité impériale et de la pourpre pontificale si ce n'est aussi les bacchanales nocturnes et aquatiques d'Anita Eckberg sous la lunette immortelle de Federico Fellini. Outre les sursauts du feuilleton Berlusconien ou bien la magnificence des fontaines et des palazzi, Rome porte en elle l'héritage de sa couronne de capitale du Baroque.

  • Exquis, mais un peu creux

    L'adagio de la sonate RV 53 qui ouvre le disque laisse entrevoir des promesses qui ne sont que partiellement tenues. Le hautbois virtuose et très grainé de Paul Goodwin sculpte chaque note sur un motif de basse martelé avec vigueur, accentuant avec franchise l'acuité d'un drame qui guette chaque mesure, et où la tension d'un ciel d'orage est palpable.

  • Déception
    3
    mai
    2010
    Déception

    Ce disque historique regroupe deux enregistrements bien distincts consacrés tous deux aux cantates italiennes pour alto du début du XVIIIème siècle. Hélas, l’on aura connu des mets jacobsiens bien plus digestes.

  • Glorieux
    31
    déc
    2009
    Glorieux

    Contrairement à toutes les règles de l'écriture à suspens, nous pouvons affirmer dès à présent que cette nouvelle version du sacro-saint Gloria de Vivaldi se hisse sans peine parmi les lauréats actuels de la discographie. On y trouve en effet une urgence dramatique, un dynamisme farouche et menaçant, une beauté élégiaque tout à fait sublimes...

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    « L’art d’utiliser le feu »

    Voici une période faste pour les vivaldiens, puisqu'après le magnifique récital de Magdalena Kozena (Archiv), vient celui de Vivica Genaux, à l'interprétation plus extravertie et (encore plus) spectaculaire. Depuis Prométhée, le feu a obsédé l'imaginaire humain, un élément incontrôlable, fougueux, irascible mais réconfortant et beau.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Récital
    Une exploration magistrale des opéras du Prêtre Roux

    Compositeur prolifique d'œuvres instrumentales, Antonio Vivaldi se flattait également (sans doute avec un peu d'exagération...) d'avoir écrit près d'une centaine d'opéras ! Moins d'une trentaine nous sont parvenus au moins partiellement, et comme il était d'usage à l'époque les productions nouvelles étaient parfois des compilations ou de simples remaniements d'œuvres antérieures.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Chronique d’une mort annoncée

    Quand le très sérieux Institut Antonio Vivaldi donna son satisfecit à la partition découverte par le claveciniste tchèque Ondrej Macek, les mélomanes vivaldovores furent hautement ravis par les promesses d'une œuvre totalement méconnue, d'une période tardive du prêtre roux. L'enregistrement à Prague de cette partition retrouvée dans la demeure familiale de Regensbourg des Princes Thurn und Taxis, fit trépigner d'impatience.

  • Ma, dove sta la stravaganza ?

    A la première écoute, deux réflexions viennent à l’esprit : Tiens, un Vivaldi où le soliste n’est pas le violon, mais en général la flûte à bec et C’est curieux, j’avais cru lire Stravaganza sur la pochette ; or, en fait d’extravagances, le rendu semble plutôt timide et adouci.

  • Bienvenue à Mullova

    D’abord, pour amener un sourire appréciateur sur les lèvres du Très Haut et Très Puissant Messire le Rédacteur en chef qui supervise ces lignes, un bon point : l’ensemble de ces six concertos est bien exécuté sur des instruments d’époque, aussi bien chez les deux solistes que pour le reste du Venice Baroque Orchertra.

  • Toucher la corde sensible

    Que dire de ces concertos pour violoncelle de Vivaldi, sinon qu'ils méritent amplement leur renommée ? Car voici le Prêtre Roux au sommet de son humanité et de son art, élégiaque et lyrique comme jamais dans ses Largo, fougueux dans ses Allegro, toujours à l'affut d'une mélodie aux contours amples et naturels.

  • Une religion encore bien « vivace »

    Dès les premières mesures, on reconnaît le style du Vivaldi alla Spinosi, mélange d'audace survitaminée et de clarté orchestrale. Le Nisi Dominus est ainsi projeté, sans crier gare, sur l'auditeur, qui titube devant les coloratures agiles de Philippe Jaroussky. Le timbre dénote comme à l'accoutumée une belle stabilité, des aigus posés, une agilité certaine dans les ornements.

  • Venise en héritage

    Il me faut passionner les gens pour la musique, tel est le credo d’Albrecht Mayer, qui a pris la direction du nouvel l'orchestre baroque New Seasons Ensemble (sur instruments d'époque), afin de livrer un récital de pièces choisies, écrites spécialement pour le hautbois ou le hautbois d’amour.

  • Publié dans : CD / DVD - Critiques - Opéra
    Un parfum d’épopée et de chevalerie

    En 1727, Vivaldi, rentré à Venise un an auparavant, est à la tête du Teatro Sant’Angelo au poste de directeur d’opéra. Galvanisé par plus d’une décennie pendant laquelle le succès ne lui a presque jamais fault, le compositeur se plonge avec frénésie dans le travail, rêvant de conquérir enfin l’admiration, l’estime - et les salons – du cercle très fermé des grandes familles de la Serenissima.

  • Toilettage réussi de concertos mille fois interprétés, dévoilement d’œuvres encore méconnues…

    Après le décapant Harnoncourt (Teldec), les échevelés Italiens (les deux versions de Biondi ou Il Giardino Armonico), revoici les Quatre Saisons, encooore les Quatre Saisons... ? La violoniste Amandine Beyer, responsable de cette nouvelle relecture, concède elle-même que cette œuvre fut l’une des plus enregistrées de Vivaldi...

  • Star wars : a new Hope

    On nous pardonnera le jeu de mot facile et de bas étage. Mais à l'instant où nous prononçons le nom de Daniel Hope, nous imaginons déjà une partie de nos lecteurs, la bouche en cœur, soulevant un sourcil étonné à l'idée de trouver ici ce violoniste talentueux, élève de Menuhin, bien plus célèbre pour ses incursions chez Beethoven ou Mendelssohn que dans la Sérénissime du Prêtre Roux.